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mardi 15 mai 2012

Un week-end officiel!

Le talent n'a pas de taille
C'est aujourd'hui que la France a officiellement un nouveau Président en la personne de François Hollande. Quel rapport? C'est la suite d'un long week-end de récompenses et autres titres honorifiques qui ont été décernés dans la planète football. Montpellier presque champion, Auxerre officiellement en Ligue 2, Manchester City au finish et la cérémonie UNFP ont été tout au long du week-end l'aboutissement de la saison. En attendant la deuxième pré-liste de Laurent Blanc ce soir concernant les joueurs de Ligue 1, retour sur ce week-end passionnant!

Aguero envoie les citizens au septième ciel!

Au terme d'un match incroyable, et avec une ambiance survoltée, Manchester City est devenu champion d'Angleterre en s'adjugeant la victoire dans les toutes dernières minutes contre QPR sur le score de 3-2. La donne était simple, City, qui devançait avant ce match United sur la différence de but, devait s'imposer. La cible fut a priori de portée, puisque QPR, emmené notamment par Barton ou encore Cissé et l'ex futur prodige Tarrabt. A cinq minutes de la fin du match, City était mené 2-1 sur sa pelouse tandis que United s'imposa dans le même temps du côté de Sunderland. Dzeko, sur un corner admirablement tiré par Silva, permet de relancer les espoirs de tout un stade. Et Aguero, sur une belle glissade de Balotelli, fait survolter de joie tout un pays, non pas par le fait que City soit champion, mais que la Premier League soit le championnat le plus passionnant du monde! Comme dirait Stéphane Guy, " vive le sport, vive le football, vive le foot anglais!" 
Montpellier, la fête avant l'heure! 
Au présent de vérité générale, tous les observateurs du football s'accordent tous à dire que Montpellier est désormais Champion de France. Au terme d'une victoire arrachée dans les dernières secondes par un but de Karim Aït-Fana ; Montpellier, à une journée de la fin,  a posé un pied et demi sur Hexagoal. Les hommes de René Girard devancent désormais le Paris Saint-Germain de trois points. A moins d'un cataclysme inouïe, et donc d'une défaite contre Auxerre, Loulou Nicollin pourra se faire une crête dès la semaine prochaine. De plus, que Paris, victorieux d'une équipe de Rennes pratiquement inoffensive, se déplace à Lorient qui ne réussit pas au club de la capitale et qui surtout joue sa peau pour rester en Ligue 1! 
En revanche, c'est définitivement la fin pour Auxerre qui descend en Ligue 2.  Les causes sont principalement connue, en l'occurrence la gestion calamiteuse de Bourgoin et une après Ligue des Champions malmaîtrisée! Guy Roux sur le plateau de Canalplus déplorant la destruction de son travail de 30 ans en 7 ans risque malheureusement de voir l'AJA sombrer dans les abîmes de la Ligue 2 tout comme Metz, relégué en National, mais surtout Nantes! 

Ce n'est pas un Hazard! 
Hier soir, ce fut la remise des trophées UNFP. Mise à part la formidable performance d'un Julien Cazarre des grands jours, la flopée de récompenses a été attribué surtout à Montpellier. Trophée du meilleur entraîneur à René Girard qui le mérite amplement, trophée du meilleur espoir à Belhanda qui le mérite uniquement sur le plan sportif et l'équipe type composé de moitié de joueurs provenant du Montpellier. Le meilleur gardien est encore une nouvelle fois Hugo Lloris et le meilleur joueur est once again Eden Hazard.Le prodige belge qui se dirigerait selon certaines rumeurs à Manchester City s'est vu remettre le titre meilleur joueur du championnat de France. Un choix qui peut être sans doute contesté vu les saison de Giroud et de Nêné entre autre. Ce titre est aussi une aubaine pour Lille qui va pouvoir encore le vendre plus chère lors des négociations qui vont être entamer, ou qui le sont déjà peut-être!

Del Piero, Gattuso, Nesta, Seedorf, Inzaghi...

C'est un véritable tsunami de départs qui est en train de se produire du côté de l'Italie, et voici pour moi, le départ le plus marquant!



Hakim ( @absolufoot et @khakim2)



mercredi 25 janvier 2012

Chelsea, le vrai coup de Blues

                          Fernando Torres, symbole du mal-être des Londoniens


Manchester au paradis, Londres au tapis. Le Super Sunday a livré un verdict limpide : les deux équipes mancuniennes vont se livrer un mano-à-mano entre elles pour le titre en Premier League. Derrière, la meute londonienne (Arsenal, Tottenham et Chelsea) devra quant à elle cravacher pour les dernières places européennes. Une situation indigne pour les Blues, champion d'Angleterre il y a deux ans. Seulement voilà, un sérieux grain de sable semble enrayer la machine, et la qualification pour la prochaine campagne de la Ligue des Champions est bien loin d'être acquise ....


31 Janvier 2011. Chelsea créait la sensation sur le marché des transferts en arrachant Fernando Torres à Liverpool pour la modique somme de 58 millions d'euros. Les observateurs s'accordaient alors pour dire que l'ibère était prêt à relancer sa carrière à Londres et allait par la même occasion aider les Blues à conserver la couronne de champion d'Angleterre. Un an plus tard, le constat est frappant : Torres est le symbole même du mal-être de Chelsea. En 40 matches, l'ancien crack de l'Atlético Madrid n'a fait parler la poudre qu'à cinq reprises. Mais il n'est pas le seul à blâmer, loin de là...


