Gareth Bale veut mener Tottenham vers les sommets de la Premier League
La lutte intestine entre les deux écuries mancuniennes pour le titre de champion d'Angleterre est en train de desservir les ambitions d'une troisième équipe : Tottenham. Sans bruit et surtout sans faux-pas, l'équipe londonienne a tout bonnement réussi à se raccrocher au train d'enfer mené par les deux rivaux honnis. Au point de ne compter que trois points de retard sur United, avec un match en moins, disputé ce mercredi soir contre Everton. Les Spurs ont donc les cartes en mains pour réaliser un magistral coup de maître en damnant le pion aux deux Manchester. On en est encore loin, mais rien ne semble résister aux hommes d'Harry Redknapp, qui ont déjà réalisé l'exploit de renvoyer trois membres du défunt "Big Four" à leurs études.
La pression est à Manchester
Dès le début de l'exercice 2011-2012 de Premier League, on écrivait sur cette plateforme que le football anglais serait à Manchester cette année. Au vue du classement actuel (City 1er, United 2e), nous avions bien raison. Mais force est de reconnaitre que Tottenham est en pôle position pour contrarier ce mano-à-mano mancunien. Car la pression est sur les épaules des deux Manchester : lorsque l'un des deux gagne, l'autre se doit de répondre immédiatement sous peine de perdre de précieux points. La marge d'erreur est donc infime, ce qui laisse place à certains accidents (la défaite des Citizens contre Sunderland 1-0 ou encore celle des Red Devils contre Blackburn 3-2). De son côté, Tottenham s'en frotte allègrement les mains. L'équipe londonienne évolue sans véritable pression, du fait de la relative méforme des anciens membres du Big Four (Arsenal, Liverpool et Chelsea), qui tournent sur courant alternatif cette saison. A mi-saison, les Spurs peuvent rejoindre United en cas de victoire contre Everton dans leur match en retard. Une situation qui s'explique par un meilleur calendrier que lors de leur précédente épopée outre-manche.
Un calendrier plus "light" que lors du dernier exercice
L'année dernière, Tottenham avait fait chuter le Milan AC en Ligue des Champions avant de céder face à la furia madrilène. Une débauche d’énergie que les londoniens ont finalement payé en Premier League, terminant l'exercice à la 5e place, à six points de la place qualificative pour le tour préliminaire de la coupe aux grandes oreilles. Cette saison, les hommes d'Harry Redknapp ont dors et déjà fait une croix sur leurs rêves de titre en Europe, en disparaissant sans gloire lors de la phase de poule de la Ligue Europa. Mais il y pourrait finalement y avoir une très grande compensation à leur malheur : avec un calendrier allégé des rencontres européennes, Tottenham va pouvoir pleinement se concentrer sur le championnat anglais, au contraire des deux machines mancuniennes, encore en course dans l'ancienne C3. La patience de White Hart Lane pourrait être enfin récompensée, sachant que le dernier titre de champion d'Angleterre des Spurs remonte à 1961. Autant dire une éternité ! Mais les vents semblent irrémédiablement pousser les coéquipiers de Bale, qui peuvent aussi se féliciter d'avoir enfin trouvé l'équilibre idéal pour jongler entre les matchs phares et les rencontres de moindre importance.
Une meilleure gestion des matchs
Au soir de la troisième journée, Tottenham pointait à la dernière place du classement, après deux gifles reçues des mains de ses vis-à-vis mancunien (3- 0, 1-5). Quatre mois plus tard, les Spurs peuvent rejoindre Manchester United à la deuxième place du classement. Une situation invraisemblable, qui s'explique par la solidité défensive des hommes d'Harry Redknapp. Brad Friedel et sa défense cadenassé à triple tour (Kaboul, King, Walker, Gallas ...) n'ont encaissé que 20 buts cette saison, faisant du club londonien la quatrième meilleure défense d'Angleterre. Les Spurs gèrent donc mieux leurs matchs par rapport aux saisons précédentes, et cela se perçoit aussi sur le front offensif : la fluidité du quatuor magique (Bale-Van Der Vaart-Modric-Lennon) permet l’orchestration des contres assassins, conclut par un Adebayor à la fleur de l'âge, ou par l'éternel mal-aimé Pavlyuchenko. Cette nouvelle réussite des Londoniens ravit leur entraîneur, conscient que son équipe doit saisir sa chance cette année, car il y a irrémédiablement de la place pour bousculer l'ordre établi : "Nous en saurons mieux sur notre position à la fin du mois de janvier. Cela pourrait être un mois crucial pour nous " a confié le technicien anglais dans les colonnes du Sun lundi dernier. Tottenham peut-il donc triompher des deux Manchester avec son effectif actuel ? Une question épineuse, tant la profondeur du banc des Red Devils et des Citizens est incroyable.
Recruter pour mieux régner ?
" Et si nous pouvions recruter deux joueurs supplémentaires au cours du mois de janvier, qui sait où cette saison pourrait nous mener ? Je ne suis pas sur le point de dire que la Premier League va revenir à Tottenham, car il y a encore beaucoup de monde qui a son mot à dire " Par ses mots, Harry Redknapp a avoué que Tottenham avait besoin de deux renforts supplémentaires pour espérer pouvoir tout donner jusqu’au sprint final du championnat anglais. Les paroles de celui qui entraîne les Spurs depuis 2008 ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd : aux dernières nouvelles, le club se serait positionné sur Loïc Rémy et Sagbo. Suffisant pour contrecarrer le duo infernal mancunien ? L'avenir nous le dira. Les Spurs doivent tout d'abord se concentrer sur le match contre Everton ce soir, car un programme dantesque qui les attend par la suite : deux déplacements périlleux à Anfield et l'Emirates Stadium (24e et 26e journée), la réception de l'outsider Newcastle (25e j), avant la confrontation phare contre United pour le compte de la 27e journée. Les Spurs n'auront pas le temps de souffler. La gloire passe par le refus d'abnégation.
Bastien Rambert

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