Barre horizontale de navigation

Affichage des articles dont le libellé est Messi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Messi. Afficher tous les articles

samedi 21 avril 2012

Le Clasico en dix points, volume 2 !


Samedi, à 20heures pétante, veille des élections présidentielles en France, se déroulera la rencontre la plus attendue, la plus commentée, la plus controversée, la plus suivie dans le monde entier, bref, ce soir c'est Barcelone-Real Madrid. Si lors des dernières confrontations, l'avantage a indiscutablement tourné en la faveur des Blaugranas, le match qui aura lieu dans l'antre du Camp Nou n'est pas comme les autres. C'est en effet certainement la finale de la Liga qui va se disputer en ce 21 avril 2012. Ronaldo, Mourinho ou encore Pepe, tous personna non grata à Barcelone, auront à coeur de faire tomber l'ogre barcelonais, quitte à jouer le nul! Petite mixtape sur les enjeux de cet énième clasico espagnol...

FC Barcelone: ne pas laisser échapper ce titre à l'ennemi! ( Par Bastien)

1) Le danger Lionel Messi

Une chose est sûre : la défense du Real Madrid est appelée à souffrir samedi au Camp Nou face à Lionel Messi. L’international albiceleste, quelque peu en retrait cette semaine à Chelsea en Ligue des champions, aura à en effet à cœur de prouver qu’il est toujours le talisman des Blaugranas. Auteur de 41 buts cette saison en Liga, «La Pulga » risque donc de donner le tournis aux Ramos, Pepe, Marcelo and co. Pour le plus grand bonheur de l’enceinte catalane, qui sera pleine comme un œuf pour ce Clasico.

2) Xavi et Iniesta, les facteurs X

L'épine dorsale du FC Barcelone sera une nouvelle fois sous les feux des projecteurs samedi. Xavi et Iniesta, les deux milieux de terrain de poche de l’ogre catalan, enchantent régulièrement les amateurs du ballon rond, poussant le vice au tel point que la presse internationale est montée au créneau pour défendre l’idée de donner un Ballon d’Or aux deux artistes catalans. Face aux Madrilènes, le duo infernal aura pour mission de contourner la densité physique imposée par José Mourinho afin de servir au mieux les attaquants du Barça.

 3) Valdes dans l’obligation de se sublimer

Personne n’a oublié la boulette de Victor Valdès lors du match aller. Le portier blaugrana avait en effet relancé directement sur Benzema après 21 secondes de jeu, permettant ainsi à l’attaquant tricolore d’inscrire le but le plus rapide de l’histoire des Clasico. Samedi soir, Valdes devra être irréprochable face aux assauts madrilènes, Cristiano Ronaldo en tête. Car la marge d’erreur inexistante du Barça ne résistera pas à une nouvelle erreur de leur dernier rempart.

4) Une défense au rendez-vous ?

Il est de notoriété publique que la défense n’est pas le point fort du FC Barcelone. Mais il est apparu comme flagrant mercredi soir contre Chelsea que l’arrière-garde catalane n’était pas très sereine ces dernières semaines. Ainsi, Puyol, Piqué, Masherano et Dani Alves sont appelés à se ressaisir samedi au Camp Nou, car les errements sont souvent payées cash lors des Clasico.

5) Quels remplaçants blaugranas  ?

Un grand match tel le Clasico se gagne aussi grâce à la profondeur du banc de touche. Ainsi, Pep Guardiola devrait normalement faire rentrer Alcantara et Pedro (au cas où Fagregas est titulaire). L’interrogation demeure sur le nom du troisième remplaçant. Le technicien catalan pourrait être tenté de renouveler sa confiance à Cuenca, mais Affelay et Keita sont de retour de blessure, et peuvent ainsi prétendre au statut de «super-sub ».

Madrid: Mettre fin à l'hégémonie barcelonaise! ( Par Hakim)

1) Ronaldo attendu!

C'est un défaut que les plus grands joueurs d'Europe partagent cette saison, à savoir rater les grands rendez-vous auxquels ils peuvent se sublimer. En effet, à l'image d'un Ibrahimovitch, Ronaldo est passé à travers de tous les clasicos toute cette saison. Une preuve est récente: le match très médiocre réalisé mardi dernier contre Munich. Ronaldo doit retirer son obsession de battre Messi sous peine de faire échapper le titre à Madrid.

2) Mourinho joue-t-il sa place?