Une cohésion, quelle cohésion ?

Si Torres cristallise les critiques en attaque, il en va de même pour André Villas Boas au sujet de la gestion du club. Le "Spécial Two", fraîchement débarqué de Porto l'été dernier, n'a pas réussi à imposer sa marque de fabrique sur le club londonien. Pire, il est constamment décrié pour ses choix. On lui reproche entre autres de ne pas construire l'équipe autour de Torres, avec Juan Mata dans le rôle du maître à jouer. Mais c'est surtout au niveau de la cohésion du groupe que Chelsea inquiète. Le technicien portugais n'arrive pas à provoquer l'unanimité autour de lui, et les joueurs peinent à se motiver entre eux pour tenter de redresser la barre. On est bien loin de l'époque de Carlo Ancelotti, lorsque Chelsea faisait état d'un fighting spirit à toute épreuve. Villas Boas semble donc impuissant pour gérer un club qui a le moral en berne. Dimanche, la tendance s'est encore confirmée. Le club londonien a raté le coche en faisant match nul contre Norwich City (0-0). Auteur d'une prestation encore une fois jugée décevante, Fernando Torres a raté l’immanquable après s'être frayé un chemin jusqu'au but. Mais la dérive était pleinement collective. A tel point que les stars du club semblent maintenant tenter d'aller voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs.

Les stars veulent quitter le navire


Combien de membres de l'équipe actuelle de Chelsea seront encore-là au début de l'exercice 2012-2013 ? C'est la question que l'on est en droit de se poser au regard des dernières rumeurs qui entourent le mercato hivernal. Il est déjà entériné que Nicolas Anelka s'est engagé avec le club chinois de Shanghai Shenshua. Didier Drogba, actuellement à la CAN, pourrait-être tenté de suivre le français dans son périple s'il ne parvient pas à un accord concernant la durée de prolongation de son contrat. Mais ce n'est pas tout. Le PSG, grand acteur de ce marché hivernal, devrait enrôler Alex d'ici la fin de la semaine, pour cinq millions d'euros selon l'édition du Parisien du 24 janvier. Par ailleurs, Frank Lampard n'a pas caché son intérêt pour le projet parisien, bien qu'aucune offre ne soit pour l'instant arrivée sur la table du club de Bruce Buck. Quand le bateau coule, les rats quittent le navire dit le dicton. Par respect pour les joueurs de qualité qui composent l'effectif de Chelsea, il ne faudrait pas prendre cela pour de la désertion. Il s'agit plutôt d'une tentative de la part des joueurs de mettre la pression sur le club et son entraîneur, qui va devoir se mettre en quatre pour que Chelsea reste accroché au wagon de la Ligue des Champions pour l'année prochaine.

La concurrence guette le moindre faux pas

Habituellement, l'équipe de Chelsea se battait comme un beau diable pour le titre si prestigieux de champion d'Angleterre. Cette époque semble révolue, lorsque l'on constate notamment que la notion de Big Four est devenue obsolète. Liverpool et Arsenal sont à la traine, tandis que Tottenham est plus que jamais la troisième force sur les terres de la Perfide Albion. Et Chelsea dans tout ça ? A la traine aussi, merci bien.  Les coéquipiers du sulfureux John Terry n'arrivent pas à enchaîner plusieurs succès consécutifs. Pire encore, ils donnent le bâton pour se faire battre en ne profitant pas des faux pas adverses. Illustration même avec le match nul de ce week-end alors que, dans le même temps, Arsenal chutait contre Manchester United (1-2). Avec cinq points d'avance sur les Gunners, Chelsea peut quand même voir venir. Mais rien n'est moins sûr, tant que Chelsea n'aura pas passé la seconde cette saison.


Quelles solutions pour redresser la barre ?

Si le titre est définitivement hors de portée des hommes d'André Villas Boas, il n'en va pas de même pour la FA Cup. Encore engagé dans la compétition, Chelsea se rendra sur le terrain des Queen Park Rangers samedi prochain dans le cadre des 16e de finale. L'occasion rêvée pour retrouver un semblant de confiance. Ensuite, l'équipe londonienne doit surtout s'organiser devant, pour pallier l'absence du métronome Drogba. Avec un Daniel Sturridge au rendez-vous, les Blues peuvent frapper fort. Mais tout est sous condition : Villas Boas doit demander plus à Raul Meireles, trop peu offensif depuis le début de la saison. Le retour en grâce de Chelsea doit aussi passer par la résurrection de Lampard, aux abonnés absents ces derniers temps. Quoi qu'il en soit, le blues doit vite s'échapper des esprits londoniens. Sous peine de sortir le bleu de chauffe en Europa League la saison prochaine.


