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vendredi 23 décembre 2011

Absolufoot voit rouge avec .. Le PSG !

                        Entre Antoine Kombouaré et le PSG, c'est bien fini ...

David Beckham arrive, Antoine Kombouaré s'en va, et les Qataris se frottent déjà les mains, pensant à ce gros coup médiatique réalisé avec l'arrivée du "Spice Boy" dans la capitale. Mais force est de constater que l'argent à une nouvelle fois triomphé au détriment de l'humain : le technicien parisien, qui a réussi à mener Paris jusqu'au titre honorifique de champion d’automne, a été débarqué comme un malpropre. Jamais, ô grand jamais, le Kanak n'a réussi à se fondre dans le moule imposé par le sacro-saint Leonardo. Le show médiatique va donc continuer au Parc des Princes, tandis que joueurs et supporters se demandent bien si le PSG reste bien une équipe de football avant tout. Et avec une telle attitude, Absolufoot voit rouge !

Le divorce Leonardo - Kombouaré a été prononcé jeudi 22 décembre dans l'après-midi. L'ancien défenseur parisien a quitté le domicile conjugal avec trois millions d'euros dans ses valises. La tristesse devrait régner en maître dans le Camp des Loges. Et c'est pourtant bien la joie qui doit prédominer dans l'esprit de Leonardo, le nouveau manitou du PSG. L'auriverde, qui a fait rêver la capitale lors de la saison 1996-1997, a enfin réussi à parfaitement tisser sa toile sur le nouvel édifice qu'est le PSG. Exit donc Kombouaré, qui n'avait pas les épaules pour gérer un grand club selon l'avis du Brésilien, qui possède un palmarès microscopique en tant qu'entraîneur, avec une simple coupe d'Italie glanée avec l'Inter. Il est donc grand temps de sortir la boîte à gifle pour tirer à boulets rouges sur ce PSG sans queue, ni tête, plus proche du cirque que du futur champion de France en devenir.

La logique et Leonardo ne font pas bon ménage

Kombouaré, on aime ou on n'aime pas. Casque d'Or n'est certes pas réputé pour son tact, ni pour son amitié avec les médias. Mais l'ancien technicien de Valenciennes est un bosseur, un de ceux qui pousse la gueulante nécessaire pour mobiliser les troupes dans les moments importants. Au vue des résultats de cette première partie de saison, on peut dire que la mayonnaise avait bien pris entre la philosophie de Kombouaré et l'effectif taille XXL des Parisiens. Le club de la capitale a en effet réussi à se remettre de la terrible désillusion lors du clasico (défaite 3-0 contre Marseille) pour finir la phase aller en tête avec trois points d'avance sur Montpellier et quatre sur Lille. Un petit miracle en soi quand on voit que les franciliens ont gâché bon nombre d'occasions de prendre le large, avec en point d'orgue cette défaite crève-coeur contre Nancy (0-1) lors de la 15e journée de Ligue 1. Il n'est pas présomptueux de dire que Paris avait beaucoup de chance de finir la phase aller à la première place du championnat. Au regard de son recrutement mirobolant, le PSG se devait de réaliser une première partie de saison tonitruante. On repassera pour le tonitruant, mais l'essentiel est là. Seulement voilà, Paris n'a plus de tête, la faute à cette nouvelle obsession médiatique qui entoure le Parc des Princes. A quel prix ? Cela reste encore sans réponse.

Beckham par ci, Beckham par là

L'arrivée de Beckham à Paris est un coup médiatique sans précédent. Le club de la capitale va pouvoir bénéficier des fortes retombées médiatiques du fait de la venue de l'ancien international anglais, qui possède une côte de popularité assez incroyable dans le monde. Mais un jour, il faudra d'abord penser au côté sportif. Si l'on regarde bien sur le site officiel du PSG, on voit que Leonardo est directeur sportif. Pourtant, c'est bien le côté show à l'américaine qui semble prédominer dans la tête de cet homme, obnubilé par l'idée de transformer le club parisien en un feu d'artifice de strass et paillettes. Mais qui souhaite réellement cela ? L'argent n'excuse pas tout. Le Real Madrid et le FC Barcelone n'ont pas acheté Batistuta en 2000 pour redorer leur blason. Ils sont allez chercher les titres pour acquérir leur notoriété. Le budget parisien doit servir à attirer de nouvelles pépites. Et pas une égérie de mode, qui pourra certes tirer quelques coup francs, qui risque plutôt de cirer le banc avec une coupe de champagne.  Leonardo, qui veut créer un tout autre PSG, s’emmêle les pinceaux en confondant coup médiatique et arrivée salvatrice. Les fans grondent, car Kombouaré était de ceux qui font bouger les choses.