C'est un secret de polichinelle, Mourinho risque de ne pas rester éternellement du côté de la capitale espagnol et peut même de partir à l'issue de cette saison. Le technicien portugais qui avait pour principal objectif de battre Barcelone et de gagner enfin un titre, ce qui a été fait avec la Copa Del Rey l'année passée, peut accomplir symboliquement sa mission ce soir en ayant une main et demie sur le titre suprême. Une nouvelle manita demain mettrait surement fin à la côte de popularité du Special One.

3°) Benzema ou Higuain?

Ou même les deux? Mourinho a en effet ces dernières semaines aligné ses deux attaquants et cela à plutôt bien marché. Mais il semble incontestable que les plus grandes éloges se dirigent en faveur de l'attaquant français. Auteur d'un excellent match Mardi lors de la défaite de Madrid en Ligue des Champions, Benzema est devenu un taulier au sein de l'effectif de Madrid et la volonté inéluctable de répondre présent dans les grands matchs. A noter qu'il avait déjà marquer contre Barcelone en tout début de saison au Camp Nou.

4) Bétonner ou attaquer?

Mourinho l'année dernière avait été l'adepte de la défense face à Barcelone la saison dernière avec une tactique agressive ce qui avait nuit à l'image institutionnelle de Madrid. Mourinho lors du match retour de la Copa Del Rey en quarts de finale avait mis en place une tactique plus offensif, et cela avait marché malgré l'élimination! Oui mais voila, mercredi, Chelsea qui a tout simplement bouché les trous en mettant un double rideau opaque. Un véritable casse-tête en ce moment certainement pour Mourinho!

5) L'avis des Twittos d'absolufoot! 

A la question: la raison selon vous qui ferait que Madrid puisse battre Barcelone? 

@Alan_The_Writer :La défense pas sereine du tout du , même si pour moi c'était pas le meilleurs arrière latéral gauche du monde, il était pas rapide mais son expérience et son sens du placement était approprié pour la tactique de

@Cholera92 :   Un effectif un peu plus court du côté du Barca? Surtout derrière... Après, vu le complexe du Real... on verra le visage du real.

: cristiano ne sera pas éternellement muet dans les grands matchs/compétitions

La team d'absolufOot!  (

jeudi 8 mars 2012

Bilan de la Ligue des Champions (6/8)

" La main de Dieu", "Stratosphérique", tous les qualificatifs ne suffiront certainement pas à qualifier l'exceptionnelle, la magistrale performance du lutin argentin, trois fois ballon d'Or, en l'occurrence vous l'aurez tous deviné, Leo Messi. Il a en effet réalisé un exploit hors norme hier soir au Camp Nou en inscrivant un quintuplé, dont certains franchement insolent ( après c'est l'avis de chacun). Lyon quant à lui a réalisé lui aussi un exploit hors norme en se faisant éliminer par un club chypriote et en se plongeant de facto dans une crise qui fait rentrer le bébé d'Aulas dans la norme et marque la fin d'une apogée débutée à Maribor..

WE ARE FRENCH! 


"De Maribor à Nicosie" ou encore " Joue là comme Bordeaux!" au choix!  C'est en tout cas clairement la fin d'une époque à laquelle les lyonnais, mais aussi le football français, ont assisté hier soir à Chypre. Lyon, qui traverse une très mauvais période en Ligue 1, voulait se servir de ce huitième de finale de Ligue des Champions pour pouvoir trouver un nouveau souffle! Rémi Garde a décidé d'aligner tous ses titulaires, même Ederson, avec Lisandro seul en pointe. Décider à jouer les contres, et donc a priori à conserver le score, les Gones se font avoir dès le début du match sur un centre venu de la droite où Koné et Réveillère se ratent totalement ce qui permit à Manduca, qui sera plus tard expulsé, d'ouvrir le score et ainsi que les deux clubs soient à égalité parfaite (1-1 sur les deux matchs). Le reste du match sera une véritable purge avec des réactions, par séquences, très timoré voir parfois sans convictions. Lisanro, qui sera plus tard accompagné de Gomis et de Lacazette réalisé un match moyen. Mais ce qui était frappant hier soir était surtout la défaillance technique de Lyon, dû certainement au manque de confiance accumulé à force de défaites. La prolongation étant inévitable, Lyon va se faire peur à plusieurs reprises, avec un Lloris qui a fait le travail sans être vraiment exceptionnel . Les prolongations ont été un peu près similaire au match, il est donc inutile d'analyser ces trente minutes supplémentaires.
En revanche, la séance de tirs aux buts est beaucoup plus intéressante à commenter. En effet, lors du regroupement au milieu de terrain, les lyonnais avaient tous des têtes de perdant, surtout Bastos ( mon avis perso). Le pénalty de Lacazette est incontestablement le tournant de cette séance de tirs aux buts. Certains ont dénoncé, comme Daniel Riolo, le fait que Lacazette, jeune et talentueux, tire ce pénalty. Il ne serait pas habitué à ce genre de pression vu sa jeunesse et son manque flagrant d'expérience. Mais objectivement, le pénalty a plutôt été bien tiré et le gardien de but de Nicosie, surmotivé et c'est bien normal, est parti tout de même allé chercher avec ses tripes ce ballon. Le constat est donc terrible: Lyon est éliminé, Lyon aura du mal à se qualifier pour la Ligue des Champions la saison prochaine, et Lyon se voit contraint de tourner une nouvelle page dans son histoire...  (Hakim)
  