Bastien Rambert

mercredi 11 janvier 2012

Tottenham, la Bale est dans leur camp

Gareth Bale veut mener Tottenham vers les sommets de la Premier League

La lutte intestine entre les deux écuries mancuniennes pour le titre de champion d'Angleterre est en train de desservir les ambitions d'une troisième équipe : Tottenham. Sans bruit et surtout sans faux-pas, l'équipe londonienne a tout bonnement réussi à se raccrocher au train d'enfer mené par les deux rivaux honnis. Au point de ne compter que trois points de retard sur United, avec un match en moins, disputé ce mercredi soir contre Everton. Les Spurs ont donc les cartes en mains pour réaliser un magistral coup de maître en damnant le pion aux deux Manchester. On en est encore loin, mais rien ne semble résister aux hommes d'Harry Redknapp, qui ont déjà réalisé l'exploit de renvoyer trois membres du défunt "Big Four" à leurs études.


La pression est à Manchester

Dès le début de l'exercice 2011-2012 de Premier League, on écrivait sur cette plateforme que le football anglais serait à Manchester cette année. Au vue du classement actuel (City 1er, United 2e), nous avions bien raison. Mais force est de reconnaitre que Tottenham est en pôle position pour contrarier ce mano-à-mano mancunien. Car la pression est sur les épaules des deux Manchester : lorsque l'un des deux gagne, l'autre se doit de répondre immédiatement sous peine de perdre de précieux points. La marge d'erreur est donc infime, ce qui laisse place à certains accidents (la défaite des Citizens contre Sunderland 1-0 ou encore celle des Red Devils contre Blackburn 3-2). De son côté, Tottenham s'en frotte allègrement les mains. L'équipe londonienne évolue sans véritable pression, du fait de la relative méforme des anciens membres du Big Four (Arsenal, Liverpool et Chelsea), qui tournent sur courant alternatif cette saison. A mi-saison, les Spurs peuvent rejoindre United en cas de victoire contre Everton dans leur match en retard. Une situation qui s'explique par un meilleur calendrier que lors de leur précédente épopée outre-manche.


Un calendrier plus "light" que lors du dernier exercice

L'année dernière, Tottenham avait fait chuter le Milan AC en Ligue des Champions avant de céder face à la furia madrilène. Une débauche d’énergie que les londoniens ont finalement payé en Premier League, terminant l'exercice à la 5e place, à six points de la place qualificative pour le tour préliminaire de la coupe aux grandes oreilles. Cette saison, les hommes d'Harry Redknapp ont dors et déjà fait une croix sur leurs rêves de titre en Europe, en disparaissant sans gloire lors de la phase de poule de la Ligue Europa. Mais il y pourrait finalement y avoir une très grande compensation à leur  malheur : avec un calendrier allégé des rencontres européennes, Tottenham va pouvoir pleinement se concentrer sur le championnat anglais, au contraire des deux machines mancuniennes, encore en course dans l'ancienne C3. La patience de White Hart Lane pourrait être enfin récompensée, sachant que le dernier titre de champion d'Angleterre des Spurs remonte à 1961. Autant dire une éternité ! Mais les vents semblent irrémédiablement pousser les coéquipiers de Bale, qui peuvent aussi se féliciter d'avoir enfin trouvé l'équilibre idéal pour jongler entre les matchs phares et les rencontres de moindre importance.


Une meilleure gestion des matchs

Au soir de la troisième journée, Tottenham pointait à la dernière place du classement, après deux gifles reçues des mains de ses vis-à-vis mancunien (3- 0, 1-5). Quatre mois plus tard, les Spurs peuvent rejoindre Manchester United à la deuxième place du classement. Une situation invraisemblable, qui s'explique par la solidité défensive des hommes d'Harry Redknapp. Brad Friedel et sa défense cadenassé à triple tour (Kaboul, King, Walker, Gallas ...) n'ont encaissé que 20 buts cette saison, faisant du club londonien la quatrième meilleure défense d'Angleterre. Les Spurs gèrent donc mieux leurs matchs par rapport aux saisons précédentes, et cela se perçoit aussi sur le front offensif : la fluidité du quatuor magique (Bale-Van Der Vaart-Modric-Lennon) permet l’orchestration des contres assassins, conclut par un Adebayor à la fleur de l'âge, ou par l'éternel mal-aimé Pavlyuchenko. Cette nouvelle réussite des Londoniens ravit leur entraîneur, conscient que son équipe doit saisir sa chance cette année, car il y a irrémédiablement de la place pour bousculer l'ordre établi : "Nous en saurons mieux sur notre position à la fin du mois de janvier. Cela pourrait être un mois crucial pour nous " a confié le technicien anglais dans les colonnes du Sun lundi dernier. Tottenham peut-il donc triompher des deux Manchester avec son effectif actuel ? Une question épineuse, tant la profondeur du banc des Red Devils et des Citizens est incroyable.


Recruter pour mieux régner ?


" Et si nous pouvions recruter deux joueurs supplémentaires au cours du mois de janvier, qui sait où cette saison pourrait nous mener ? Je ne suis pas sur le point de dire que la Premier League va revenir à Tottenham, car il y a encore beaucoup de monde qui a son mot à dire " Par ses mots, Harry Redknapp a avoué que Tottenham avait besoin de deux renforts supplémentaires pour espérer pouvoir tout donner jusqu’au sprint final du championnat anglais. Les paroles de celui qui entraîne les Spurs depuis 2008 ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd : aux dernières nouvelles, le club se serait positionné sur Loïc Rémy et Sagbo. Suffisant pour contrecarrer le duo infernal mancunien ? L'avenir nous le dira. Les Spurs doivent tout d'abord se concentrer sur le match contre Everton ce soir, car un programme dantesque qui les attend par la suite : deux déplacements périlleux à Anfield et l'Emirates Stadium (24e et 26e journée), la réception de l'outsider Newcastle (25e j), avant la confrontation phare contre United pour le compte de la 27e journée. Les Spurs n'auront pas le temps de souffler.  La gloire passe par le refus d'abnégation. 


