Berbatov et Manchester United, l'amour mitigé ?
Quand on évoque les grands attaquants qui ont porté la mythique tunique des Red Devils, on pense tout de suite à Georges Best, Ruud Van Nistelrooy ou encore Wayne Rooney. Beaucoup moins à Dimitar Berbatov, arrivé en 2008 en provenance de Tottenham. Pourtant, le placide Bulgare a déjà inscrit la bagatelle de 55 buts en 143 matches sous le maillot rouge et blanc, un ratio plus qu'honorable quand on connait la qualité du milieu mancunien, capable lui aussi de faire la différence. A l'évidence, Berbatov n'arrive pas à se mettre Old Trafford et Ferguson dans la poche. Et pourtant, aux dernières nouvelles, le technicien écossais aurait proposé une prolongation à son attaquant. Que doit donc faire le Bulgare ? Rester dans l'ombre de Ronney et d'Hernandez, ou tenter un nouveau challenge, sachant que le Bayer Leverkusen s'est déjà positionné sur son cas ? Une chose est sûre : le temps presse pour le meilleur buteur de la saison dernière en Premier League.
1er Septembre 2008. Lors de la dernière heure du marché estival des transferts, Dimitar Berbatov est transféré de Tottenham à Manchester United pour la modique somme de 38 millions d'euros. Les observateurs sont sidérés par cette dépense exorbitante du club mancunien pour un joueur que l'on dit finalement assez banal. On parlera même de choix de substitution après l’échec du transfert de Benzema au sein des Red Devils. Pourtant, malgré une première saison difficile chez le tenant du titre en Premier League, Berbatov va petit à petit commencer à enfiler les buts, avec comme point d'orgue sa saison 2010-2011.
Une saison 2010-2011 exceptionnelle
L'année dernière, le Bulgare a presque réussi l'exploit d'éclipser Wayne Rooney au sein de l'équipe mancunienne. En effet, l'international anglais ne s'est vraiment manifesté que lors de ce fameux derby mancunien avec sa bicyclette qui restera longtemps dans les annales du football moderne. Berbatov n'a pas signé de but incroyable la saison dernière. Avec son profil à la Van Nistelrooy, il a plutôt joué à merveille le rôle de renard des surfaces pour écoeurer les défenses adverses. Jugez plutôt : un triplé contre Liverpool, un quintuplé contre Blackburn et encore un autre triplé contre Birmingham City. Il est certain que l'ancien Spurs est l'un des facteurs clés du 19e titre de champion d'Angleterre des Red Devils. Avec 21 buts lors de l'exercice 2010-2011, il a fini co-meilleur buteur du championnat avec Carlos Tevez. Une récompense pour celui qui n'a jamais cédé à la pression des critiques, et ceux malgré son adaptation difficile parmi la bande à Sir Alex Ferguson. Qui aurait pu penser que le technicien écossais se prive de ses services lors de la finale de la Ligue des Champions contre le FC Barcelone, au point de ne même pas l'inclure dans la feuille de match ? Personne. Pour Berbatov, il y aura un avant et un après Madrid.
L'affront de Madrid
Au vue de sa formidable saison, Berbatov aurait dû faire partie des mancuniens retenus pour affronter le Barça lors de la finale de la Ligue des Champions; Pourtant, ce n'est pas du banc de touche mais bien des tribunes que l'attaquant bulgare verra la défaite des siens face à la machine blaugrana (3-1). L'ancien Spurs s'est fait souiller comme un malpropre par Sir Alex, alors qu'il lui avait rendu plus qu'une fière chandelle tout au long de la saison. Un quiproquo invraisemblable, mais qui résume bien toute la carrière du natif de Blagoevgrad : Berbatov plantent des buts, mais n'est jamais remercié ni félicité à sa juste valeur (si l'on omet sa nomination dans l'équipe type de Premier League 2011). Madrid, temple des illusions perdues pour l'international Bulgare, qui pensait enfin avoir réussi à rentrer dans les petits papiers du vieux grigou écossais. Que nenni ! On comprend donc parfaitement les envies de départ du numéro 9 des Red Devils. Mais avant qu'il claque la porte (ce qui est loin d'être le cas selon les dernières rumeurs), il faut aussi comprendre pourquoi le joueur a vécu une telle situation. Et la réponse est limpide : Berbatov n'entre pas dans le moule mancunien des joueurs qui font rêver.