Messi, tout est possible

Extraordinaire, inqualifiable, exceptionnel ... Lionel Messi est de retour pour le plus grand plaisir du FC Barcelone. Après avoir réalisé un triplé avec la sélection argentine face à la Suisse, et passer 4 buts à la défense de Valence il y a quelques semaines de cela, Leo est encore un peu plus entré dans la légende hier soir. En inscrivant 5 buts face à Leverkusen en huitième de finale retour de Ligue des Champions (victoire finale 7-1 du Barça), il est devenu le premier joueur à réaliser cet exploit dans cette compétition. Bilan : deux lobs (un du gauche, un du droit), deux frappes décroisées en partant de la droite, et un but plein de roublardise après que le goal allemand ait relâche lé ballon. Ce qui porte son total actuel de buts marqués en LDC à 12 cette saison. Il égalise ainsi le record réalisé la saison dernière et qu'il détient actuellement avec Ruud Van Nistelrooy. Auteur de 49 buts en 64 match de C1, le prodige argentin se hisse à la quatrième place des meilleurs buteurs de la compétition, devant Shevchenko, Inzaghi et Del Piero. Dans quelques matchs, il devrait bientôt doubler Thierry Henry (50 buts), Rud Van Nistelrooy (56 buts) et Raul (71 buts). Et entrer un peu plus dans l'histoire ... si ce n'est déjà fait. (Fabien) 
Barcelone: La force tranquille!   
Messi a honoré le football. Voilà le principal enseignement quue l'on peut retirer de cette incroyable manita infligée au Bayer Leverkusen. Au lieu d'utiliser une quantité astronomique de superlatif pour décrire le plus fidèlement possible la prestations des Catalans mercredi soir sur leur pelouse, il convient plutôt d'exposer les faits tels qu'ils ont apparus au Camp Nou: malgré l'absence de Puyol, le Barça a montré une sérénité défensive qui semblait le fuir depuis plusieurs matchs. Gérard Piqué, qui est au centre des polémiques avec l'affaire Shakira et son rouge reçu samedi dernier contre Gijon, a enfin sorti un match digne de son talent. On peut tout de suite prendre la mouche et dire que l'opposition était très faible en face. Mais il faut à César ce qui appartient à César : Les Catalans voient leur force décupler lorsqu'ils jouent la Ligue des Champions. La performance de Lionel Messi ne sera pas évoquée ici, car Fabien s'est occupé habilement de mettre en exergue la performance du natif de Rosario. Si Messi a inscrit un quintuplé, il ne faut pas oublier que Tello a aussi participé à la fête en signant un doublé. Le jeune ibère confirme donc son fort potentiel et il y a fort à parier qu'il trouve un jour une place de titulaire à temps plein chez les champions d'Europe en titre. Enfin, il faut souligner aussi l'application des coéquipiers de Xavi, qui n'ont pas levé le pied malgré la victoire 3-1 au match aller en Allemagne. Le gardien du Bayer, Leno, risque d'avoir la migraine ces prochains jours en repensant à cette folle soirée. Mais le football a parlé, et c'est bien là l'essentiel. (Bastien)

La stat qui tue : 1 Lionel Messi est le premier joueur de l'histoire de la ligue des champions à avoir inscrit plus d'une fois un quadruplé dans la prestigieuse compétition. Tout est dit.  (Bastien) 

La team d'Absolufoot!



mercredi 18 janvier 2012

Abidal reste maître à bord

                       Abidal va donc continuer son aventure avec les blaugranas


C'est ce qu'on appelle une parfaite gestion de son avenir. Tel un fin stratège, Éric Abidal a réussi à prolonger son aventure avec le FC Barcelone d'une année supplémentaire reconductible, malgré les nombreuses rumeurs de transfert qui l'entourait. L'ancien lyonnais est donc le grand vainqueur de ce poker menteur, imprégné de soucis financiers et d'une durée de contact qui posait problème. Mais il en ressort surtout que le numéro 22 des blaugranas a de nouveau réussi à imposer sa griffe, comme tout au long de sa carrière.