Bastien Rambert

lundi 9 janvier 2012

Scholes, pas du tout old school

                  Paul Scholes est sorti de sa retraite pour aider son club de coeur

L’annonce, bien gardée, a fait l’effet d’une bombe ! Dimanche sur les coups de midi, les supporters de Manchester United ont appris presque par hasard sur le site internet de leur club de cœur que l’une des icônes du Théâtre des Rêves rechaussait les crampons: A 37 printemps, Monsieur Paul Scholes est de retour et c’est tout Old Trafford qui a pu rugir de plaisir lorsque l’emblématique rouquin remplaça Nani à l’heure de jeu, contre le voisin honni de City, dimanche lors de sa victoire 3-2 en 32e de finale de la Cup.

C’est un improbable come-back qui vient alimenter la folle histoire d’amour qui lie Paul Scholes à Manchester United depuis maintenant près de 17 ans. Après avoir raccroché les crampons en mai dernier, Paul Scholes a décidé de sortir de sa retraite ! Un peu plus de huit mois après avoir officiellement annoncé sa décision de mettre un terme à sa carrière de footballeur professionnel (le 31 mai 2011 après la finale de la Ligue des Champions perdue contre Barcelone 3-1), le milieu de terrain anglais a accepté de venir prêter main-forte à ses anciens partenaires, et surtout à son ancien mentor Sir Alex Ferguson, contraint de faire face à une multitude de blessures au sein de son effectif.

La durée du bail ? Une pige de cinq mois qui lie l’ancien numéro 18 (il portera dorénavant le 22 puisque Young a récupéré le 18 cet été) jusqu'à la fin de la saison avec les Red Devils. Une annonce qui a ravi son entraineur, qui œuvrait depuis quelques semaines en coulisses pour convaincre son ancien protégé de reprendre la compétition. "C'est fantastique que Paul ait pris cette décision, a expliqué le technicien écossais sur le site officiel du club. C'est toujours triste de voir les grands joueurs arrêter leur carrière, surtout quand ils le font trop tôt. Mais il est resté en forme et j'ai toujours su qu'il pourrait faire une autre saison." Mais derrière cette bonne nouvelle, la question qui se pose inévitablement est la suivante : que peut bien apporter le vétéran Paul Scholes à son équipe ? Avec le feuilleton Beckham, la Ligue 1 s’est enflamée dans un débat sans fond : à 37 ans, peut-on apporter un plus sur le rectangle vert ? Si le PSG ne pourra répondre à cette interrogation par l’affirmative, ce n’est pas le cas du manager des Red Devils qui a pu observer la bonne prestation de l’international anglais (66 sélections, 14 buts) face au leader de Premier League, certes réduit à dix dès la 12e minute de jeu. La conclusion est limpide : Scholes manquait à United !
 
Effet immédiat

Remplaçant lors du derby face à Manchester City pour le compte du 3e tour de la FA Cup dimanche, Paul Scholes est entré pour disputer les trente dernières minutes de jeu. Confronté à une cascade d'absences à tous les postes, Ferguson était ainsi privé pour cette rencontre de Tom Cleverley, Ashley Young, Michael Owen et Darren Fletcher, touché par une maladie intestinale et dont aucune date de retour n'a été avancée pour le moment. Et du haut de son mètre soixante-dix, le milieu aux désormais 466 matchs sous la tunique des Reds Devils a confirmé qu'il avait encore les jambes pour apporter à son club de toujours. En 30 minutes le bilan est loin d’être déplaisant : Scholes a délivré 71 passes, avec un taux de réussite de 97% à en croire les statisticiens d’Opta. Aucun autre joueur de MU n'a fait mieux de toute la rencontre. Un impact immédiat qui devrait redonner le sourire à Sir Alex Ferguson, dont l’équipe en Premier League court encore à 3 points de sa victime d’hier.

L’autre avantage du retour du rouquin est d’apporter un plus à un milieu de terrain qui manque cruellement d’expérience bien que Giggs délivre encore quelques caviars à ses partenaires. Avec dix titres de champions d’Angleterre, deux Ligue des Champions (1999 et 2008) ainsi que deux autres finales (2009 et 2011) le vétéran se voit bien guider les jeunes pousses de Manchester vers un 20e titre de champion, comme il l’a déclaré à la BBC : "J'ai hâte d'aider ce grand club à remporter encore plus de succès."

Gautier Aebischer

vendredi 25 novembre 2011

Ligue des Champions J5: Le Bilan d'absolufOot partie 2

Ribéry congratulé par ses coéquipiers
Il est désormais temps d'attaquer la deuxième partie du bilan de la cinquième journée de la Ligue des Champions à la sauce absolufOot! Si l'on connaît d'ores et déjà certains qualifiés comme Arsenal ou encore le Real Madrid, les clubs anglais comme Manchester United ont bien du mal à décrocher le précieux sésame! Retrouvez la surprise par Bastien, le match Platini par Hakim, le coup de coeur de chacun d'entre nous et enfin la Lucky Luke de la journée!

