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vendredi 30 décembre 2011

Le racisme dans le football à son paroxysme?

Suarez et Evra
Navrant de constater le retour en grandes pompes de ce phénomène ignoble sur l'ensemble de l'Europe en 2011, il convient de faire un point sur tout ce qui se passe sur l'ensemble des terrains. Il ne faut pas se voiler la face, le racisme n'a jamais été réellement éradiqué. Malgré les multiples campagnes de préventions initiées par l'UEFA ou les Ligues de Football, les joueurs professionnels dérivent dans tous les excès en cette fin d'année. L'affaire la plus marquante en Europe est le conflit qui a opposé l'attaquant uruguayen Suarez au défenseur latéral gauche français Evra. Les détails seront évoqués dans le contenu du billet. Récemment en France, c'est bien évidemment l'affaire " Kamel Chafni" qui a fait grand bruit. Il a accusé en effet un arbitre assistant d'avoir pestiférer " dégage l'arabe" à Chafni alors que ce dernier venait contester la validité d'une faute. Même si cette affaire n'aura pas de suite car il y a eu une entente entre les deux parties, toutes ces affaires cumulées aux incidents de ces dix dernières années prouvent que les progrès effectués restent très fragiles et les clichés restent bien ancrés dans les moeurs.

Un tsunami exécrable!

Après un calme faussement apparemment d'une période allant de deux à trois ans, les actes de nature racistes ont fait en 2011 leur grand retour se caractérisant la plupart du temps par les paroles et rarement par les gestes. En effet avec les multiples caméras se situant sur un stade de foot, il est impossible pour un joueur de foot aujourd'hui d'insulter gestuellement son camarade. Milan Barros se souvient forcément de son geste lorsqu'il évoluait sous les couleurs lyonnaises.  Les supporters eux aussi par moment se sont caractérisés par des gestes, le jet de banane récemment envers le brésilien Roberto Carlos, ou encore les multiples cris de singes qui eux malheureusement ne cessent pas en atteste ceux dirigés contre Eto'o lorsqu'il jouait en Italie.
Les scandales se sont désormais transposés sur le terrain.
Partant du plus récent, c'est l'incident qui a opposé le milieu de terrain auxerrois Kamel Chafni à l'arbitre assistant, Johann Purreaux. Même si officiellement l'incident a été clos par une discussion téléphonique. Pour rappel, Chafni a accusé cet arbitre assistant d'avoir proférer l'expression "dégage l'arabe". Le joueur a d'ailleurs été suspendu à titre conservatoire pour que l'enquête s'éclaircisse.
Toujours en France, l'année 2011 a été marquée par l'affaire des quotas. Pour mémoire, le site Mediapart avait révélé l'intégralité des propos d'une réunion avec l'ensemble des entraîneurs avec l'émission d'une thèse sur la possibilité de faire des quotas, concernant les joueurs de couleur, pour privilégier les joueurs blancs. Non seulement dans cette affaire, c'est le sélectionneur qui s'est retrouvé fragilisé et traîner dans la bout comme jamais, mais c'est une nouvelle fois le football français qui en a subit les conséquences en étant une nouvelle fois de plus la risée du monde. Le modus operandi qui avait été évoqué avait en effet de quoi choqué. On savait la FFF voulait une révolution dans la formation des joueurs, mais de là aller vers une sélection parmi les joueurs de couleurs, il y avait un pas. L'Espagne n'a pas que des vertus positifs...

La France n'a jamais été l'exception!



La vérité est cruciale mais parfois salvatrice, mais sur ce sujet, elle est surtout inquiétante! Comment aider les futures générations à bien se comporter sur un terrain de football quand leurs modèles transgressent à tort et à travers les lois.
Provoquer verbalement sur un terrain n'est pas anodin et n'est pas illégale en soi. Les plus grands matchs ont été faits de grandes rivalités entre joueurs ou même dirigeants. Mais de là, dépasser les limites de l'ordre public, la France pour une fois fais figure de bonne élève.
Les deux événements les plus médiatiques sont biensûr l'altercation qui a opposé Suarez et Evra, qui a d'ailleurs demande qu'une enquête soit diligentée. Inutile de déballer une nouvelle fois l'affaire, mais sachez que Suarez a écopé de huit matchs de suspensions ajoutée à une belle amende. La répression semble désormais la seule solution, plus que la prévention qui montre ses limites tellement l'originalité ne parvient pas aux hautes instances.
John Terry quant à lui s'est fait épinglé par le justice qui dispose d'assez d'éléments, selon un communiqué officiel, pour assigner le défenseur central anglais pour ses déclarations à l'encontre d'Anton Ferdinand, le petit frère de Rio. Selon les enquêteurs, Terry a proféré des " propos raciaux offensant".  Le procès devrait commencer le 1er février, le joueur est pour l'instant entièrement soutenu par ses supporters et par son club, tout comme Suarez pour Liverpool. Blatter qui prône un optimisme assez déconcertant sur ce sujet là, va rapidement devoir remettre à plat cette question car avec ces dérives à la limite de l'extrémisme, c'est le football pur qui s'en trouve discrédité.

Une question politique?


De là à dire que la politique internationale, qui est depuis quelques mois très tendue, s'est incorporée dans le climat du football mondial, il y a un pas. Mais comment tout de même ne pas mettre une part de responsabilité sur la politique d'optimisme et d'ignorance qu'ont installé les instances. La part du lion n'a pas été encore attribuée quant à savoir qui a sa plus grande part de responsabilité, même si les joueurs montent les échelons lors de ces derniers mois, mais une énième remise en question paraît nécessaire pour que la conciliation l'emporte sur la répression, et sur ce point soyons fier pour une fois d'être frenchie!

Hakim

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