"Le FC Barcelone annonce avoir trouvé un accord avec Éric Abidal pour prolonger son contrat pour une saison supplémentaire, jusqu'au 30 juin 2013. L'accord inclut la possibilité d'un renouvellement automatique d'un an à la fin de chaque saison jusqu'en 2015". Par ce communiqué, le Barça a donc mis fin au feuilleton qui secouait la Catalogne depuis plusieurs mois maintenant. Éric Abidal, au club depuis 2007, a donc enfin accepté la proposition de prolongation émanant des mains du président Sandro Rosell. Les deux parties sont donc liées au minium jusqu'en juin 2013. Se pose alors la principale question : Qui ressort vainqueur de ce document paragraphé sous le soleil catalan ? La réponse est claire et limpide : le joueur lui-même.

Le Barça en est clairement dépendant

Pour mieux comprendre toute la réussite de la stratégie de communication d'Eric Abidal et de son agent David Venditelli, il faut exposer les faits clairement sur la table. Si l'on omet l'ancien lyonnais, le club catalan ne dispose pas d'un arrière gauche indiscutable. Maxwell est parti gonfler les rangs du PSG, alors qu'Adriano navigue entre deux postes tel un poisson pilote. Il apparaît donc clair que les champions d'Europe en titre ne peuvent pas se passer des services d'Abidal. D'autant plus que le club catalan est déficitaire, ayant clos la saison 2010-2011 avec un déficit de 9,3 millions d'euros. Incapable de recruter pour combler l'absence de David Villa, victime d'une fracture du tibia lors du dernier Mondial des Clubs, le FC Barcelone ne peut décemment pas se résoudre à trouver un remplaçant immédiat à Maxwell. Abidal est donc là au bon moment. Malgré ces 32 ans, il est donc l'élément numéro un du couloir gauche défensif du Barça. Par défaut ? Peut-être. D'autant plus qu'Abidal a su se rendre indispensable par son apport à l'équipe d'une part, mais aussi aux yeux de Guardiola, dont il bénéficie du soutien sans faille.

L'icône de Guardiola

Guardiola en a fait un exemple de pugnacité, un exemple à suivre pour perdurer au sein du club catalan. Tout le monde garde encore en mémoire les images d'un Éric Abidal sourire aux lèvres, porté dans les airs par ses coéquipiers après son retour sur le terrain des suites de son opération du foie. Si Messi incarne le talent à l'état pur, son coéquipier français incarne quant à lui la rage de vaincre si importante aux yeux du technicien catalan. Difficile pour lui alors dans ces conditions de se séparer de son protégé. Mardi, en conférence de presse, l'ancien milieu défensif blaugrana martelait encore "qu'Éric Abidal est très précieux pour nous. C'est un joueur très compliqué à trouver. Humainement, c'est quelqu'un qui vous marque forcément. Et sur le plan du football, c'est un joueur qui, par sa polyvalence, nous donne de très nombreuses options tactiques". Avec Pep dans la poche, Abidal peut voir loin. Mais il n'y a rien de machiavélique dans la personnalité du natif de Saint-Genis-Laval. Il faut plutôt pointer du doigt l'idée que le joueur a voulu assurer ses arrières. Dans quel but ? Pouvoir continuer au plus haut niveau.

Assurer ses arrières 

Le fait que le FC Barcelone voulait prolonger Abidal était un secret de polichinelle. Mais rien n'était moins sûr du côté de la réponse du joueur. Car ce dernier a habillement su faire pencher la balance en sa faveur. En soufflant le chaud et le froid sur un éventuel départ (le PSG, Le Milan AC ou encore Liverpool ont été évoqués comme points de chute potentiels.) Éric Abidal a irrémédiablement fait réagir le Barca, qui n'a pas une armada de latéraux dans son effectif. D'autant plus que le joueur s'est aussi permis de pointer du doigt un autre problème majeur lié à sa prolongation de contrat avec le Barça : l'imposition des salaires. En effet, depuis vendredi dernier, les salaires de plus de 300 000 € dans le football espagnol sont imposés à 56%, contre 49% auparavant. Abidal a donc laissé entrouverte la porte du départ pour faire réagir les émissaires de Sandro Rossell, qui ont mordu à l’hameçon pour garder le latéral tricolore, avec une augmentation salariale à la clé. Le Français a donc remporté avec brio toutes les batailles, en parvenant même à signer un contact reconductible, alors que le club catalan était plutôt tenté par une simple prolongation d'une année supplémentaire. La victoire est donc complète pour Abidal, qui va donc continuer son petit bonhomme de chemin les hommes de Guardiola. Mais au-delà de la stratégie, il faut aussi souligner la faculté d'adaptation du tricolorer malgré les renaissances adverses.