La surprise:


Le finaliste de l'édition 2010-2011 n'est pas encore qualifié pour les huitièmes de finale, c'est un comble ! D'autant plus que Manchester United n'a pas hérité de la célèbre "poule de la mort", en héritant de Bâle, de l'Otelul Galati et du Benfica dans la poule C. Seulement voilà, les Reds Devils aiment se compliquer la tâche cette saison. Un peu moins mordant et efficace, les hommes de Sir Alex Ferguson traversent cette Ligue des Champions sans bruit, mais au risque de disparaître dès la phase de poule. Impossible me direz-vous ! Pourtant, il faudra que les Mancuniens soit sur leur garde en Suisse, après le 3-3 initial arraché par la bande à Alexender Frei à Old Trafford. Mathématiquement, les coéquipiers de Rooney partent favoris (un point et quatre buts en plus pour Manchester), mais l'Inter Milan et Chelsea ont prouvé qu'a force de trop tergiverser, on se prend les pieds dans le tapis. Décidément, les géants vacillent cette année. Aux Red Devils de retrouver l'étincelle de leur jeu, un bon début pour s'attaquer au gros morceau: rattraper City. (Bastien)

Le match Platini!
 Petit rappel pour vous signifier ce qu'est le match Platini! C'est le match dont très clairement tout le monde s'en fout.  Sur le papier, c'était le match entre Galati et le FC Bâle qui était prédestiné à être notre heureux élu mais vu le déroulement de celui-ci et le score final qui était de 3-2 pour les suisses, il serait cruel de le nommer pour cette journée! C'est donc le match entre le BATE Borisov et le Viktoria Plzen qui est notre lauréat pour cette cinquième journée! Victoire au final 1-0 pour Plzen par un but inscrit par Marek Bakos ce qui permet à son club de se placer idéalement avant la quatrième et dernière journée à la troisième place et obtenir un ticket pour l'Europa League!


La Lucky Luke!

Notre lauréat est une fois de plus Kevin Prince Boateng pour son magnifique but inscrit contre le FC Barcelone ( voir résumé du match par Bastien dans la première partie).

Le coup de coeur!

Bastien:  
Pas besoin d'aller chercher bien loin: mon coup de cœur de la semaine va à l'Apoel Nicosie. Le club chypriote à réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale, en s'extirpant d'une poule assez relevée (Donetsk, Porto et le Zénith Saint Petersbourg). Pendant ce temps là, Lyon et ses millions n'arrive pas à faire déjouer une faiblarde formation de l'Ajax. Cherchez l'erreur ... En tout cas, le football a parlé et c'est toujours un plaisir de le souligner.

Hakim: Cette semaine, c'est la très belle victoire de Naples sur son terrain contre les citizens de Manchester City! Dans une ambiance de feu et par un doublé de Cavani, les napolitains se sont imposé deux buts à un et sont quasiment qualifiés pour les huitièmes de finale de la coupe aux grandes oreilles!


La team d'absolufOot!

ps: demain publication des pronostiques!

mercredi 26 octobre 2011

City, le début d'une nouvelle ère ?

                               David Silva explose sous le maillot des Citizens


Anarchy In The UK ! L'hymne des Sex Pistols est d'actualité dans la perfide Albion, au moment où le sacro-saint règne de Manchester United est remis en cause par le rival honni, Manchester City. Dimanche dernier, les Citizens ont infligé une fessée monumentale aux Red Devils (6-1), qui plus est à Old Trafford. Un fossé a séparé les deux équipes, tant les hommes de Roberto Mancini ont survolé la rencontre du début à la fin, sans aucune rébellion adverse.. Les Skyblues, véritable vilain petit canard outre-manche, commence enfin à être pris au sérieux. La révolution est en marche. Tremblez Sir Alex, car City risque fort de ne pas être un feu de paille.
 
Jamais Sir Alex Ferguson n'avait connu une telle convenue. Se faire torpiller 6-1 par l'ennemi historique, cela vous coupe le souffle. Le technicien écossais a reconnu avec panache la supériorité des hommes de Roberto Mancini. Mais qui aurait pu prévoir un tel score ? Absolument personne. En début de saison, on s'est avancé en disant que Manchester serait la place forte du football anglais cette saison. C'est toujours le cas. Mais le mano à mano tant attendu est devenu un numéro de soliste à mettre à l'actif des Citizens. Et cette nouvelle hégémonie est bien partie pour durer un bon bout de temps.
 
Un arsenal offensif démentiel 

Roberto Mancini dirige une véritable dream team en attaque, c'est indéniable. Le controversé entraîneur des Citizens peut même se permettre de laisser le gendre de Maradona, Sergio Agüero, sur la touche pendant plus d'une heure. Quelle équipe possède ce luxe ? Il faut dire que les titulaires sont particulièrement brillants depuis le début de la saison. On a enfin mis un collier au chien fou transalpin Mario Balotteli. Dzeko, point d'ancrage implacable pour les Skyblues, fait preuve d'un réalisme à toute épreuve. Et quand Aguero rentre, c'est généralement lui qui vient porter le coup de grâce. Du coup, Tévez ronge son frein sur le banc. Encore un luxe de la part des mancuniens. Mais toute cette déferlante offensive ne serait pas possible sans un maestro à la baguette.

