Van Persie décolle littéralement avec Arsenal
Samedi dernier, Robin Van Persie a fait état de tout son talent en inscrivant un triple contre Chelsea lors du retentissant succès des Gunners à Stamford Bridge (5-3). Le Néerlandais totalise maintenant 12 buts en 14 apparitions cette saison, un ratio qui le place non loin des gâchettes Messi et C.Ronaldo. Mais il dégage surtout une nouvelle aura assez impressionnante, qui pourrait tirer les Gunners vers le haut du gratin en Premier League et aussi en Ligue des Champions. Que ferait le club londonien sans son buteur aux pieds d'argile ? Pas grand chose. L'OM est prévenu: Van Persie est prêt à faire parler la poudre.
Arsène Wenger était aux anges samedi. Ses petits protégés venaient de terrasser les Blues, qui plus est à l'extérieur. Arsenal tenait enfin sa victoire référence, après deux mois de galère et une correction mémorables reçue des mains de Manchester United (8-2). Le technicien alsacien doit cependant redescendre de son euphorie passagère, car il est loin d'être le fin stratège à l'origine de ce formidable succès d'Arsenal. Le mérite revient dans sa majeure partie à un seul homme: Robin Van Persie.
10/10
RVP, c'est 10 buts en dix matchs de Premier League cette saison. Une statistique assez incroyable compte tenu du niveau de jeu affiché par ses coéquipiers depuis le début de l'exercice 2011-2012 : Archavin peine à retrouver la lumière, Walcott est condamné aux coups d'éclats (et à cirer le banc malgré son talent) et Gervinho s'adapte doucement à sa nouvelle vie dans la capitale britannique. Du coup, le Batave doit enfiler sa cape de sauveur pour faire trembler les filets adverses. Et force est de reconnaître qu'il excelle dans ce nouveau rôle.
La fin du syndrome made in Holland ?
Les Pays-Bas ont toujours eu d'immenses stars du ballon rond: Van Basten, Cruyff, De Boer, Rijkaard et j'en passe. Cette source est loin de se tarir lorsque l'on voit le talent actuel des Sneijder, Van Der Vaart, Robben ou Van Persie. Seulement voilà, une sorte de malédiction physique semble toucher ces quatre virtuoses. À chaque saison, ils sont sur le flanc pendant au moins deux bons mois pour des blessures physiques. A la réflexion, Arjen Robben aurait pu être Ballon d'Or s'il n'avait pas eu de jambes en porcelaine. Mais cette année, Van Persie semble passer entre les gouttes. Le buteur londonien est au top physiquement, comme le prouve son troisième but contre Chelsea samedi. Véritable poison, il crée le danger devant. De bonne augure pour les Gunners, à la recherche du temps perdu.
Cesc pourra-t-il enfin dormir tranquille ?
Lorsque Fabregas a quitté Arsenal pour Barcelone cet été, il l'a fait avec un léger pincement au cœur. Le catalan de sang a toujours considéré Arsène Wenger comme son second père. L'inquiétude de laisser Arsenal dans la panade a aussi traversé l'esprit de l'ibère. C'était sans compter sur Robin Van Persie, qui a décidé de porter les Gunners sur ses épaules. Arteta et Benayoun n'avait pas le coffre nécessaire pour faire oublier le champion du monde espagnol. Van Persie a la carrure pour reprendre le flambeau. D'autant plus que les statistiques parlent pour lui.
Un vrai canonnier
Van Persie totalise 76 buts en 166 apparitions sous le maillot des Gunners. Compte tenu de sa santé physique en yo-yo, c'est un très bon ratio. D'autant plus que le Batave est le seul attaquant à s'être imposé auprès de Wenger ces dernières années. Bentdner, Eduardo ou encore Vela ont fondu comme neige au soleil. RVP a le sens du but, et ses prestations ne sont pas sans rappeler une certaine ressemblance avec Van Basten. Enfin Arsenal a un vrai buteur qui se marie parfaitement avec l'écusson du club ! Marseille tremble, Londres se frotte les mains.
Bastien Rambert

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