Abidal, le mal-aimé qui a su s'imposer

Tout au long de sa carrière, Éric Abidal a dû faire face au feu des critiques. Quand il est arrivé au Barca, l'ex-lyonnais avait pour mission de faire oublier le Néerlandais Giovanni Van Bronckhorst. Ce fut loin d'être une mince affaire, mais force est de reconnaître qu'Abidal jouit maintenant d'une côté de popularité très importante dans le coeur des "culés". En équipe de France, Abidal a multiplié les prestations délicates en défense centrale avant que l'idée d'une association avec Kaboul ne germe dans l'esprit de Laurent Blanc. Revanchard Éric Abidal ? Peut-être. Cela expliquerait en grande partie son attitude récente de stratège pour gérer la fin de sa carrière. Mais les diamants ne sont pas éternels. le Français n'est en aucun cas assuré de garder sa place de titulaire jusqu'à fin 2013. D'autant plus qu'il se murmure que Jordi Alba, le talentueux latéral gauche de Valence, pourrait bientôt frapper aux portes du Camp Nou. Le poids de l'âge serait alors un vrai point négatif, même pour le chouchou de Pep. Abidal est prévenu, la chute pourrait être dure.

Bastien Rambert

mercredi 28 décembre 2011

Avec la Masia, c'est tous les jours Noël

  Serez-vous reconnaître Piqué, Fabregas et Messi lors de leur passage à la Masia ?


Depuis sa création le 29 novembre 1899, le FC Barcelone a réussi à amasser (entre autres) 21 titres de champion d'Espagne, quatre ligues de champion et deux coupes du monde des clubs. Un palmarès incroyable, qui n'en finit pas de s'étoffer année après année. L'ère Guardiola a rempli l'armoire à trophées catalane de treize titres supplémentaires en trois ans. Le technicien blaugrana, aussi doué soit-il, a pu compter sur une génération exceptionnelle, tout droit sortie (dans sa large majorité ) du centre de formation du Barça: la Masia. La pépinière des Blaugrana peut se targuer d'avoir lancé dans le grand bain les Xavi, Messi, Iniesta ou encore Puyol. Il est donc temps de rendre hommage à ce centre de formation qui cumule les lauriers, tout en prônant à merveille la philosophie "culé" qui fait la pluie et le beau temps sur les terrains d'Europe.

Le Barça de Rijjkard était celui des grandes individualités, à des milliers d'années de la grande époque symbolisée par la grinta de Cruyff. Puis Pep Guardiola est arrivé un soir de mai 2008 pour mettre un coup de balais à cette équipe catalane qui battait de l'aile. L'ancien numéro 4 des blaugranas a redoré  le blason du club en allant se servir dans son centre de formation : la Masia, créé en 1979 pour le club "culé". Le technicien espagnol peut donc maintenant récolter les lauriers : le Barca est devenu une véritable machine à gagner, écrasant le rival madrilène sur son passage. Une question saute donc aux yeux : que serait le Barça sans son centre de formation ? Et la réponse est limpide : une équipe lambda de la Liga. 

Fournisseur officiel de talents 

La Masia a formé bon nombre des champions espagnols de 2010 : Xavi, Iniesta, Puyol, Valdes, Reina et Fabregas pour ne citer qu'eux, ont fait leurs premières armes dans le centre de formation catalan. Que dire alors du fait Lionel Messi, l'un des meilleurs joueurs du monde si ce n'est le meilleur, soit lui aussi un pur produit du centre blaugrana ? Une chose est sûre : la Masia ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Récemment, Thiago Alcantara, Cuenca, Montoya ou encore Tello ont pu goûter aux joies de l'équipe première. Le Barça et la Masia sont tout bonnement indissociables, d'autant plus qu'il s'agit d'une aubaine financière pour les catalans, au vue de leur déficit, chronique aux grandes équipes. La réussite de la Masia est surtout un contre-pied parfait pour montrer que la réussite n'est pas une question de pétrodollars venus d'Orient. Mais tout ceci ne serait pas possible sans la confiance aveugle de Guardiola, qui n'hésite pas une seconde à lâcher ses petits protégés dans le grand bain.