Silva, M
onsieur plus 

David Silva est pour beaucoup quant à la première place en Premier League qu'occupent les Skyblues en ce moment. Le gaucher espagnol virevolte balle au pied, et son association avec Barry et Nasri est des plus prometteuses. La recrue phare des Citizens depuis leur rachat est vraiment Silva. Certes, la rédaction d'Absolufoot est sous le charme du champion du Monde (Hakim sera le dernier à me contredire ), mais il faut noter que Silva est dans tous les bons coups. Incisif balle au pied, le milieu des Citizens possède une vision du jeu que peu développent en Angleterre. Son match contre United samedi a montré que l'ex-crack de Valence était monté d'un cran. Il est le facteur X d'une équipe de City portée vers l'avant.

Une défense sans fuite 

Pour beaucoup, Les Citizens sont incapables de défendre. Ils se trompent. La bonne santé des Skyblues s'explique en partie par la solidité retrouvée de l'arrière garde. Incluons Joe Hart dans le lot, car le portier mancunien brille par ses réflexes. Kolo et Yaya Touré, Lescott, Kolarov et Micah Richards. Voilà les cinq
 larrons qui mettent à mal les velléités offensives adverses. Mais pour que les Citizens soient vraiment respectés à leur juste valeur, il faut qu'ils réussissent un bon parcours en Ligue des Champions.

L'Europe pour la rédemption 

Manchester City traîne une réputation de pompe à fric depuis l'arrivée des millionnaires qataris et le transfert rocambolesque de Robinho en 2008. Il faudrait sérieusement passer à autre chose. Le PSG ne se plaint pas des millions venus d'Orient, et il n'a pas pour autant vendu son âme au diable. Mais la critique est tenace, et seul un bon parcours en Europe (avant de rêver du titre en Premier League) pourrait en partie éponger la rancune vorace contre City. Les hommes de Mancini doivent donc s'extirper du groupe de la mort (Villareal-Naples-Bayern Munich) pour se faire une place dans le Gotha européen. Au vue de leur match à Old Trafford, cela parait dans leurs cordes.

Bastien Rambert

lundi 29 août 2011

Nasri, le choix de la raison





"Les rats quittent le navire": voilà comment certains supporters d'Arsenal ont commenté le départ de deux de leurs principales stars, Cesc Fabregas. Si le départ de l'espagnol pour retrouver son club formateur était inévitable, celui de l'ex marseillais était beaucoup plus imprévisible, d'autant plus que l'international tricolore jouissait de la confiance aveugle de Wenger et du soutien de tout L'Emirates. Alors pourquoi Nasri a t'il quitté les Gunners ? Pour enfin pouvoir associer talent et titres. Difficile d'en vouloir à Nasri, qui a quitté le navire londonien juste à temps pour ne pas connaitre l'humiliation suprême de dimanche contre United (8-2). Du fait d'avoir rejoint les Citizens, il va devoir en faire deux fois plus pour montrer qu'il n'est pas une énième starlette en quête de gloire du côté de Manchester.


Difficile de rejoindre Manchester City pour un joueur sans être catalogué comme un chercheur d'or. Mais honnêtement, il n'y a pas besoin de se rendre outre-manche pour se rendre compte que certains joueurs signent dans des grands clubs dans l'idée d'empocher un gros chèque, avant même de penser aux épopées sportives. Samir Nasri a donc vite été rangé dans cette boite, d'autant plus qu'il a rejoint un effectif des Citizens déjà pléthorique. Mais si on analyse en détail les raisons de son transfert chez les Skyblues, on comprend alors qu'il a fait le bon choix, celui de la raison. 

Arsenal était à la dérive 
  
Samir Nasri doit beaucoup à Arsène Wenger. C'est l'alsacien qui a lancé le minot phocéen dans le bain de la premier league en 2008, et qui l'a fait du même coup éclore à plus haut niveau. le choix du coeur aurait donc été pour Nasri de rempiler une année de plus, pour sauver les canonniers londoniens, qui ressentaient déjà le vide depuis le départ de leur maître à jouer, Fabregas. Mais dans toutes ses interviews, le tricolore a souligné qu'il n'avait jamais remporté de titres. De facto, le système Wenger basé sur le recrutement de très jeunes joueurs s'effondrait comme un château de cartes. Pour un joueur en soif de trophées, il était donc plus que rationnel de prendre les voiles, sachant que City présente un vrai projet. La pilule va peut être avoir du mal a passer pour les supporters londoniens, mais ils doivent comprendre qu'il ne tenait pas en Nasri un Léo Messi fidèle jusqu'à la dernière larme. La situation est bien différente par rapport au Barça, qui truste tous les titres. Le français a donc voulu se donner le maximum de chances pour réussir, comme Ronaldinho l'avait fait lorsqu'il avait quitté le PSG pour rejoindre le club catalan. On exclut donc le caprice du tricolore, et l'on comprend donc qu'il veut s'imposer au sein des Citizens, qui ont fait de Nasri un élément phare de leur nouvelle "armada".

Une vraie place au sein des Citizens...

