Barre horizontale de navigation

Affichage des articles dont le libellé est Marcelo Bielsa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marcelo Bielsa. Afficher tous les articles

mardi 8 mai 2012

Les outsiders à l'honneur


Qui de Fernando Llorente ou Radamel Falcao va soulever le trophée de la Ligue Europa ? (DPPI)

L'Athletic Bilbao et l'Atletico Madrid vont s'affronter mercredi soir lors de la finale de la Ligue Europa, disputée au stade national de Bucarest. Présentation de cet affrontement entre deux équipes (aux similitudes parfois exacerbées) qui ont su déjouer tous les pronostics pour rejoindre la dernière échéance de l'ancienne Coupe de l'UEFA.

Un parcours semé d'embûches 

Personne n'a oublié l'exploit de l'Athletic Bilbao en huitièmes de finale contre Manchester United. Les Basques, qui traînaient des pieds en championnat, s'étaient sublimés lors de leur double confrontation avec les Red Devils (3-2, 2-1) pour mettre au tapis la bande à Wayne Rooney. Par la suite, les hommes de Marcelo Bielsa ont continués d'appliquer le jeu porté vers l'attaque pour disposer de Schalke 04 et du Sporting Portugal. Si beaucoup avaient rêvé d'un finale 100% Mancunienne des plus explosive, il faut avouer que l'affiche de mercredi soir ne manque pas de cachet. Car l'Atlético Madrid, couronné en 2010, a su montrer, à l'instar des Basques, un tout autre visage lorsque les grandes échéances européennes ont pointé le bout de leur nez. Ainsi, la Lazio Rome, le Besiktas, Hanovre et Valence ont notamment mordu la poussière devant la fouge des hommes de Diego Simeone.

Duel de serial buteur

Il serait très réducteur de dire que la finale de mercredi soir repose entièrement sur les épaules de Fernando Llorente d'une part et de Radamel Falcao d'autre part. Mais force est de reconnaître que ces deux canonniers vont truster la lumière des projecteurs, du fait de leur grinta devant le but. Si Llorente (7 buts depuis le début de la compétition) excelle dans le jeu aérien du fait de sa grande taille (1,93 m), son vis-à-vis colombien (10 buts, à égalité avec Klass-Jan Huntelaar en tête du classement des buteurs) agit en véritable renard des surfaces, en étant capable de créer la différence en un coup de rein. Iraizoz (Bilbao) et Courtois (Madrid) ont donc intérêt à chauffer leurs gants, car Llorente et Falcao peuvent, en un éclair, faire basculer l'issue de cette finale.

L'explosivité contre la science du jeu

Si Llorente enfile les buts des perles, il n'est cependant pas le seul à faire l'étalage de la furia basque. Car Markel Susaeta et Iker Muniain méritent eux aussi des lauriers pour tout ce qu'ils ont accompli cette saison. Les deux diamants bruts des Leones sont en effet les détonateurs du système de jeu imposé par Marcelo Bielsa. Pas étonnant alors que Muniain soit en passe de devenir la grosse surprise de Vincente Del Bosque pour l'Euro 2012. De leur côté, les Colchoneros s'appuient sur l'expérience pour faire déjouer leurs adversaires. Ainsi, Diego, qui a déjà étrenné son savoir à la Juventus et à Wolfsburg, est le maître à jouer des Madrilènes, bien aidé par ses lieutenants Arda Turan et Adrian Lopez, ce dernier étant un véritable poison pour les défenses adverses. L'opposition de style promet donc d'être alléchante, d'autant plus que les deux équipes partagent en leur défense quelque peu chancelante une caractéristique commune. 

Une chose est sûre : l'Espagne sera en fête mercredi soir au coup de sifflet final. Reste à savoir quelle formation saura prendre le dessus pour dominer alors, le temps d'une nuit de liesse, toute la péninsule ibérique.

Bastien Rambert (à suivre sur Twitter)


vendredi 27 avril 2012

Édito : le Barca va manquer de Pep

             Pep Guardiola va quitter le navire blaugrana en fin de saison (Maxppp)

La nouvelle tant redoutée par toute la Catalogne a été confirmée par l'intéressé ce vendredi : Pep Guardiola ne sera plus l'entraîneur du Barça la saison prochaine. L'ancien milieu de terrain blaugrana, auteur d'une moisson sans précédent (3 Liga, 1 Coupe du Roi, voire deux si le Barca bat l'Athletic Bilbao le 25 mai prochain, 3 Supercoupes d'Espagne, 2 Ligues des Champions, 2 Supercoupes de l'UEFA et 2 Coupes du monde des clubs) lors de ses quatre années à la tête du club culé, va donc lever l'ancre pour s'offrir une année sabbatique. Les mauvaises langues pointeront du doigt le fait que Pep quitte le navire alors que son Barca vient de vivre l'une des plus mauvaises semaines de toute son existence. Mais qu'importe. Guardiola a tout gagné, et il était évident que ce dernier serait en quête d'un nouveau défi après la razzia catalane  entre 2008 et 2011. Pour un entraîneur, la routine est un vrai fardeau, qui vous fait cogiter de long mois sur votre impact réel sur l'équipe que vous diriger. Ainsi, au lieu de tirer sur le technicien catalan, il est plutôt de mise de rendre hommage à celui qui a géré de main de maître le joyau Lionel Messi, a celui qui a conduit le Barca sur le toit de l'Europe, faisant de la formation catalane l'ultime référence en matière de beau jeu.

Tout ceci ne consolera pas vraiment la Catalogne. Mais comme dit le vieil adage, tout histoire à une fin mais chaque fin annonce un nouveau départ. Les Blaugrana sauront rebondir après la perte de leur mentor, c'est une certitude. Pour se remémorer la grinta de l'ancien numéro 4 du Barça, on regardera les images du fameux but d'Iniesta contre Chelsea en 2009,  Guardiola explosant littéralement de joie après ce renversement de situation. Mais on retiendra aussi ce même Guardiola beau joueur après l'élimination cruelle de son équipe en demi-finale de la Ligue des champions mardi dernier contre les Londoniens. Le futur entraîneur du Barca (Marcelo Bielsa est en pole position pour prendre le relais, ndlr) aura du pain sur la planche s'il veut faire mieux que son illustre prédécesseur, qui restera dans les annales du football pour sa classe et son humilité. Chapeau l'artiste !

Bastien Rambert