Pep, maestro en chef 

Contre le Bate Borisov en Ligue des Champions (4-0), Pep Guardiola a décidé de donner carte blanche à la jeune garde blaugrana. La "classe biberon" catalane ne s'est pas prié de faire l'étalage de son talent, en surclassant les pauvres biélorusses. Guardiola a la chance de pouvoir compter sur une équipe B très tranchante, notamment au niveau du potentiel offensif. Mais il faut surtout souligner ici l'audace du technicien catalan, qui n'a jamais hésité à faire confiance aux produits de la Masia. Lorsque Pedro a commencé son éclosion en 2008, il était considéré comme un jeune talent de plus, cantonné au rôle de doublure durant l'intégralité de sa carrière s'il restait au Barça (une carrière à la Bojan, en somme). Mais Guardiola n'a jamais perdu espoir envers l’ailier espagnol, qui a réussi à renvoyer Henri puis Ibrahimovic sur le banc. L'ego n'a pas sa place en Catalogne. Ainsi, Eto'o, Ibrahimovic (et peut-être Villa) ont dû plier bagage du fait de leur attitude. Un trait de caractère inconnu des produits de la Masia, formé de leur plus jeune âge au sacrifice collectif pour le bien de l'équipe.   

De l'explosivité à revendre 
(Photo : Victor Valdes et Pep Reina, à l'époque où ils n'étaient pas encore célèbres)
Les nouveaux talents du Barça sont imprégnés de la philosophie culé : garder la balle et forcer l'adversaire à se découvrir. Ce qui explique l'intégration ultra rapide des jeunes pousses de la Masia. Ces derniers possèdent les bases communes aux membres de l'équipe première. Un must en matière de formation, qui permet au Barça de pouvoir faire souffler ses cadres. Ce turn-over très apprécié par Guardiola est l'un des facteurs clés de la réussite des Blaugranas ces dernières années. Il faut aussi prendre en compte que la jeune garde catalane ne nourrit aucun complexe sur le terrain face aux stars du ballon rond. Il suffit de voir le but de Thiago Alcantara contre Manchester United cet été (preuve en images ci-dessous) pour comprendre toute la force de caractère des joueurs made In Barça.




L'avenir est entre leurs mains 


La Masia est à coup sur l'avenir du FC Barcelone. L'équipe catalane a tout bonnement déjà trouvé la plupart des  successeurs des stars de l'équipe première. Sergio Roberto possède déjà toutes les qualités pour suppléer Busquets ou Mascherano. Thiago Alcantara est le futur Xavi par sa conduite de balle et la qualité de son jeu de passes. Cuenca est le futur Pedro au poste d’ailler, grâce à son sens du jeu vers l'avant. Certes, le nouveau Lionel Messi n'a pas encore été formé par la Masia. Mais si le centre de formation du FC Barcelone continue dans ce sens-là, il risque fort d'être la pépinière de non pas un, mais plusieurs Ballon d'Or en devenir.

Bastien Rambert



mercredi 21 septembre 2011

Fabregas, l'intégration express




Les feuilletons footbalistisques sont depuis quelques années une partie inhérente du marché des transfert. L'épisode Fabregas n'a pas dérogé à la règle, s'étalant pendant deux ans, à coup d'interminables négociations. L'un des joyaux de la Masia a donc finalement retrouvé son club formateur, huit ans après avoir fait le bonheur d'Arsenal. Mais personne n'aurait pu parier que l'ancien capitaine d'Arsenal s'intégrerait aussi vite dans la machine barcelonaise. Le numéro 4 catalan a relégué Pedro au rang de simple joker et il se permet même de marquer à presque tous les matchs. Analyse de la réussite immédiate de la nouvelle perle blaugrana. 

Lancé à vitesse grand V dans le grand bain  
  
Pour son premier baptême du feu avec le Barça, Fabregas a dû tout de suite trouver ses marques, car l'adversaire n'était autre que le Real Madrid lors de la finale retour de la Supercoupe d'Espagne (2-2 au match aller). Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'est pas fait prier pour tout de suite briller avec les champions d'Europe. Sur le troisième but blaugrana, Fabregas sert Messi en profondeur, ce dernier décalant Adriano qui centra pour le but victorieux de la Pulga. Fabregas a donc réussi avec brio son examen d'entrée, soulevant un trophée après seulement dix minutes sous le maillot catalan. Évidemment, cela met en confiance. La semaine suivante, il ouvre son compteur en marquant contre Naples (5-0) . Deux matchs, deux trophées. A des années lumières de ses saisons avec Arsenal.