City a donc déboursé 29 millions pour enrôler Nasri. Tout de suite, les mauvaises langues ont commencés a dire que l'ancien Gunner allait peut-être cirer le banc, du fait qu'il y avait déjà trop de stars offensives a Manchester. Or lorsque l'on regarde la rencontre contre Tottenham ce week-end (victoire de City 5-1 à White Hart Lane ), on peut constater que Nasri s'est très vite adapté au jeu des Citizens, délivrant déjà trois passes décisives pour son premier match sous ses nouvelles couleurs. Son entente avec Dzeko a déjà fait des merveilles. Bref, il a fait parlé la vérité du terrain. Agüero avait précédé le français de quelques jours pour rejoindre le club mancunien, et il s'est aussi admirablement fondu dans la masse. Les voyants sont donc au vert, et Nasri peut être sur qu'il sera l'une des pierre angulaires du système offensif des Skyblues. Du fait de son expérience en Premier League, Nasri connait très bien les rouages de la Premier League, un vrai plus pour se faire bien voir par le boss, Robero Mancini. 

.... qui ont un grand projet 

Manchester City s'est constamment fait railler sur le fait que les millions n'apportaient pas les trophées sur un plateau d'argent. Pour preuve, depuis que les milliardaires ont insufflés leurs millions dans le second club de Manchester, un trophée est venu remplir l'armoire: la coupe d'Angleterre 2011 remportée aux dépends de Stoke City (1-0) . Mais contrairement aux autres années, les Citizens ont débuté le nouvel exercice avec un titre en poche. Un véritable plus pour l'équipe de Mancini, a qui il manquait un brun de force mentale malgré toutes les individualités au sein des Skyblues. City est donc affûtée et cela s'est vu d'entrée: trois marches, trois victoires. Il faut prendre au sérieux les Citizens cette année, et Nasri a fait un choix audacieux, mais qui peut être grandement payant. Car il faut se le dire: Manchester United sera la ville du football anglais, sauf si Liverpool vient s’inciser dans cette bataille fratricide entre les deux géants de Manchester. Nasri peut donc enfin rêver du titre en Premier League, un rêve qui semblait bien utopique avec les Gunners.
  
L'heure de la revanche a sonnée  

Nasri avait vécu comme un crève-cœur sa non sélection pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. L'eau a coulé sous les ponts depuis l'ère Domenech, mais l'ancien marseillais n'a pas encore tout montré avec les Bleus. Chez les Citizens, il devrait prendre du coffre du fait que l'equipe de Manchester a les moyens de remporter la Premier League, mais aussi de faire un sacré bon parcours en Ligue des Champions. Je ne dit pas que le potentiel de Nasri était réduit lorsqu'il portait les couleurs d'Arsenal, mais je souligne que les Gunners craquaient souvent dans les grandes occasions. Le néo-mancunien va surtout pouvoir hausser son niveau de jeu, pour devenir (encore plus)  un des rouages stratégiques de l'ère Blanc. D'autan plus que le "Président" n'est pas encore complètement conquis par les performances de Nasri avec les Bleus. L'occasion est donc trop belle pour l'ex marseillais de faire taire ses détracteurs à un an de l'Euro.

Bastien Rambert


jeudi 11 août 2011

Tribute to

Premiere League!

A deux jours de la reprise officielle du championnat d'Angleterre, si la première journée n'est pas reportée en raison des émeutes à Londres et ailleurs, tous les supporters sont en extase. Le championnat le plus spectaculaire au monde, à mon goût, va sans aucun doute encore une nouvelle fois cette année nous livrer une magnifique histoire avec de multiples rebondissements! Parmi les favoris cette année, Manchester United tentera de conserver son titre, Chelsea voudra faire mieux que l'année passée, Liverpool veut continuer sur l'élan de la fin de saison dernière et Manchester City voudra confirmer avec en prime une participation en Ligue des Champions! Arsenal reste la grande inconnue avec les départs de Fabregas et Nasri qui sont une quasi-certitude, les Gunners partiront avec le même statut que Liverpool en début de saison dernière. D'autres outsiders comme Tottenham, dont le match contre Everton vient d'être reporté, Newcastle voudront troubler les cadors. Les promus comme QPR, Norwich ou Swensea ne voudront pas être ridicule! Prélude sur ce qui nous attend cette année de l'autre côté de la Manche!

 

Source: Youtube; Utilisateur: TimurSharafeev



dimanche 3 juillet 2011

Manchester City: le renouveau ou l'éternel recommencement ?


(Photo: Carlos Tevez voudra porter les Citizens vers les sommets)

A chaque début de saison en Premier League, une question revient en boucle chez les observateurs: Manchester City va-t-elle enfin pouvoir rivaliser le Big Four et s'installer sur la stratosphère du foot anglais ? Depuis 2008 et l'arrivée de Khaldoon Al Mubarak  à la tête du club, les millions ont commencé à couler à flots du côté du City Of Manchester Stadium. L'arrivée de Robinho du côté des Citizens avait marqué la planète foot, mais personne n'a vraiment cru au renouveau de la seconde équipe de Manchester. Pourtant, petit à petit, les coéquipiers de Carlos Tevez commencent à faire leur trou, bien aidé par un budget collosal et à toute épreuve. Vainqueur de la FA Cup cette année, les hommes de Roberto Mancini sont à la croisée des chemins. Il est donc temps de d'évaluer si oui ou non, les Citizens seront en mesure d'imposer leur jeu sur la scène européenne, et surtout de terrasser leurs rivaux honnis d'United dans un derby qui s'annonce explosif.  


