Abidal va donc continuer son aventure avec les blaugranas
C'est ce qu'on appelle une parfaite gestion de son avenir. Tel un fin stratège, Éric Abidal a réussi à prolonger son aventure avec le FC Barcelone d'une année supplémentaire reconductible, malgré les nombreuses rumeurs de transfert qui l'entourait. L'ancien lyonnais est donc le grand vainqueur de ce poker menteur, imprégné de soucis financiers et d'une durée de contact qui posait problème. Mais il en ressort surtout que le numéro 22 des blaugranas a de nouveau réussi à imposer sa griffe, comme tout au long de sa carrière.
"Le FC Barcelone annonce avoir trouvé un accord avec Éric Abidal pour prolonger son contrat pour une saison supplémentaire, jusqu'au 30 juin 2013. L'accord inclut la possibilité d'un renouvellement automatique d'un an à la fin de chaque saison jusqu'en 2015". Par ce communiqué, le Barça a donc mis fin au feuilleton qui secouait la Catalogne depuis plusieurs mois maintenant. Éric Abidal, au club depuis 2007, a donc enfin accepté la proposition de prolongation émanant des mains du président Sandro Rosell. Les deux parties sont donc liées au minium jusqu'en juin 2013. Se pose alors la principale question : Qui ressort vainqueur de ce document paragraphé sous le soleil catalan ? La réponse est claire et limpide : le joueur lui-même.
Le Barça en est clairement dépendant
Pour mieux comprendre toute la réussite de la stratégie de communication d'Eric Abidal et de son agent David Venditelli, il faut exposer les faits clairement sur la table. Si l'on omet l'ancien lyonnais, le club catalan ne dispose pas d'un arrière gauche indiscutable. Maxwell est parti gonfler les rangs du PSG, alors qu'Adriano navigue entre deux postes tel un poisson pilote. Il apparaît donc clair que les champions d'Europe en titre ne peuvent pas se passer des services d'Abidal. D'autant plus que le club catalan est déficitaire, ayant clos la saison 2010-2011 avec un déficit de 9,3 millions d'euros. Incapable de recruter pour combler l'absence de David Villa, victime d'une fracture du tibia lors du dernier Mondial des Clubs, le FC Barcelone ne peut décemment pas se résoudre à trouver un remplaçant immédiat à Maxwell. Abidal est donc là au bon moment. Malgré ces 32 ans, il est donc l'élément numéro un du couloir gauche défensif du Barça. Par défaut ? Peut-être. D'autant plus qu'Abidal a su se rendre indispensable par son apport à l'équipe d'une part, mais aussi aux yeux de Guardiola, dont il bénéficie du soutien sans faille.
L'icône de Guardiola
Guardiola en a fait un exemple de pugnacité, un exemple à suivre pour perdurer au sein du club catalan. Tout le monde garde encore en mémoire les images d'un Éric Abidal sourire aux lèvres, porté dans les airs par ses coéquipiers après son retour sur le terrain des suites de son opération du foie. Si Messi incarne le talent à l'état pur, son coéquipier français incarne quant à lui la rage de vaincre si importante aux yeux du technicien catalan. Difficile pour lui alors dans ces conditions de se séparer de son protégé. Mardi, en conférence de presse, l'ancien milieu défensif blaugrana martelait encore "qu'Éric Abidal est très précieux pour nous. C'est un joueur très compliqué à trouver. Humainement, c'est quelqu'un qui vous marque forcément. Et sur le plan du football, c'est un joueur qui, par sa polyvalence, nous donne de très nombreuses options tactiques". Avec Pep dans la poche, Abidal peut voir loin. Mais il n'y a rien de machiavélique dans la personnalité du natif de Saint-Genis-Laval. Il faut plutôt pointer du doigt l'idée que le joueur a voulu assurer ses arrières. Dans quel but ? Pouvoir continuer au plus haut niveau.
Assurer ses arrières
Le fait que le FC Barcelone voulait prolonger Abidal était un secret de polichinelle. Mais rien n'était moins sûr du côté de la réponse du joueur. Car ce dernier a habillement su faire pencher la balance en sa faveur. En soufflant le chaud et le froid sur un éventuel départ (le PSG, Le Milan AC ou encore Liverpool ont été évoqués comme points de chute potentiels.) Éric Abidal a irrémédiablement fait réagir le Barca, qui n'a pas une armada de latéraux dans son effectif. D'autant plus que le joueur s'est aussi permis de pointer du doigt un autre problème majeur lié à sa prolongation de contrat avec le Barça : l'imposition des salaires. En effet, depuis vendredi dernier, les salaires de plus de 300 000 € dans le football espagnol sont imposés à 56%, contre 49% auparavant. Abidal a donc laissé entrouverte la porte du départ pour faire réagir les émissaires de Sandro Rossell, qui ont mordu à l’hameçon pour garder le latéral tricolore, avec une augmentation salariale à la clé. Le Français a donc remporté avec brio toutes les batailles, en parvenant même à signer un contact reconductible, alors que le club catalan était plutôt tenté par une simple prolongation d'une année supplémentaire. La victoire est donc complète pour Abidal, qui va donc continuer son petit bonhomme de chemin les hommes de Guardiola. Mais au-delà de la stratégie, il faut aussi souligner la faculté d'adaptation du tricolorer malgré les renaissances adverses.
