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dimanche 3 juillet 2011

Manchester City: le renouveau ou l'éternel recommencement ?


(Photo: Carlos Tevez voudra porter les Citizens vers les sommets)

A chaque début de saison en Premier League, une question revient en boucle chez les observateurs: Manchester City va-t-elle enfin pouvoir rivaliser le Big Four et s'installer sur la stratosphère du foot anglais ? Depuis 2008 et l'arrivée de Khaldoon Al Mubarak  à la tête du club, les millions ont commencé à couler à flots du côté du City Of Manchester Stadium. L'arrivée de Robinho du côté des Citizens avait marqué la planète foot, mais personne n'a vraiment cru au renouveau de la seconde équipe de Manchester. Pourtant, petit à petit, les coéquipiers de Carlos Tevez commencent à faire leur trou, bien aidé par un budget collosal et à toute épreuve. Vainqueur de la FA Cup cette année, les hommes de Roberto Mancini sont à la croisée des chemins. Il est donc temps de d'évaluer si oui ou non, les Citizens seront en mesure d'imposer leur jeu sur la scène européenne, et surtout de terrasser leurs rivaux honnis d'United dans un derby qui s'annonce explosif.  


Pour la première fois de son histoire, Manchester City va goûter à la saveur de la Ligue des Champions. Directement qualifié pour la prestigieuse compétition, les Citizens auront à coeur de montrer que leur talent n'est pas un feu de paille, qui pourrait se résumer à un gros chèque signé par des grands pontes de Dubaï.  Mais pour arriver à se faire respecter dans un monde aussi âpre que celui du ballon rond, il faut des résultats.  La FA Cup est une sorte de hors-d'oeuvre, il faut maintenant passer à la mise en bouche. Mais avant d'imaginer City soulever la Coupe aux grandes oreilles, il faut surtout évaluer si le club de Manchester a les joueurs nécessaires dans son effectif pour pouvoir "déplacer des montagnes".

Un 4-3-3 qui laisse songeur 

Quand on regarde le système de jeu des Citizens, on se dit qu'il n’exploite pas tout le talent qu'ils ont en réserve. En effet, un joueur plein d'avenir comme Adam Johnson végète sur le banc, alors que Nigel de Jong, si précieux soit t-il pour jouer la tour de contrôle (et casser des jambes au passage), devrait plutôt rentrer sur le terrain à la 60e, histoire de densifier le milieu et rajouter un impact physique pour la dernière demi-heure. Ensuite, le problème récurent de Roberto Mancini est de vouloir aligner ensemble deux costaux, De Jong et Yaya Touré. En faisant cela, il perd toute la vivacité exploitable sur les ailes. Dans les grands matchs, les joueurs de City risquent fort de payer cher leur manque d'explosivité en contre-attaque. Pour ce qui est du gardien de la forteresse, Joe Hart, il n'a rien à dire, au même titre que le quatuor défensif Richard-Touré-Kompany-Kolarov, sachant que ce dernier devrait laisser sa place de titulaire à Gaël Clichy, qui signera lundi. 

Balotteli, le maillot faible

Il reste un secteur que je n'ai pas encore évoqué: le secteur offensif. C'est là où les coéquipiers de Carlos Tevez doivent faire la différence. Justement, "L'Apache" se donne corps et âme à son équipe, et a toujours une revanche à prendre par rapport à United. Qui plus est, l'année dernière, les Citizens ont réalisé un grand coup en attrapant David Silva dans leurs filets. L'Espagnol est vraiment pour moi un atout de choc, grâce à sa vitesse, sa force de percussion, sa patte gauche et son jeu vers l'avant. Alors, me direz-vous, qu'est-ce qui cloche dans l'attaque de City ? Un homme, Mario Balotelli. L'Italien, plus adepte des frasques hors du-terrain que des performances collectives, ne parvient pas à donner la pleine mesure de son talent. Résultat, le potentiel offensif de City en pâtit largement. D'où la volonté du club d’acheter un nouvel attaquant, pour suppléer ou bien même remplacer à long terme la "diva" transalpine.

Un nouveau ménage de printemps ?

Comme à son habitude, Manchester City va considérablement dégraisser son effectif pour pouvoir recruter à nouveau. Wright-Phillips, Weiss, et même Balotelli, qui n'est plus trop en odeur de sainteté du côté de Manchester. Évidement, le recrutement risque quant à lui d'être faramineux: Nasri, Sanchez, Agüero et bien d'autres sont sur les tablettes du club entraîné par Roberto Mancini. Si seul Gaël Clichy a signé pour l'instant, beaucoup de choses devraient bouger du côté des Citizens.

Mancini n'est pas encore le patron du vestiaire

On parle aussi d'un échange Tevez-Eto'o, mais l'Argentin a finalement décidé qu'il voulait faire gagner son club, en restant du côté de Manchester. C'est un bon point, car le mental de Tevez est un atout indéniable pour la construction de l'équipe. Roberto Mancini le sait. Ouvrons juste une parenthèse sur le coach des Citizens: bien que critiqué, il tente de construire une équipe compétitive. S'il veut vraiment pouvoir se forger un palmarès comme celui de Sir Alex Ferguson, il va devoir devenir le patron et couper court aux exigences de ses joueurs. Pour l'instant, ce n'est pas encore le cas, et cela se ressent quand l’excitation du mercato vient taper aux portes du City Of Manchester Stadium.

Faire les bons choix

Il s'agit de supputations, mais si City réussit à faire signer un électron libre tel Samir Nasri, ou alors un buteur de la trempe de Sergio Agüero, la donne pourrait changer quant à la concurrence par rapport au Big Four. Mais ce qui manque réellement aux Skyblues, c'est un leader de vestiaire, capable de bouger ses joueurs. Tant que City n'aura pas un Terry, un Ferdinand dans son équipe, elle ne pourra pas encore prétendre à la victoire finale, car la victoire se joue souvent au mental. L'avenir nous dira si les Citizens ont recruté le bon élément, mais au jour d'aujourd'hui, je pense que Manchester City risque de rééditer sa troisième place et faire un honorable parcours en Ligue des Champions, sans pour autant se décoller de cette image "d'équipe pleine de fric et sans âme" qui risque de lui coller à la peau encore un bon bout de temps.

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