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mercredi 28 décembre 2011

Avec la Masia, c'est tous les jours Noël

  Serez-vous reconnaître Piqué, Fabregas et Messi lors de leur passage à la Masia ?


Depuis sa création le 29 novembre 1899, le FC Barcelone a réussi à amasser (entre autres) 21 titres de champion d'Espagne, quatre ligues de champion et deux coupes du monde des clubs. Un palmarès incroyable, qui n'en finit pas de s'étoffer année après année. L'ère Guardiola a rempli l'armoire à trophées catalane de treize titres supplémentaires en trois ans. Le technicien blaugrana, aussi doué soit-il, a pu compter sur une génération exceptionnelle, tout droit sortie (dans sa large majorité ) du centre de formation du Barça: la Masia. La pépinière des Blaugrana peut se targuer d'avoir lancé dans le grand bain les Xavi, Messi, Iniesta ou encore Puyol. Il est donc temps de rendre hommage à ce centre de formation qui cumule les lauriers, tout en prônant à merveille la philosophie "culé" qui fait la pluie et le beau temps sur les terrains d'Europe.

Le Barça de Rijjkard était celui des grandes individualités, à des milliers d'années de la grande époque symbolisée par la grinta de Cruyff. Puis Pep Guardiola est arrivé un soir de mai 2008 pour mettre un coup de balais à cette équipe catalane qui battait de l'aile. L'ancien numéro 4 des blaugranas a redoré  le blason du club en allant se servir dans son centre de formation : la Masia, créé en 1979 pour le club "culé". Le technicien espagnol peut donc maintenant récolter les lauriers : le Barca est devenu une véritable machine à gagner, écrasant le rival madrilène sur son passage. Une question saute donc aux yeux : que serait le Barça sans son centre de formation ? Et la réponse est limpide : une équipe lambda de la Liga. 

Fournisseur officiel de talents 

La Masia a formé bon nombre des champions espagnols de 2010 : Xavi, Iniesta, Puyol, Valdes, Reina et Fabregas pour ne citer qu'eux, ont fait leurs premières armes dans le centre de formation catalan. Que dire alors du fait Lionel Messi, l'un des meilleurs joueurs du monde si ce n'est le meilleur, soit lui aussi un pur produit du centre blaugrana ? Une chose est sûre : la Masia ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Récemment, Thiago Alcantara, Cuenca, Montoya ou encore Tello ont pu goûter aux joies de l'équipe première. Le Barça et la Masia sont tout bonnement indissociables, d'autant plus qu'il s'agit d'une aubaine financière pour les catalans, au vue de leur déficit, chronique aux grandes équipes. La réussite de la Masia est surtout un contre-pied parfait pour montrer que la réussite n'est pas une question de pétrodollars venus d'Orient. Mais tout ceci ne serait pas possible sans la confiance aveugle de Guardiola, qui n'hésite pas une seconde à lâcher ses petits protégés dans le grand bain.

Pep, maestro en chef 

Contre le Bate Borisov en Ligue des Champions (4-0), Pep Guardiola a décidé de donner carte blanche à la jeune garde blaugrana. La "classe biberon" catalane ne s'est pas prié de faire l'étalage de son talent, en surclassant les pauvres biélorusses. Guardiola a la chance de pouvoir compter sur une équipe B très tranchante, notamment au niveau du potentiel offensif. Mais il faut surtout souligner ici l'audace du technicien catalan, qui n'a jamais hésité à faire confiance aux produits de la Masia. Lorsque Pedro a commencé son éclosion en 2008, il était considéré comme un jeune talent de plus, cantonné au rôle de doublure durant l'intégralité de sa carrière s'il restait au Barça (une carrière à la Bojan, en somme). Mais Guardiola n'a jamais perdu espoir envers l’ailier espagnol, qui a réussi à renvoyer Henri puis Ibrahimovic sur le banc. L'ego n'a pas sa place en Catalogne. Ainsi, Eto'o, Ibrahimovic (et peut-être Villa) ont dû plier bagage du fait de leur attitude. Un trait de caractère inconnu des produits de la Masia, formé de leur plus jeune âge au sacrifice collectif pour le bien de l'équipe.   

