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jeudi 3 novembre 2011

Ligue des Champions: le bilan d'absolufOot partie 1!

                      Mario Gomez a fait plié le Napoli avec un triplé en première période


La coupe aux grandes oreilles nous a offert une quatrième journée plus que palpitante, riches d'événements mais aussi d'enseignements, mais aussi de vérités, en grande partie pour nos club français. Le leitmotiv de cette semaine européenne a été le mot "record". De Barcelone avec Messi, à la vitesse du coup franc de Ronaldo face à Lyon sans oublier le but à vitesse grand V de Jonas avec Valence, les espagnols ont été les grands contributeurs de ce milieu de semaine. Retrouvez dans une analyse spécifiquement générique les meilleurs moments de cette journée avec dans cette première partie le match "cinq étoiles", la sensation ( différente de la surprise spécialement pour cette journée) et le bilan de nos clubs français.

Le match 5 étoiles:
On vous avait prévenu: le match retour entre le Bayern et Naples allait provoquer des étincelles. Après le 1-1 héroïque des Napolitains au Sao Paolo, on s'est régalé cette fois-ci avec une victoire 3-2 des Bavarois dans leur enceinte pleine à craquer pour l’occasion. Il s'en est pourtant fallu d'un rien pour que le Bayern atomise son vis-à-vis. La faute a un Mario Gomez, auteur d'un triplé plein d'efficacité. A la 42e, le Bayern menait 3-0 sans aucune contestation possible de la part du Napoli. Jusqu’à ce que Federico Fernandez surgisse au second poteau et permette à Naples de se maintenir à flot dans ce match choc. Ce but va complètement gripper la machine bavaroise, et relancer l'intérêt du match. En seconde période, Naples va confisquer le ballon, avant qu'un double coup du sort ne fasse s'emballer la rencontre. A la 70e minute, Zuniga est exclu pour un second carton jaune en 2 minutes ! 8 min plus tard, c'est Badtsuber qui voit rouge pour un second avertissement lui aussi. La tension monte d'un cran, et Fernandez en rajoute une couche en assénant un coup de tête fatal pour Neuer. Mais le Bayern ne craque pas et converse cet infime avantage jusqu'au coup de sifflet final. Ce Bayern là sera difficile à battre, surtout lorsque l'on sait que la finale 2012 de la Ligue des Champions aura lieu dans l'Allianz Arena. Les Bavarois sont prêts, aux autres équipes de se mettre au diapason. (Bastien)

We are French!!

Cris et Ronaldo à la lutte
Bilan plus que mitigé pour nos clubs français pour ne pas dire catastrophique. Aucune victoire une nouvelle fois mais le contenu fut bien différent pour les trois représentants tricolores. Commençons par Lyon qui accueillait le Real Madrid à Gerland. Les madrilènes s'imposent sur le score de 2-0 avec un doublé de Cristiano Ronaldo, dont un coup franc qui vient nettoyer les filets de Lloris! Malheureusement le constat est sans équivoque pour Lyon, il y avait une Galaxie entre Lyon et Madrid. Bien que les trajectoires furent différentes au cours de ces deux dernières saisons pour les deux clubs respectives, Lyon avait l'habitude de pouvoir déstabiliser Madrid à Gerland. Hier, cela fut tout simplement impossible en raison de la montée en puissance de l'équipe à Mou. Avec un pressing constant ne laissant plus respirer les lyonnais, une attaque exceptionnellement redoutable avec un Benzema au meilleur de sa forme et un Ronaldo redoutablement efficace. Avec un Lassana Diarra repositionné arrière gauche, une idée que Domenech n'a jamais eu comme certains d'entre vous l'ont mentionné sur Twitter, Madrid a été audacieux. Les absences de Bastos et de Lisandro se sont fait malheureusement sentir côté lyonnais. Madrid se positionne donc très clairement comme favori de cette compétition, derrière Barcelone naturellement..
Du côté de Lille, on a tout tenté, sans regretter, du moins en attaque. Défait deux buts à un à Giuseppe Meazza, les lillois ont pratiquement dit adieu à l'accession aux huitièmes de finale. Pourtant l'Inter était plus que prenable, mais Lille, certainement du au manque d'expérience en la matière, peut avoir énormément de regrets!

Quant à l'OM, ils sont en train de remonter la pente petit à petit. En enchaînant des victoires en Ligue 1, Marseille qui joue la carte européenne en toute liberté, a obtenu un très bon match nul à l'Emirates face à Arsenal, 0-0. Face à une équipe d'Arsenal remaniée au départ, avec notamment le fameux Jenkinson, l'OM aurait pu marquer en première mi-temps si Jordan Ayew avait un peu plus de conviction en attaque. Il faudra désormais pour les marseillais aborder le déplacement en Allemagne sous les meilleurs hospices pour ainsi se qualifier aisément pour les huitièmes de finales.