Moins clinquant que ses coéquipiers
Old Trafford est le theatre des rêves. En un éclair, Nani est capable de déposer son vis-à-vis, au même titre que Rooney est capable de décocher un missile qui fera trembler les filets adverses. Et Berbatov dans tout cela ? Il marque, sans bruit. L’efficacité n'est pas récompensé ces temps-ci du côté de Manchester United. Le Bulgare cire le banc depuis le début de saison, alors qu'il y a une semaine, il faisait encore parler la poudre en signant un triplé clinquant contre Wigan lors de la victoire 5-0 des coéquipiers de Ryan Giggs. Oui mais voilà, Berbatov n'aura jamais l'aura du légendaire gallois. Il ne fera jamais frémir l'enceinte mancunienne comme le fait Wayne Rooney ou encore Chicharito. Le Bulgare est condamné au rôle de second couteau alors qu'il plante plus que ses concurrents directs. Un comble ! Mais Manchester United a une image, et Berbatov ne colle décidément pas à cette image. Il n'est pas assez spectaculaire, pas assez extraverti, pas assez showman. Il est bien regrettable de penser que le football se résume à l’attitude d'un joueur sur le terrain et non à son habilité à faire ce qu'on lui a enseigné, c'est-à-dire marquer des buts. Las de cette ingratitude, Berbatov est à la croisée des chemins. A 30 ans, il sait que l'herbe se réduit petit à petit sous ses pieds.
Et maintenant ?
Le temps presse donc pour l'international bulgare, s'il veut enfin obtenir toute la reconnaissance qui lui est due. Trois solutions s'offrent à lui : la première serait de prolonger son aventure avec les Red Devils : le Daily Mail a en effet annoncé que Sir Alex allait proposer à son joueur une prolongation de contrat d'une année, sachant que les deux parties sont pour l'instant liés jusqu'en juin 2012. Mais à 31 ans, il serait bien difficile pour l'ancien Spurs de rebondir s'il fait encore banquette une année supplémentaire chez les champions d'Angleterre en titre. S'offre à lui l'option du retour aux sources : l'agent de Berbatov a confirmé qu'il y avait des contacts entre le Bayer Leverkusen et le joueur, sachant que ce dernier a déjà porté les couleurs du club allemand de 2001 à 2006. Dernière possibilité pour le Bulgare : tenter un tout autre challenge. Le PSG, qui s'est peu à peu effacé du dossier après une tentative avortée cet été, pourrait revenir à la charge si Berbatov n’envoie pas de signal positif aux Red Devils. Une chose est sûre : le mancunien doit faire le bon choix, sous peine d'éternellement coller à l'étiquette du second choix, malgré son habilité devant le but.
Bastien Rambert
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dimanche 1 janvier 2012
Le cas Dimitar Berbatov
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vendredi 14 octobre 2011
Absolufoot voit rouge avec .. Wayne Rooney !
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| Wayne Rooney |
Cela faisait longtemps que Wayne Rooney n'avait pas fait parler de lui. Le chien fou anglais, habitué des multiples frasques, a revu rouge contre le Monténégro samedi dernier lors des qualifications pour l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine. Une exclusion idiote, qui montre bien que l'avant centre des Red Devils n'en a pas fini avec ses mauvaises manies. Et avec lui, Absolufoot voit rouge !
Il y a des joueurs qui provoque presque l'unanimité à leur sujet. C'est le cas de Wayne Rooney. L'international anglais, à la frappe surpuissante, a de nombreux admirateurs sur la planète foot. Si sa vivacité et son repli défensif sont loués par les observateurs, on ne peut pas en dire de même sur sa conduite sur et en dehors du terrain. Pas besoin de dépoussiérer les archives pour donner de l'eau à mon moulin. Il suffit de regarder les images du match Monténégro-Angleterre: d'un geste d'humeur, Rooney balaye Dzudovic et laisse ses partenaires à 10. Pire, il manquera la phase de poule lors de l'Euro 2012. Tout le paradoxe Rooney est là: lorsque tout va bien, il est le prince d'Old Trafford. Dans le cas contraire, il redevient le bad boy d'Everton.
Sanguin jusqu'au bout des ongles
Sir Alex Ferguson avait l'oeil avisé lorsqu'il a réussi à arracher le jeune Rooney des rives de la Mersey. Mais il ne savait pas que son caractère explosif le suivrait aussi dans le théâtres des rêves. Flashback, nous sommes en 2006. Rooney "cramponne" Carvalho et se fait exclure en quart de finale de la Coupe du Monde. Décidément, L'anglais a le chic pour laisser ses partenaires dans la panade au pire moment. Encore une fois, Rooney, frustré de sa prestation, s'était vengé sur son vis-à-vis. Mais le mancunien s'illustre aussi dans d'autres domaines...