De l'explosivité à revendre 
(Photo : Victor Valdes et Pep Reina, à l'époque où ils n'étaient pas encore célèbres)
Les nouveaux talents du Barça sont imprégnés de la philosophie culé : garder la balle et forcer l'adversaire à se découvrir. Ce qui explique l'intégration ultra rapide des jeunes pousses de la Masia. Ces derniers possèdent les bases communes aux membres de l'équipe première. Un must en matière de formation, qui permet au Barça de pouvoir faire souffler ses cadres. Ce turn-over très apprécié par Guardiola est l'un des facteurs clés de la réussite des Blaugranas ces dernières années. Il faut aussi prendre en compte que la jeune garde catalane ne nourrit aucun complexe sur le terrain face aux stars du ballon rond. Il suffit de voir le but de Thiago Alcantara contre Manchester United cet été (preuve en images ci-dessous) pour comprendre toute la force de caractère des joueurs made In Barça.




L'avenir est entre leurs mains 


La Masia est à coup sur l'avenir du FC Barcelone. L'équipe catalane a tout bonnement déjà trouvé la plupart des  successeurs des stars de l'équipe première. Sergio Roberto possède déjà toutes les qualités pour suppléer Busquets ou Mascherano. Thiago Alcantara est le futur Xavi par sa conduite de balle et la qualité de son jeu de passes. Cuenca est le futur Pedro au poste d’ailler, grâce à son sens du jeu vers l'avant. Certes, le nouveau Lionel Messi n'a pas encore été formé par la Masia. Mais si le centre de formation du FC Barcelone continue dans ce sens-là, il risque fort d'être la pépinière de non pas un, mais plusieurs Ballon d'Or en devenir.

Bastien Rambert



samedi 13 août 2011

Débat: Le Real peut t'il détrôner le Barça cette saison ?





Absolufoot ne cesse d'innover, et il est donc maintenant grand temps de lancer un débat qui fera, à coup sur, hérisser les poils de certains sans pour autant rentrer dans une polémique qui n'aurait rien lieu de faire sur notre chère plateforme. Qui dit débat, dit deux avis bien distincts et argumentés comme il se doit. C'est pourquoi je me propose pour peser le pour et le contre de la question qui trotte dans la tête de beaucoup d'observateurs du football européen: Le Real Madrid de José Mourinho est t'il capable cette saison de mettre fin à l'hégémonie du FC Barcelone, à la fois en Liga mais aussi en Ligue des Champions ? Après leur quadruple affrontement la saison passée et avant le match aller de la Supercoupe d'Espagne demain soir, il est plus que d'actualité que de mettre sur table les forces en présence, et d'évaluer si, oui ou non, le Barça va tomber de son piédestal, terrassé par son rival honni qui veut laver l'affront des dernières saisons. 

OUI, LE REAL VA PRENDRE LA MESURE DU BARCA


Les Merengues version 2011-2012: tout pour l'offensive


Il est maintenant bien loin le temps où l'attaque madrilène voyait Raul et Van Nistelrooy s'employer pour pallier leur manque de vitesse devant. Le Real Madrid est maintenant une équipe au très fort potentiel offensif, avec un souffle de jeunesse qui dynamise les phases collectives. La preuve: Benzema, Higuain, Ozil, Di Maria, Kaka (même si le Brésilien commence à devenir l'ombre de lui même) et évidemment Cristiano Ronaldo (Adebayor pourrait rebondir à Tottenham) sont capables de créer le danger devant le but à tout moment. Ajoutons à cela un nouveau maître à jouer, en la personne de Nuri Sahin, et vous obtiendrez une redoutable équipe devant. Mais le Real a aussi une botte secrète: deux latéraux capables de déborder sur l'aile mais aussi de revenir illico presto lorsque la défense montre des signes de faiblesses: j'ai nommé Sergio Ramos et Fabio Coentrao (ce dernier pouvant aussi être aligné en milieu gauche) . Le Portugais, fraîchement débarqué de Benfica, sera l'atout majeur de la nouvelle saison des Madrilènes car il est notamment en symbiose avec CR7 en sélection nationale. Sur les ailes, Ronaldo et Di Maria peuvent laisser leur vis à vis dans le vent en un coup de rein, tandis que Benzema a prouvé qu'il était très efficace dans l'axe. Du coup, on se dit que la défense catalane va être mise à rude épreuve, notamment les défenseurs centraux car Puyol commence à ne plus être aussi rayonnant qu'avant.

Garder en tête l'issue de la Coupe d'Espagne


Par rapport à la saison dernière, beaucoup de choses ont changé pour le Real: les coéquipiers d'Iker Casillas reste sur une demi-finale en Ligue des Champions face à la meilleure équipe du moment, et surtout, ils ont remporté la Coupe d'Espagne au dépend du FC Barcelone 1-0 grâce à un coup de tête magistral de CR7. Il n'est donc plus question de disette madrilène, mais d'une soif de titre nouvelle qui pourrait permettre aux Madrilènes de recommencer leur chasse aux trophées. D'autant plus que maintenant, le Real sait qu'il peut au moins battre sur un match "l’invisible Barça". C'est une donnée important que Mourinho sera ressortir je pense à bonne escient quand viendra l'heure des confrontations contre le club catalan.