La sensation:
La sensation de cette quatrième journée est le triplée du futur Ballon d'Or pour la troisième fois consécutive de Léo Messi. Il marque ainsi son 202ème but sous les couleurs Blaugranas. Messi est déjà un monument du football mondial, et il est encore jeune et a de beaux jours devant lui sous les couleurs de Barcelone, à lui d'en faire autant avec l'Argentine! En attendant cadeau: un petit tribute to !!


Hakim et Bastien

mardi 1 novembre 2011

Van Persie, serial gunner

                               Van Persie décolle littéralement avec Arsenal


Samedi dernier, Robin Van Persie a fait état de tout son talent en inscrivant un triple contre Chelsea lors du retentissant succès des Gunners à Stamford Bridge (5-3). Le Néerlandais totalise maintenant 12 buts en 14 apparitions cette saison, un ratio qui le place non loin des gâchettes Messi et C.Ronaldo. Mais il dégage surtout une nouvelle aura assez impressionnante, qui pourrait tirer les Gunners vers le haut du gratin en Premier League et aussi en Ligue des Champions. Que ferait le club londonien sans son buteur aux pieds d'argile ? Pas grand chose.  L'OM est prévenu: Van Persie est prêt à faire parler la poudre.
  
Arsène Wenger était aux anges samedi. Ses petits protégés venaient de terrasser les Blues, qui plus est à l'extérieur. Arsenal tenait enfin sa victoire référence, après deux mois de galère et une correction mémorables reçue des mains de Manchester United (8-2). Le technicien alsacien doit cependant redescendre de son euphorie passagère, car il est loin d'être le fin stratège à l'origine de ce formidable succès d'Arsenal. Le mérite revient dans sa majeure partie à un seul homme: Robin Van Persie. 

10/10 

RVP, c'est 10 buts en dix matchs de Premier League cette saison. Une statistique assez incroyable compte tenu du niveau de jeu affiché par ses coéquipiers depuis le début de l'exercice 2011-2012 : Archavin peine à retrouver la lumière, Walcott est condamné aux coups d'éclats (et à cirer le banc malgré son talent) et Gervinho s'adapte doucement à sa nouvelle vie dans la capitale britannique. Du coup, le Batave doit enfiler sa cape de sauveur pour faire trembler les filets adverses. Et force est de reconnaître qu'il excelle dans ce nouveau rôle. 

La fin du syndrome made in Holland ? 

Les Pays-Bas ont toujours eu d'immenses stars du ballon rond: Van Basten, Cruyff, De Boer, Rijkaard et j'en passe. Cette source est loin de se tarir lorsque l'on voit le talent actuel des Sneijder, Van Der Vaart, Robben ou Van Persie. Seulement voilà, une sorte de malédiction physique semble toucher ces quatre virtuoses. À chaque saison, ils sont sur le flanc pendant au moins deux bons mois pour des blessures physiques. A la réflexion, Arjen Robben aurait pu être Ballon d'Or s'il n'avait pas eu de jambes en porcelaine. Mais cette année, Van Persie semble passer entre les gouttes. Le buteur londonien est au top physiquement, comme le prouve son troisième but contre Chelsea samedi. Véritable poison, il crée le danger devant. De bonne augure pour les Gunners, à la recherche du temps perdu.

Cesc pourra-t-il enfin dormir tranquille ? 

Lorsque Fabregas a quitté Arsenal pour Barcelone cet été, il l'a fait avec un léger pincement au cœur. Le catalan de sang a toujours considéré Arsène Wenger comme son second père. L'inquiétude de laisser Arsenal dans la panade a aussi traversé l'esprit de l'ibère. C'était sans compter sur Robin Van Persie, qui a décidé de porter les Gunners sur ses épaules. Arteta et Benayoun n'avait pas le coffre nécessaire pour faire oublier le champion du monde espagnol. Van Persie a la carrure pour reprendre le flambeau. D'autant plus que les statistiques parlent pour lui.

Un vrai canonnier 

Van Persie totalise 76 buts en 166 apparitions sous le maillot des Gunners. Compte tenu de sa santé physique en yo-yo, c'est un très bon ratio. D'autant plus que le Batave est le seul attaquant à s'être imposé auprès de Wenger ces dernières années. Bentdner, Eduardo ou encore Vela ont fondu comme neige au soleil. RVP a le sens du but, et ses prestations ne sont pas sans rappeler une certaine ressemblance avec Van Basten. Enfin Arsenal a un vrai buteur qui se marie parfaitement avec l'écusson du club ! Marseille tremble, Londres se frotte les mains.

Bastien Rambert