Ancelotti est plus sexy

Les Qataris ont choisi Carlo Ancelotti au détriment du "Kanak" car l'Italien avait une meilleure image que le Français. Grossièrement, il était plus sexy que son prédécesseur. Ce choix illustre à merveille toute l’incompétence des magnats d'Orient, qui n'avait qu'une seule envie (partagée avec Leonardo) : se séparer de Kombouaré le plus vite possible. C'est chose faite. Il est maintenant temps de se demander comment Ancelotti va pouvoir gérer une équipe qui malgré une envie notable, manque cruellement de réalisme dans le dernier geste. Que dire du fait que Pastore s'est plaint dans une interview donnée à So Foot du fait que ses coéquipiers regardaient trop le ballon et ne construisaient pas assez ? Bref, la guerre des egos (et pas celle des boutons) s'annonce électrique dans la capitale, d'autant plus que Beckham risque de ramener son petit grain de sel avec son charisme habituel. Kombouaré ne sera plus là pour remettre les points sur les "I". Bon courage, Mr Ancelotti.

Bonus: In Memory of Antoine Kombouaré


Pour remercier le Kanak d'avoir remis Paris sur de bons rails, voici en vidéo son fameux but contre le Real Madrid (avec les commentaires du regretté Thierry Gilardi en prime), qui a permis aux Franciliens de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe de l'UEFA 1993. Au revoir et merci Antoine.


Bastien Rambert

dimanche 25 septembre 2011

Luyindula, you're next!

Peguy Luyindula, mis à l'écart du groupe professionnel



De biens belles mésaventures sont survenues cet été pour le joueur au nom écorché de nombreuses fois à la télévision ou même à la radio en la personne de Peguy Luyindula. L'arrivée des Qataris mais aussi de Leonardo au poste de directeur sportif n'a été que le commencement du bras de fer juridique enclenché par le joueur. Son écartement du groupe professionnel  pris sur " des critères sportifs", n'est que le résultat pur et simple d'une tension qui crescendo a pris de l'ampleur entre Antoine Kombouaré, aux méthodes vous l'aurez compris parfois douteuses humainement, et Luyindula. Ce dernier s'entraîne désormais quotidiennement avec la réserve, ce qui est déjà critiquable vu ses performances passées sous le maillot "rouge et bleu", mais n'a pas en plus droit au respect de ses droits issus directement de son contrat, comme par exemple le refus de lui remettre son costume officiel. Peguy a donc été très clairement mis le banc éjectable ayant pour destinataire le chômage, et malheureusement et on y voit un manque de respect flagrant, voir même un dénigrement de l'intégrité de l'homme, par la direction parisienne et voir même des supporters! Je vais donc m'attacher dans cet article à rétablir certaines vérités pour restaurer une certaine dignité à avoir envers ce joueur...

Quelques signes prémonitoires ...

Comme dit dans l'introduction, ce n'est pas du jour au lendemain que AK a choisi de se séparer d'un revers de main Luyindula. L'arrivée de QSI a certes accéléré les choses, mais c'est une relation tumultueuse qui s'est tissée entre ces deux personnes depuis l'hiver dernier. En effet souvenez-vous lors du dernier mercato hivernal, Peguy avait eu quelques envies d'ailleurs notamment de l'autre côte de la manche à West Ham. Même s'il a déclaré qu'il était intéressé par le projet, il est resté fidèle à Paris en respectant ses obligations contractuelles, lui. Ensuite, lors de ce fameux match de coupe de la ligue, une demi-finale contre Montpellier, il y a eu ce fameux clash entre les deux hommes. Le récit est très transparent de la part des deux protagonistes. Luyindula, doublure permanente d'Erding et Hoarau à l'époque, a disputé l'ensemble des matchs de cette compétition. Il était donc légitime a fortiori de croire qu'il disputerait ce match dans la peau de titulaire. AK décide de le mettre sur le banc ce qui provoque une immense déception morale pour le joueur qui ne se sent pas capable de tenir sa place en cas de changement. Un clash intervient alors lorsque l'entraîneur veut faire son changement, et les journaux s'emparent bien évidement de ce quiproquo pour tenter de provoquer une crise. En réalité, il aurait juste dit à l'entraîneur qu'il ne se sentait pas capable de tenir sa place pour les raisons évoquées auparavant, ce que Kombouaré aurait respecté, un assentiment de façade. Ajouter ses déclarations après le match d'Europa League contre Bate Borisov où il énonce très clairement qu'il ne disputerait plus ce genre de match, Kombouaré le garde fou de la conception du " collectif avant-tout"a vu l'idée d'écartement comme solution inévitable!

Un professionnalisme sans écart...