La prédiction de Mourinho


Pour beaucoup, José Mourinho est un prophète du ballon rond, avec son franc-parle, sa grinta et son audace. Mais revenons un an auparavant, quand le Portugais a pris ses fonctions dans la "Maison Blanche" L'ex-entraîneur de Porto avait alors dit : "Le Real Madrid sera champion dans deux ans". La prophétie va t'elle se réaliser à l'aube du coup d'envoi de la Liga ? Si l'on regarde le palmarès du Special One, on serait tenter de le suivre aveuglement, tant il a su faire taire les détracteurs les plus sournois. D'autant plus qu'il n'a jamais été titré champion en Espagne, au contraire de L'Italie, l'Angleterre et le Portugal. Va t'il y remédier ? La saison dernière a pu donner des motifs de satisfaction et d'espoir au technicien lusitanien, car les Madrilènes ont longtemps été dans la course au titre, avant de finalement devoir se faire une raison face au réalisme catalan. Rien n'exclut donc que cette année les Merengues fassent enfin la différence face à leur ennemi de toujours.

Le Real a survolé sa préparation, à l'inverse du Barça

Dernier point qui semble jouer en faveur du Real: Les Madrilènes se sont promenés lors de leur phase de préparation, certes face à des adversaires de (très) "petit calibre". Pendant ce temps-là, les hommes de Pep Guardiola ont buté sur Manchester United (1-2) avant de connaitre un revers plutôt inhabituel contre l'équipe de MLS des Chivas. Une victoire des Madrilènes en Supercoupe d'Espagne contre un Barça peut être pas assez affûté boosterai le capital confiance de l'équipe de Mourinho, qui pourrait alors aborder la saison avec sérénité et envie, tout en gardant en tête cette victoire capitale pour la suite des évènements.

NON, LA DOMINATION DU BARCA EST SANS ÉGALE


Les Blaugranas écrivent l'histoire du ballon rond


Ce n'est pas un titre prophétique ni partisan, mais belle et bien une réalité footballistique.  Le Barça de Guardiola est entrain décrire l'histoire du football grâce à ses razzias de trophées et son jeu séduisant qui émoustille les quatre coins du globe. Les matchs symbolisant la main mise catalane sur le football européen sont légions. Nul besoin d'aller dépoussiérer de vieilles archives pour en avoir la preuve: il suffit de regarder l'issue de deux matchs du FC Barcelone en Ligue des Champions la saison dernière:  le premier fût celui contre Arsenal en 1/8 de finale retour. Battus 2-1 à L'Emirates, les Catalans étaient dans l'obligation de tout donner pour l'attaque, s'exposant ainsi à la vitesse de contre des hommes d'Arsène Wenger. Pourtant, les Blaugranas n'ont pas concédés de tir dans cette partie, remportée 3-1 grâce à un nouveau chef d'oeuvre de Lionel Messi. Deuxième exemple: la finale remportée au dépend de Manchester United: beaucoup s’avançaient à dire que les Mancuniens étaient bien plus affûtés que les Catalans, qui avaient beaucoup souffert tout au long de leur campagne européenne. Tout le monde connaît la suite. Même diminué ou affaibli, le Barça arrive toujours à se transcender lors des grandes occasions, comme peut l'être un Classico.

Tant que Messi évolue à ce niveau là, le Real souffre


Lionel Messi vs Cristiano Ronaldo. On pourrait faire un débat sans fin entre ces deux star, mais c'est loin d'être le sujet qui nous anime aujourd'hui. Revenons cependant à l'Argentin, pour montrer ici que la Pulga peut à lui tout seul tourmenter les Madrilènes. Lors de ce fameux match aller de la demi-finale de la Ligue des Champions à Santiago Bernabeu, Lionel Messi coupe la trajectoire d'un centre millimétré d'Ibrahim Affelay pour ouvrir la marque. Dix minutes après, le génie argentin percute plein centre, laisse quatre madrilènes sur le carreau et ajuste "San Iker" avec une facilité déconcertante. C'est là que se fait essentiellement la différence entre Ronaldo et Messi. L'Argentin a sorti de nombreuses fois son équipe des situations difficiles, alors que Cristiano, qui a certes fini meilleur buteur de Liga, empile les buts contre les équipes inférieures sans arriver à peser sur les Classicos (je met de côté la Coupe d'Espagne,bien entendu). Tant que Messi est au four et au moulin, les Catalans peuvent profiter des jours paisibles et du rayonnement de l'éclair albiceleste.