Monsieur Provocation
Rooney, c'est avant tout l'une des plus grandes gueules du foot. Troisième joueur le mieux payé au monde, il se permet de dépasser les bornes assez facilement, du fait de son statut assez protégé. Mais Rooney est finalement souvent obligé de retourner sa veste. Après le match nul de l'Angleterre contre l'Algérie, Rooney insulte les supporters britanniques, avant de se rétracter. Avril 2011: il signe un triplé contre West Ham United(4-2) et signe un de ces buts d'un magnifique doigt d'honneur. Encore une fois, il se rétracte. Rooney, mister provoc. Mais quel est l'intérêt ? La réponse est assez limpide: aucun !
Un besoin de faire parler de lui
Rooney ne veut pas passer inaperçu, c'est un fait. Mais c'est sur le terrain qu'il devrait se manifester. Son but contre City lors du dernier derby mancunien était tout bonnement époustouflant. Il faudrait qu'il redevienne ce Rooney. D'autant plus que son père et son cousin sont dans le collimateur de la police pour une histoire de paris truqués. L'ancien Toffes sera t-il sera faire tout petit pendant un temps ? Espérons car sinon, son nom risque d'être associé à un trublion instable, qui co-possède le record d'expulsion sous le maillot anglais, alors qu'aux dernières nouvelles, il est attaquant..
Bastien Rambert
samedi 13 août 2011
Manchester United au sommet de la Premier League
"Nobody does it better than Manchester United". Littéralement "Personne ne fait mieux que Manchester United", ce slogan résume parfaitement le parcours du club lors de ces dernières années que ce soit au niveau national ou lors des joutes européennes. Rien que sur les vingt dernières années, les "Red Devils" comme on les surnomme ont remporté 12 fois la Premier League, 4 League Cup, 11 FA Cup, 3 Ligue des Champions et une Coupe des Coupe appelée aujourd'hui Ligue Europa. Tous ces trophées placent les mancuniens au sommet de l'Angleterre et font d'eux le club le plus titré du royaume ainsi qu'un des clubs les plus importants sur la scène européenne et mondiale. On se souvient notamment de leur victoire en Ligue des Champions en 1999; une victoire 2-1 contre le Bayern Munich arrachée dans les dernières minutes avec des buts de Teddy Sheringham et de Olle Gunnar Solskjaer contre un but de Mario Basler pour les allemands. Mise a part ce palmarès pléthorique, le club a connu également des joueurs mythiques qui ont marqué et marqueront a jamais l'histoire du club tels que Sir Bobby Charlton, David Beckham ou encore notre frenchie Eric Cantona et j'en passe. Comment parler de ce club sans évoquer ces noms la ? Comment ne pas parler également de leur entraîneur Sir Alex Ferguson, à la tête de l'équipe depuis 25 ans et qui a tout gagné avec le club? Quoiqu'il en soit Manchester United reste plus qu'un simple club, c'est une attraction, une machine de marketing et toute la planète aura les yeux rivés sur le club à l'entame de la Premier League ce week-end.Une équipe quasi inchangée et un collectif bien rôdé
Fort de son succès contre le rival Manchester City lors du Community Shield, un succès 3-2 acquis dans les dernières minutes après avoir rattrapé un handicap de 2 buts, United s'apprête a démarrer le championnat avec le plein de confiance. D'autant plus que les mancuniens ont battu le grand Barcelone lors des matchs de préparation. Parlons de la préparation justement, les Red Devils sortent d'une bonne préparation avec essentiellement des victoires. Mais l'essentiel est que durant ces matchs amicaux on a pu voir une équipe se dégager, une équipe dans le fond similaire à l'an passé ou presque, c'est à dire celle qui l'a mené au titre de champion d'Angleterre et qui l'a hissé en finale de Ligue des Champions. Une équipe donc expérimentée ayant cette culture de la victoire mais surtout des joueurs qui désormais se connaissent et sont habitués à jouer ensemble. Les Ferdinand, Nani, Rooney ou encore l’infatigable Ryan Giggs sont toujours présents ce qui permet de conserver les automatismes déjà existants entre eux sur le terrain. Cette même équipe et ces mêmes joueurs vont donc essayer de défendre leur titre de champion et vont essayer de faire aussi bien voire mieux en Ligue des Champions autrement dit la victoire finale.