Entendre dans la rue, à la radio, ou dans les bistrots du coin qu'il est bon voir même nécessaire de jeter comme une vieille chaussette Luyindula. Il est vrai que Luyindula n'est plus au summum de son niveau et aux apogées de ses sélections avec l'équipe de France, mais il a encore, dans l'effectif actuel toute sa place, au moins sur le banc des remplaçants. Mais c'est oublier aussi  son professionnalisme et sa fidélité indéfectible sous le maillot parisien. En effet lors des moments les plus délicats, notamment lors des deux saisons où Paris a frôlé la Ligue 2, Luyindula fut l'un des seuls à mouiller le maillot et lorsque les sollicitations extérieures faisaient signes, il est resté pour aider le club à se maintenir.
Naturellement, comme tout joueur professionnel disposant d'un statut médiatique élevé, il n'a fait aucune faute, à moins de preuve!
Enfin sportivement, malgré l'éclatante victoire du PSG version Qatari, Luyindula fut un membre actif du PSG version Colony et a encore sa place sur le banc de touche. Il peut faire une apparition dans le dernier quart d'heure, notamment lorsque Paris mène, Peguy peut aisément conserver le ballon et jouer le temps! Mais est-ce encore la philosophie de Paris?

Des méthodes douteuses ...

Les méthodes de Kombouaré qui s'installe de plus en plus comme un véritable patron cette saison, a parfois des méthodes de choix sportifs laissant assez perplexe. Si on écarte vite le cas de Stéphane Sessegnon qui est indéfendable vu son chantage, les cas Jérôme Rothen et Mateja Kezman sont assez surprenants!
On se souvient de Paul Le Guen qui avait indiqué la porte de sortie de façon frauduleuse à Amara Diané, qui avait pourtant sauvé le club de la Ligue 2. AK a fait un peu de même. Il est tout à fait légitime que pour des choix sportifs, un entraîneur peut écarter du onze titulaire le joueur victime de cette décision. Mais dans les choix du coach parisien, on sent bien plus qu'un choix sportif,  parfois sentimental!
Le cas de Jérôme Rothen est en grande partie similaire à celui de Luyindula, rupture total des liens avec le groupe professionnel, non respect de ses droits contractuels mais surtout une baisse flagrante de la valeur monétaire du joueur que ce soit en cas de transfert mais aussi en terme de prétentions salariales. Pire, le club nie pratiquement l'existence du joueur dans l'existence des épopées magiques ou catastrophiques. Il y a un dénigrement du jouer assez stupéfiant. Espérons donc que la situation se décante au plus vite pour Peguy et la situation se termine dans les meilleures dispositions.

Hakim


dimanche 7 août 2011

Paris pris en queue de poisson!

                                        

                                                 
Défait sur sa pelouse par Lorient 1-0 dès la première journée de la Ligue 1, le PSG nouvelle version qatari a pris une véritable douche froide hier, que ce soit au sens propre avec les trombes d’eau qui s’abattaient sur le Parc des Princes, ou au sens figuré où Lorient a totalement dominé la première mi-temps et géré admirablement la seconde. Si on ne peut pas tout de suite parler de crise, comme pourtant le fait le Parisien, Paris sur le jeu est clairement en retard dû certainement au mercato tardif, et les automatismes forcément en découlent, c'est-à-dire inexistant. Etant présent au Parc des Princes, j’ai pu au fil du match me rendre compte que la crispation avait très vite pris le dessus sur les intentions parisiennes, et que les approximations des joueurs, en majorité des cadres, ont très vite profité à Lorient ! Retour sur ce match dans une analyse spécifique de chaque joueur du Paris Saint-Germain !

La pression du capitanat

Le nouveau gardien italien du PSG, Salvatore Sirigu, s’est très vite adapté à mon goût au Parc des Princes. Il s’est fait acclamer par le public au début du match, un drapeau italien était même présent dans le virage Boulogne. Sur l’ensemble du match, il a été correct, sans plus, sur le but, il ne pouvait pas faire grand-chose, cela demande maintenant confirmation tout au long de la saison.