Un groupe homogène, renforcé par Sanchez et Fabregas

Si le dossier Fabregas devrait être bouclé une bonne fois pour toute dans les prochaines heures, celui d'Alexis Sanchez a été géré à la perfection par le Barça. Le buteur de poche chilien a été arraché à coup de millions à L'Udinese. Renard des surfaces et doté d'une vivacité indéniable, il va apporter un vent de fraîcheur à l'attaque catalane, et pousser de se fait Pedro sur le banc. Je pense que ce n'est pas une mauvaise chose, car Pedro commençait à prouver ses limites en étant aligné à chaque d'entrée par Guardiola. Il va maintenant évoluer dans un autre registre, celui de joker de luxe, et ainsi pouvoir prouver à Pep qu'il est bien indispensable à la mécanique blaugrana. Les départs de Bojan et de Milito ne devraient pas affecter le collectif bien huilée du triple tenant du titre de la Liga. De nombreuses fois, on a pu observer que la continuité est la clé de voûte du maintien d'une équipe vers les sommets. Les Catalans ont toujours soif de victoires, et seront encore cette d'année d'attaque pour imposer un rythme effréné à leurs adversaires, pour continuer leur main mise sur le championnat ibérique. Enfin, Cesc Fabregas, formé par la Masia, devrait se glisser comme un lettre à la poste dans l'équipe de Guardiola, pour le plus grand bonheur des socios catalans.

L'avantage psychologique est du côté de Barcelone

Indéniablement, le FC Barcelone part encore et toujours avec un avantage psychologique sur son éternel rival. Le Real Madrid n'a plus battu le Barça en championnat depuis le 8 mai 2008, avec une victoire 4-1 grâce à des réalisations de Raul, Robben, Higuain et Van Nistelrooy. Autant dire une éternité. Les Barcelonais savent donc pertinemment que le Real veut tout faire pour faire taire ses statistiques, ce qui le rend vulnérable au jeu à une touche de balle des Catalans, organisé au millimètre par les deux métronomes made in Barça que sont Xavi et Iniesta. De plus, la dynamique des hommes de Guardiola n'a pas été brisée par les éventuels départs, et la Masia est un réservoir inépuisable de talent. Il n'a qu'a voir Thiago Alcantara balle au pied pour comprendre la réussite du centre de formation du FC Barcelone. Avec une équipe toujours aussi impressionnante, le Barça devrait donc conserver cet avantage psychologique.

L'AVIS DU REDACTEUR: LE BARCA RESTERA DEVANT LE REAL


Cette saison, et bien plus que le précédentes, je pense que le FC Barcelone va devoir vraiment s'employer pour conserver son titre. Les Madrilènes semblent de plus en plus à portée de fusil. Mais avec Xavi, Iniesta et Fabregas pour organiser le jeu, Busquets pour rajouter de la densité physique, la qualité de relance de Piqué et enfin le trident offensif Messi-Villa-Sanchez, je pense que le Barça va une nouvelle fois prendre la mesure du Real. Certes, si l'on compare les individualités des deux équipes, on peut se dire que le Real a plus de joueurs capables de frapper au but à tout moment. Mais il n'ont pas un Lionel Messi en route pour son troisième ballon d'or consécutif. Domination du Barca donc cette saison, mais pas de la tête et des épaules. Assez tout de même pour frustrer une année supplémentaire les socios merengues. L'association Coentrao-Ronaldo, liée au pic de forme de Benzema, peut faire une brèche dans la défense catalane. Mais je pense que dans les moments fatidiques, le Barça fera triompher son collectif, avec les apparitions des produits de la Masia, qui feront donc pencher la balance en faveur du FC Barcelone. Enfin, l'arrivée de Cesc Fabregas, attendue de pied ferme par les supporters et ses coéquipiers, pourrait être le plus qu'il fallait au Barça pour contrer la nouvelle armada madrilène.


Voila donc les deux opinions exposées, je vous laisse à vos claviers pour réagir, donnez votre propre avis, argumenter le débat vers de nouveaux points ou pourquoi pas proposez vous même un autre débat que nous nous ferons le plaisir de décortiquer.


Retrouvez par l'avis d'Hakson et de Youseff sur la question dans la partie commentaire.


Bastien Rambert