Une soif de titres qui le motive  

Cesc Fabregas a quitté Arsenal pour deux raison: la première était qu'il voulait retrouver son club de coeur, ses racines, là où on lui avait inculqué les bases du jeu de passes catalans. Mais la seconde raison, évoquée plus tardivement par le joueur, est que l'ibère voulait remplir les lignes de son palmarès. En 5 ans de l'autre côté de la Manche, Fabregas n'a soulevé qu'une seule coupe: la Coupe d'Angleterre 2005, remportée aux dépends de Manchester United aux tirs aux but. Un bilan famélique qui a poussé le natif de Vilassar de Mar à vouloir changer d'air. Les supporters des Gunners le savaient, même s'ils auraient aimés garder leur diamant brut encore une saison de plus. Mais l'appel du Barça fut le plus fort, même si le joueur a chaudement remercier son mentor, Arsène Wenger. Après seulement deux mois chez les blaugranas, Cesc compte déjà trois titres de plus dans son armoire à trophées. Et il compte bien ne pas s'arrêter là, espérant remporter enfin la Ligue des Champions, qui fuit comme la peste le club londonien depuis de nombreuses années.


Un joueur au service du collectif  

Au Barca, il faut comprendre que personne n'est intouchable. Evidement, Lionel Messi est sur un piédestal, fort de deux ballons d'or et d'innombrables prestations qui ont fait de lui un joueur à part sur la planète foot. Mais l'international albiceleste a déjà débuté des rencontres sur le banc, car Pep Guardiola fait souvent tourner son système de jeu pour mettre en déroute l'adversaire. Bref, l'égocentrisme est banni du côté du Camp Nou. Ibrahimovic et Eto'o se sont cassé les dents face à cette réalité. Pas Fabregas. L'ancien Gunner savait d'avance qu'il allait devoir changer de poste comme de chemise. Milieu défensif puis ailier, le joueur de la Roja a surpris tout son monde en étant explosif sur l'aile. Résultat, il marque à toutes les rencontres, comme le week end dernier lors de la manita infligée à Osasuna (8-0). Mais la flamboyante de Fabregas s'explique aussi (et surtout) par sa complémentarité avec un homme: Lionel Messi.


La symbiose parfaite avec Messi 
  
Deux purs produits de la Masia côte à côte, cela crée forcement des étincelles. Mais l'association Fabregas-Messi est bien plus forte que ça. Les deux joueurs ont fait leurs premiers faits d'armes sur un terrain ensemble (avec le FC Barcelone B), et ont tissé un véritable lien d'amitié. Cette symbiose s'illustre sur le terrain par le fait que Messi trouve Fabregas les yeux fermés et vice versa. On peut dire l'air moqueur que jouer avec Messi rend les choses beaucoup plus faciles. Mais Fabregas n'est pas du tout étranger au début en fanfare de l'Argentin cette saison (9 réalisations toute compétitions confondues ). L'Espagnol a notamment signé trois passes décisives samedi dernier au Camp Nou. Les autres équipes commencent à avoir une sérieuse migraine avec cette doublette. Et quelque chose me dit que ce n'est que le commencement.


Bastien Rambert

vendredi 16 septembre 2011

Absolufoot voit rouge avec … Cristiano Ronaldo



Cela me démangeais depuis plusieurs semaines, plusieurs mois même. Je voulais écorcher l'image du playboy du football, Mr arrogance même, j'ai nommé Cristiano Ronaldo. Le Lusitanien m'a tendu la perche grâce à ses déclarations de mercredi soir après la courte victoire du Real contre le Dynamo Zagreb (0-1). J'appelle donc à la barre Mr Ronaldo pour lui adresser un carton rouge qu'il mérite amplement. Rassurez-vous, la rubrique ne sera pas 100 % Portugaise, car son prédécesseur au banc des accusés était le fantasque José Mourinho. Rien de personnel contre le Portugal donc, mais il est nécessaire de recadrer CR7, qui, étonnamment, a certain points en commun avec son entraîneur. A l'heure où les comparaisons pleuvent avec Lionel Messi pour savoir qui est le meilleur joueur entre les deux, le Portugais préfère défrayer la chronique avec des propos narcissiques qui n'ont pas lieu d'être. A ce petit jeu là, il risque fort de s'éloigner des comparaisons avec l'Argentin, car son rival possède un trait de caractère inconnu de l'ancien chouchou d'Old Trafford: l'humilité. 