Mamadou Sakho, nouveau capitaine du PSG a la lourde tâche de remplacer comme cador, et mentor, Claude Makélélé comme leader de vestiaire. Une tâche qui apparemment n’a pas réussi pour le natif parisien. Très approximatif sur les relances, inexistant sur les prises de balles, il fut très hésitant sur les duels ne dégageant pas la même assurance que l’année dernière. Il est vrai que la pluie ne l’a pas aidé, mais c’est la même chose pour les 22 acteurs sur le terrain. Le capitanat, ainsi qu’un Parc des princes à guichets fermés, a accentué la pression et a fortiori  la crispation visible dans les multiples réactions constatées dans les mouvements de Sakho. Copie à revoir pour lui.
Son homologue en défense a plutôt fait des bons débuts, même s’il a fait une ou deux erreurs sans conséquences. On a très vite vu que Bisevac connaissait les rouages de la ligue 1 et fut rassurant sur la plupart de ses tacles. Il a même été l’auteur d’une frappe arrêtée par Audard, qui fut très bon hier, et a parfois rattrapé les erreurs de «  Doums », cette prestation demande maintenant confirmation.
Tiéné est indiscutablement le fantôme du match, il a tout simplement été pitoyable hier. En défense, il a de nombreuses fois été pris au piège par Quercia, décidemment très en jambe contre Paris, et lorsqu’il montait en attaque de façon aléatoire, il avait de la peine à revenir à son poste obligeant par moment Matuidi à redescendre ! Sur l’attaque, l’année passée, on avait l’habitude de la voir monter prendre l’aile pour aider Nêné et ainsi centrer. Hier, lorsque Nêné avait la balle sur le côté gauche, Tiéné marchait ! Sur la seule occasion qu’il a eut face à face, au lieu de tirer en force, il a centré ce qui s’est révélé inutile puisque le cuir est sorti ! Tiéné vous l’aurez compris est ma tête du turc, coupable en parti du mauvais repli défensif parisien !

Jallet quant à lui est à mon sens l’homme du match, match complet, mais malheureusement il a été boycotté à de nombreuses reprises par Ménez, mais il a été très performant que ce soit en attaque ou dans le repli défensif. Un futur très grand cador du vestiaire parisien, si ce ne l'est pas déjà, à n’en pas douter !
En milieu de terrain, pour la nouvelle recrue Blaise Matuidi, il a fait une prestation en demi –teinte. La crispation s’est fait ressentir lors de la première mi-temps, ce fut évident dans ses prises de ballons et ses relances. En deuxième mi-temps, ce fut déjà bien mieux. Il a le potentiel, à lui de ne se pas faire submerger par la pression.

Ménez a fait tâche !

Le milieu de terrain parisien fait débat. Clément Chantôme devait être normalement le meneur de jeu indiscutable, comme l’année passée. C’est lui qui devait emmener le jeu vers l’avant et servir ses coéquipiers. Mais il y a eu à mon sens un quiproquo monumental ayant lourdement influencé le jeu parisien. Ménez, qui est milieu offensif droit, s’est pris pour le meneur de jeu et a pris le jeu à son compte en effectuant de multiples permutations au lieu de rester sur le flan droit de l’attaque ! Or, Ménez n’est pas un naturel meneur de jeu, il ralentit le jeu pour parfois même reculer et n’a pas la même lucidité que Chantôme, qui lui est un futur très grand à n’en pas douter.
Lorsque Ménez, sifflé par le Parc, est sorti pour être remplacer par Bahebeck, lui aussi pétri de talent, Chantôme est devenu le meneur de jeu naturel, auquel ses coéquipiers se référaient, et Paris dans les 20 dernières minutes a totalement dominé son sujet. Pour moi, Ménez est celui qui a bridé l’attaque parisienne car ce dernier monopolise beaucoup trop le ballon et n’arrive pas à servir l’attaque avec autant de précision et de lucidité que Chantôme. Mais Ménez est talentueux, seulement quand il n’est pas meneur de jeu !
Nêné a été correct mais sans plus, il a essayé de faire quelques grigris qui ont été majoritairement ratés, et il a manqué parfois de vitesse. Pas beaucoup de choses à dire sur le brésilien.

Gameiro en manque de ballons !

Le duo Gameiro-Hoarau n’a malheureusement pas fonctionné hier contrairement face à Boca Juniors, en parti pour les raisons expliquées auparavant. Hoarau sur les prises de balles a été pitoyable, pas d’autres mots. Gameiro a l’étoffe d’un futur très grand, il n’y a aucun doute là-dessus, lorsque Hoarau est sorti, il a essayé de dynamiser l’attaque parisienne en vain mais ses intentions étaient judicieuses et excellentes.  Hoarau, au terme d’un match nul dans tous les registres de l’attaque, percussions ou centre, fut remplacé par Bodmer qui lui est un joueur de classe. Pour preuve lorsqu’il est rentré et que Chantôme fut meneur de jeu, Paris a surclassé Lorient.
Et là, c’est malheureusement AK qu’il faut mettre en cause car son équipe de départ ne fut pas équilibré, à croire qu’il n’a pas entendu que Ménez clamait haut et fort qu’il n’était pas encore prêt ! Bref ce PSG là a encore beaucoup de travail pour trouver des automatismes et pour retrouver le jeu de l’année dernière qui l’avait fait briller !
Un mot sur l'ambiance qui fut bonne, mais les chants des virages furent peu variés, pas comme à la belle époque...

Hakson