Abidal, le mal-aimé qui a su s'imposer
Tout au long de sa carrière, Éric Abidal a dû faire face au feu des critiques. Quand il est arrivé au Barca, l'ex-lyonnais avait pour mission de faire oublier le Néerlandais Giovanni Van Bronckhorst. Ce fut loin d'être une mince affaire, mais force est de reconnaître qu'Abidal jouit maintenant d'une côté de popularité très importante dans le coeur des "culés". En équipe de France, Abidal a multiplié les prestations délicates en défense centrale avant que l'idée d'une association avec Kaboul ne germe dans l'esprit de Laurent Blanc. Revanchard Éric Abidal ? Peut-être. Cela expliquerait en grande partie son attitude récente de stratège pour gérer la fin de sa carrière. Mais les diamants ne sont pas éternels. le Français n'est en aucun cas assuré de garder sa place de titulaire jusqu'à fin 2013. D'autant plus qu'il se murmure que Jordi Alba, le talentueux latéral gauche de Valence, pourrait bientôt frapper aux portes du Camp Nou. Le poids de l'âge serait alors un vrai point négatif, même pour le chouchou de Pep. Abidal est prévenu, la chute pourrait être dure.
Bastien Rambert
mercredi 18 janvier 2012
Abidal reste maître à bord
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lundi 16 janvier 2012
Le PSG doit-il vraiment recruter?
| Pato a fait faux bon à Paris cette semaine |
Au lendemain d'une victoire convaincante de Paris face à Toulouse sur le score de 3-1, le club de la capitale continue sa marche en avant dans l'optique d'une qualification en Ligue des Champions mais surtout d'un titre de champion de France. En cette période de mercato hivernal, tous les clubs européens procèdent à des réajustements, le Paris Saint Germain ne déroge pas à la règle. En effet, le défenseur latéral gauche brésilien de 30 ans, Maxwell, a été recruté dans cette optique pour pallier l'absence de Tiéné parti à la CAN. Maxwell simple remplaçant de Tiéné? Simple oxymore! Cependant, Ancelotti et Leonardo désirent absolument recruter un attaquant de classe mondiale avant la fin du marché. Mais d'un point de vue prévisionnel et tactique, Paris n'a pas l'obligation de recruter à tort et à travers...
Pas une obligation absolue!
Ancelotti et Leonardo désirent a priori un attaquant de classe mondiale mais surtout un finisseur devant les buts. En effet le match en Coupe de France contre Locminé n'a pas donné satisfaction au technicien italien des capacités de finition des attaquants actuels de Paris. Tevez et Pato sont annoncés même si ce dernier a clairement fait faux bon au club de la capitale jeudi dernier. En titularisant Menez en pointe contre Toulouse, Ancelotti a envoyé un message fort à ses attaquants, et tout cela dans la finesse bien évidemment.
Mais Paris n'a pas besoin d'un attaquant supplémentaire à mon sens pour la fin de cette saison 2011-2012. En effet le club de la capitale ne disputera que deux compétitions en cette fin de saison, à savoir le plus important qui est le championnat où Paris doit décrocher absolument une place en Ligue des Champions. Et il reste la Coupe de France où comme chaque saison le PSG a la prétention de gagner cette coupe. Il ne reste donc plus de compétition européenne, et c'est là que l'argument pour attirer de grands nom pêche pour Leonardo.
En effet, pour Pato, le Milan AC est toujours en lice pour les huitièmes de finales de la coupe aux grands oreilles. Pour Tevez, la situation est beaucoup plus floue, Manchester City reste en compétition en Europa League mais le club semble réellement décider à s'en débarrasser définitivement. De plus, cela ne fait même pas un an que la révolution voulue est en marche, Leonardo connaît cette réalité là et ne veut pas vendre du rêve aux supporters et éviter les débuts mitigés de Manchester City!
Imposer son style!
Ancelotti désire-t-il recruter des gros noms uniquement pour mettre définitivement fin à l'ère Kombouaré? Il est en effet fort probable qu'en plus du changement de système passant du traditionnel 4-2-3-1 au 4-3-2-1, le technicien italien a déjà marqué un gros coup dans son effectif. Il y a eu aussi des gros changements quant aux méthodes d'entraînements et d'encadrement. L'arrivée de Maxwell est aussi un choix tactique pour le système mis en place par Ancelotti. Mais doit-il tout chambouler en plein milieu de saison?
Apparemment la réponse tendrait vers le négatif, dès sa première conférence de presse, Ancelotti a clairement dit qu'il ne modifierait pas tout avec un effectif qui était déjà bien en place à la tête de la Ligue 1. L'arrivée d'un nouvel attaquant de classe mondiale, même si en ce moment Pato est en grosse difficulté dans son propre club( chahuté par San Siro), mettrait à mal psychologiquement le groupe parisien car l'on sait que Hoarau et Gameiro ont beaucoup d'amitiés dans le groupe. Cet attaquant pourrait être mal vu et ainsi créé certaines tensions dans le vestiaire.
L'arrivée de Maxwell, qui compromet fortement le futur de Tiéné au PSG, peut servir d'ajustement mais ne risque pas d'avoir une grosse influence dans le groupe et de troubler le désordre. Au contraire de Tevez et sa réputation sulfureuse forgée en Angleterre.
Enfin, l'effectif actuel est assez conséquent et de qualité pour résister aux autres équipes de Ligue 1. Avec un finish qui s'annonce palpitant contre la très bonne remontée de Marseille et la poursuite de Montpellier, Paris peut se permettre de ne pas se tirer une balle dans le pied...
( @khakim2)
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