Jeudi 15 septembre 12h30. En regardant les dernières infos sportives, je tombe sur une interview donnée par Cristiano Ronaldo après la rencontre de Ligue des Champions d'hier soir. Au début, rien ne m'interpelle jusqu'à cette fameuse déclaration: "je pense que c'est parce que je suis riche, beau garçon et que je suis un grand joueur que les gens sont jaloux de moi". J'ai failli m'étouffer dès le réveil. S'en était donc trop, il fallait que j'écrive mon carton rouge sur le Portugais.

L'humilité de Ronaldo, un mirage

Cette énième déclaration de CR7 ne m'a pas un poil surpris: le Portugais est coutumier du fait. Lorsqu'il avait reçu le Ballon d'Or France Football 2008, le Lusitanien s'était fendu d'une phrase laconique qui voulait tout dire sur lui: « je suis le meilleur joueur du monde, mais aussi le deuxième et le troisième ». La sur-confiance en soi est vraiment omniprésente chez Ronaldo, car, juste avant le match contre la Corée du Nord lors de la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud, le Portugais déclare: « les buts c'est comme le ketchup ». Je n'expliquerai même pas cette déclaration, tant elle est explicite mais surtout révélatrice de la personnalité de l'attaquant du Real Madrid. Pas besoin de ressortir la comparaison avec Lionel Messi, en disant que le lutin du Barça est très humble lors des conférences de presse. CR7 est tout seul dans son monde, et cela commence petit à petit à exaspérer les fans du Real.

Versatile ?

Les supporters merengues s'inquiètent: Ronaldo, plus gros transfert de l'histoire du football (96 millions d'euros) pourrait quitter la Maison Blanche. Le Portugais, révélé par Sir Alex Ferguson, avait sous entendu qu'il pouvait revenir chez les Reds Devils après son expérience de l'autre côté des Pyrénées. Mais une autre destination vient d'apparaitre dans l'agenda de l'ancien petit ami de Paris Hilton: Anzi Makhachkala. Oui, vous avez bien lu. Le Lusitanien va peut être rejoindre le club russe, là où évolue déjà Samuel Eto'o, bien connu autant pour son talent que pour son égocentrisme. J'arrête tout de suite les fans absolu de Ronaldo, je ne sors pas cette information du fond de mon tiroir. Lisez plutôt: « Et si demain je signe en Russie, il ne faudra pas s'en étonner ». Le Portugais était interrogé par le site russe SportBox. On ne fait pas injure au championnat russe en disant qu'il n'a pas le même niveau que ses homologues européens. Donc pourquoi Cristiano irait t-il en Russie ? Réponse limpide: pour l'argent bien entendu. 

Artiste du terrain, mais en dehors....

Ce qui est vraiment regrettable avec Ronaldo, c'est tout le côté «too much » qui l'entoure. Car il est indéniable que le Lusitanien va marquer l'histoire du foot. Il est très athlétique, peut effacer n'importe qui d'un geste technique, et ses coup francs laisse souvent les gardiens à des années lumières du cuir. Mais il gâche pour ainsi dire tout ce talent avec ses déclarations et son attitude déplorable, qui ne font que susciter la haine chez certains et le dégout chez d'autre. A toujours se plaindre des mauvais traitements qu'il reçoit, à en rajouter sur tout et se prendre pour le centre du monde, le Portugais est en train de laisser bon nombre de fans sur la route. La gente féminine pourra toujours se rincer l'œil sur sa plastique. Mais quand il est vraiment question de foot, on évalue la personnalité et l'impact sur le terrain. Et il est indéniable que CR7 ne joue pas sur les deux tableaux. 

Cela peut t-il empirer ?

Pour finir, je me demande vraiment ce qui nous attend. Car le Portugais est entraîné par son sergent instructeur de l'arrogance, son maître Jedi José Mourinho. Ces deux là sont à des années lumières de la réalité. Il faut de tout pour faire un monde, certes. Mais si personne ne vient les recadrer, rien ne dit qu'ils n'iront  pas encore plus loin dans la provocation verbale pour Mou, où dans l'exaltation de ces propres performances pour Cristiano. Je pensais que le Portugais avait changé depuis quelques temps, en coupant le micro et en s'effaçant un peu plus au service du collectif. Mais le narcissisme est plus fort que tout il faut croire. Quel gâchis qu'un si grand joueur soit aussi imbu de sa personne. Donnons lui un conseil: lui qui est un grand joueur comme il le dit, devrait plutôt porter son club vers le haut car depuis qu'il a posé ses valises à Madrid, il n'a remporté qu'un seul titre en deux ans. A titre de comparaison, Cesc Fabregas a remporté trois titres avec le Barça alors qu'il n'est arrivé en Catalogne qu'en août dernier. A méditer pour l’ego de Ronaldo.  

Bastien Rambert