Un rajeunissement de l'effectif
United a du faire face à un triste constat: l'équipe devenait vieillissante voire même en fin de cycle. Et pour cause, deux joueurs emblématiques ont tiré leur révérence à l'épilogue de la saison précédente à savoir le gardien néerlandais Edwin Van Der Sar et Paul Scholes, le milieu anglais. De plus, les joueurs restants se font vieux également. C'est le cas notamment du gallois Ryan Giggs, 37 ans qui jouera certainement sa dernière saison ou d'un Rio Ferdinand qui commence à être sur les rotules. Avec la perte de ces joueurs, le club tourne là certainement une page de son histoire. Il faut donc commencer dès maintenant à préparer l'avenir en achetant des joueurs en vue de cette optique. Chose faite avec les signatures du jeune mais prometteur gardien de l'Athletico Madrid David De Gea (20 ans), du défenseur de Blackburn Phil Jones (19 ans) et du milieu de terrain d'Aston Villa Ashley Young (26 ans). Trois joueurs à l'avenir prometteur donc sans compter les jeunes pousses issus du centre de formation comme Chris Smalling ou encore Darren Gibson qui ont pu bénéficier d'un temps de jeu conséquant la saison passée. Tout ceci montre clairement la nouvelle politique du club à savoir une cure de rajeunissement et donc la début d'un nouveau cycle.
Paul Scholes l'irremplaçable ?
Fin de la saison 2010-2011, Paul Scholes fait ses adieux à Old Trafford. Au club depuis 17 ans, ce milieu de terrain et ex-international anglais décide de raccrocher les crampons à 36 ans. Il aura tout gagné avec le club et aura côtoyé dans sa carrière des joueurs tels que Cantona ou encore Beckham, autrement dit des figures emblématiques du club. Milieu relayeur, véritable n°8, il été doté d'une vision de jeu incroyable et d'une hargne défensive inégalable qui font de lui un des tout meilleurs à son poste pour son époque.Véritable couteau suisse également, en y ajoutant sa polyvalence sur le terrain, cela en fait un joueur quasiment indispensable. D'où le problème se posant qui est de lui trouver un remplaçant. Concernant le poste de milieu de terrain axial, Manchester United est bien pourvu et possède nombre de joueurs capable d'y évoluer. On trouve des joueurs comme Fletcher, Carrick, Anderson ou encore le jeune Gibson, bref toute une panoplie de joueurs pouvant remplacer Scholes sur le terrain et sur le terrain seulement. Je m'explique, ces joueurs ont la capacité de le remplacer sur le terrain certes, mais dans le jeu personne ne possède le même profil que le récent retraité. Fletcher Carrick et Gibson sont plutôt des n°6 plus défensifs et Anderson est au contraire un peu plus offensif. Le club se trouve donc face à un gros problème. Mais la solution pourrait éventuellement provenir de l’extérieur avec l'achat d'un joueur au profil similaire à l'ex milieu de terrain ( Sneijder ???) Un grand Rooney, l'éclosion de Nani
Les Red Devils le savent. Si ils veulent faire une grande saison, il faudra que Wayne Ronney soit en grande forme et ce dès l'entame de la saison. L'an dernier, il eu du mal pendant toute une partie de la saison qui s'explique par des soucis extra-sportifs notamment. Cela avait pour inconvénient d'handicaper son équipe surtout sur le front de l'attaque même si Berbatov avait été étincelant pendant ce temps. Preuve de son importance, l'équipe a été tout de suite plus performante en allant chercher une place en finale de Ligue des Champions. il en a eté le principal acteur en étant buteur en demi-finale contre Schalke et également en finale contre le Barça. Si il est au top dès le début, Manchester pourra avoir de grandes ambitions d'autant plus que cette année, nous aurons peut être droit (enfin) à l'éclosion de Nani. Le portugais, doté d'une technique largement supérieur à la moyenne est un plus indénaible pour l'équipe. Il bénéficie en plus d'un temps de jeu important depuis le départ de son compatriote, un certain Ronaldo, qu'il est tâché de faire oublier. Malgré cela, Nani n'a jamais réellement franchi un cap, celui de joueur décisif comme l'était CR. Cela est du notamment à un jeu encore perfectible et un peu trop individualiste. Cette saison peut être donc la saison du portugais et son très bon match lors du Community Shield avec un doublé peut laisser croire cela.
Nul doute que si ces deux joueurs sont en forme et sans compter les autres joueurs comme Antonio Valencia ou Javier "Chicharito" Hernandez, Manchester United peut voir grand. Avec un effectif au complet et de joueurs au top de leur forme, Manchester défendra son titre corps et âme et peut vraiment viser plus haut cette saison.
Youss
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