Pour la première fois de son histoire, Manchester City va goûter à la saveur de la Ligue des Champions. Directement qualifié pour la prestigieuse compétition, les Citizens auront à coeur de montrer que leur talent n'est pas un feu de paille, qui pourrait se résumer à un gros chèque signé par des grands pontes de Dubaï.  Mais pour arriver à se faire respecter dans un monde aussi âpre que celui du ballon rond, il faut des résultats.  La FA Cup est une sorte de hors-d'oeuvre, il faut maintenant passer à la mise en bouche. Mais avant d'imaginer City soulever la Coupe aux grandes oreilles, il faut surtout évaluer si le club de Manchester a les joueurs nécessaires dans son effectif pour pouvoir "déplacer des montagnes".

Un 4-3-3 qui laisse songeur 

Quand on regarde le système de jeu des Citizens, on se dit qu'il n’exploite pas tout le talent qu'ils ont en réserve. En effet, un joueur plein d'avenir comme Adam Johnson végète sur le banc, alors que Nigel de Jong, si précieux soit t-il pour jouer la tour de contrôle (et casser des jambes au passage), devrait plutôt rentrer sur le terrain à la 60e, histoire de densifier le milieu et rajouter un impact physique pour la dernière demi-heure. Ensuite, le problème récurent de Roberto Mancini est de vouloir aligner ensemble deux costaux, De Jong et Yaya Touré. En faisant cela, il perd toute la vivacité exploitable sur les ailes. Dans les grands matchs, les joueurs de City risquent fort de payer cher leur manque d'explosivité en contre-attaque. Pour ce qui est du gardien de la forteresse, Joe Hart, il n'a rien à dire, au même titre que le quatuor défensif Richard-Touré-Kompany-Kolarov, sachant que ce dernier devrait laisser sa place de titulaire à Gaël Clichy, qui signera lundi. 

Balotteli, le maillot faible

Il reste un secteur que je n'ai pas encore évoqué: le secteur offensif. C'est là où les coéquipiers de Carlos Tevez doivent faire la différence. Justement, "L'Apache" se donne corps et âme à son équipe, et a toujours une revanche à prendre par rapport à United. Qui plus est, l'année dernière, les Citizens ont réalisé un grand coup en attrapant David Silva dans leurs filets. L'Espagnol est vraiment pour moi un atout de choc, grâce à sa vitesse, sa force de percussion, sa patte gauche et son jeu vers l'avant. Alors, me direz-vous, qu'est-ce qui cloche dans l'attaque de City ? Un homme, Mario Balotelli. L'Italien, plus adepte des frasques hors du-terrain que des performances collectives, ne parvient pas à donner la pleine mesure de son talent. Résultat, le potentiel offensif de City en pâtit largement. D'où la volonté du club d’acheter un nouvel attaquant, pour suppléer ou bien même remplacer à long terme la "diva" transalpine.

Un nouveau ménage de printemps ?

Comme à son habitude, Manchester City va considérablement dégraisser son effectif pour pouvoir recruter à nouveau. Wright-Phillips, Weiss, et même Balotelli, qui n'est plus trop en odeur de sainteté du côté de Manchester. Évidement, le recrutement risque quant à lui d'être faramineux: Nasri, Sanchez, Agüero et bien d'autres sont sur les tablettes du club entraîné par Roberto Mancini. Si seul Gaël Clichy a signé pour l'instant, beaucoup de choses devraient bouger du côté des Citizens.

Mancini n'est pas encore le patron du vestiaire

On parle aussi d'un échange Tevez-Eto'o, mais l'Argentin a finalement décidé qu'il voulait faire gagner son club, en restant du côté de Manchester. C'est un bon point, car le mental de Tevez est un atout indéniable pour la construction de l'équipe. Roberto Mancini le sait. Ouvrons juste une parenthèse sur le coach des Citizens: bien que critiqué, il tente de construire une équipe compétitive. S'il veut vraiment pouvoir se forger un palmarès comme celui de Sir Alex Ferguson, il va devoir devenir le patron et couper court aux exigences de ses joueurs. Pour l'instant, ce n'est pas encore le cas, et cela se ressent quand l’excitation du mercato vient taper aux portes du City Of Manchester Stadium.

Faire les bons choix

Il s'agit de supputations, mais si City réussit à faire signer un électron libre tel Samir Nasri, ou alors un buteur de la trempe de Sergio Agüero, la donne pourrait changer quant à la concurrence par rapport au Big Four. Mais ce qui manque réellement aux Skyblues, c'est un leader de vestiaire, capable de bouger ses joueurs. Tant que City n'aura pas un Terry, un Ferdinand dans son équipe, elle ne pourra pas encore prétendre à la victoire finale, car la victoire se joue souvent au mental. L'avenir nous dira si les Citizens ont recruté le bon élément, mais au jour d'aujourd'hui, je pense que Manchester City risque de rééditer sa troisième place et faire un honorable parcours en Ligue des Champions, sans pour autant se décoller de cette image "d'équipe pleine de fric et sans âme" qui risque de lui coller à la peau encore un bon bout de temps.