En cette période où le football de qualité est assez restreint, une surprise divine a comblé nos attentes en
ce mois de juillet, ce fut l’épopée malheureusement interrompue en demi- finale de la coupe de crêpage de chignon, par une équipe expérimentée des USA, de l’équipe de France féminine de football. En effet, la Coupe du monde féminine qui s’est déroulée en Allemagne a permis aux filles de Bini de se faire à nouveau remarquer et d’inscrire quelques traces sur une page de l’histoire du football français. Bussaglia et consorts ont su amené au public de passionnés de football en France le sentiment d’émotion et surtout de fierté de l’équipe nationale qui a été volontairement laissé l’année dernière à Knyshna. Peu y croyait au début, dont moi, beaucoup furent agréablement surpris, dont moi, nombreuses ont désormais de l’espoir mais peu sont tout de même à relativiser. En effet même si le parcours des bleues n’a rien d’un banal parcours de l’équipe de France de Basket féminine, elle n’a rien non plus de comparable à ce que peut donner le parcours des messieurs ou même la dimension de leurs homologues allemandes dans leur fief.
Relativiser ne signifie pas rabaisser mais remettre les éléments dans le contexte et analyser objectivement la situation, et quand on observe le travail en amont effectuée par les filles, rien n’est du au hasard.
Relativiser ne signifie pas rabaisser mais remettre les éléments dans le contexte et analyser objectivement la situation, et quand on observe le travail en amont effectuée par les filles, rien n’est du au hasard.
Un goût de déjà vu…
Le succès, la victoire, mouiller le maillot, ce sont les ingrédients indispensables pour attirer l’attachement des français dans le sens générique du terme, en incluant les profanes de football même s’ils sont de moins en moins. Mais dans le contexte footballistique encore une nouvelle fois, c'est-à-dire une inégalité cinglante entre hommes et femmes, a fait que Bompasteur et ses sœurs professionnelles ont du faire le double du travail.
Elles y ont rajoutées par exemple la proximité avec le public mais aussi avec le monde des médias pour rechercher une certaine exposition médiatique. Mais ce n’est pas une simple proximité purement officielle juste pour remplir le cahier des charges, mais bien une proximité sincère avec une disponibilité étonnante. Elles ont conviés les journalistes de grands groupes de télés ou radios à participer à un entraînement avec des ateliers spécifiques. Elles ont répondu avec joie aux interviews d’après matchs même après la défaite contre les USA. Elles sont très ouvertes au public. Bref, toute cette ambiance chaleureuse permet de contribuer à une sorte de sympathie.
Une proximité qui est aussi indirecte. Car en effet plus de la moitié de cette équipe de France féminine ne dispose pas d’un contrat professionnel, et la plupart ont un autre job pour combler les fins de mois. Elles doivent donc cravacher tout au long de l’année pour pouvoir exercer leur passion. Il y a donc une sorte de compassion ou plutôt de mise en situation en connaissance de cause. Oui, c’est donc du social.
Des symboles, non ce n’est pas la vague black/blanc/beur de 1998 mais ce sont des sortes de cadors, des maîtres à jouer, des personnes que l’on aime voir jouer sur un terrain. Pour preuve la comparaison Louisa Necib et Zidane fut immédiate. Même poste, même origine et même classe, les amateurs ont eu une retro prospective immédiate.
La simplicité, contraire de la prétention, voici ce qu’ont aimé aussi les supporters des bleues. En effet elles ne sont pas prétentieuses, même si à l’heure d’aujourd’hui on ne connaît pas les primes ou même pour certaines leurs salaires, restent disponibles et surtout ont une très bonne mentalité.
Et enfin le suspense, comme le quart de final entre la France et l’Angleterre, ont permis de faire revivre aux supporters de grands moments de football comme la quart de finale de 2006 entre la France et l’Espagne. En cette période a priori creuse, où des matchs de nostalgies sont ressortis à la louche, de la nouveauté ne fait jamais de mal.
Elles y ont rajoutées par exemple la proximité avec le public mais aussi avec le monde des médias pour rechercher une certaine exposition médiatique. Mais ce n’est pas une simple proximité purement officielle juste pour remplir le cahier des charges, mais bien une proximité sincère avec une disponibilité étonnante. Elles ont conviés les journalistes de grands groupes de télés ou radios à participer à un entraînement avec des ateliers spécifiques. Elles ont répondu avec joie aux interviews d’après matchs même après la défaite contre les USA. Elles sont très ouvertes au public. Bref, toute cette ambiance chaleureuse permet de contribuer à une sorte de sympathie.
Une proximité qui est aussi indirecte. Car en effet plus de la moitié de cette équipe de France féminine ne dispose pas d’un contrat professionnel, et la plupart ont un autre job pour combler les fins de mois. Elles doivent donc cravacher tout au long de l’année pour pouvoir exercer leur passion. Il y a donc une sorte de compassion ou plutôt de mise en situation en connaissance de cause. Oui, c’est donc du social.
Des symboles, non ce n’est pas la vague black/blanc/beur de 1998 mais ce sont des sortes de cadors, des maîtres à jouer, des personnes que l’on aime voir jouer sur un terrain. Pour preuve la comparaison Louisa Necib et Zidane fut immédiate. Même poste, même origine et même classe, les amateurs ont eu une retro prospective immédiate.
La simplicité, contraire de la prétention, voici ce qu’ont aimé aussi les supporters des bleues. En effet elles ne sont pas prétentieuses, même si à l’heure d’aujourd’hui on ne connaît pas les primes ou même pour certaines leurs salaires, restent disponibles et surtout ont une très bonne mentalité.
Et enfin le suspense, comme le quart de final entre la France et l’Angleterre, ont permis de faire revivre aux supporters de grands moments de football comme la quart de finale de 2006 entre la France et l’Espagne. En cette période a priori creuse, où des matchs de nostalgies sont ressortis à la louche, de la nouveauté ne fait jamais de mal.
Un engouement à relativiser !
Beaucoup de journalistes parlent de nouvel essor, certains vont même aller dire que le football féminin, du moins l’équipe de France peut dépasser en terme de popularité les messieurs. Mais malgré une réussite certaine, il y a beaucoup d’éléments qui nous laissent perplexe quant à l’engouement suscité. D’une part, les stades lors de cette coupe du monde étaient loin d’être remplis, et lors de la finale ou même du dernier carré, il y a eu beaucoup d’invitations délivrées par les fédérations.
Techniquement, même si l’équipe de France possèdent de bonnes gammes, cette coupe du monde fut faible. Pour moi, c’est une honte que les USA soient allés en finale avec un niveau de jeu médiocre. La plupart de leurs buts ont en effet été marqués par Wombach sur des centres ou des coups de pied arrêtés.
Et puis ce qui m’a singulièrement énervé et l’hypocrisie croissante avec laquelle la FFF et Chantal Jouanno, officielle porte-poisse quand elle est présente, se sont emparés de cet évènement pour en faire la nouvelle vitrine du football français, pour effacer toutes les erreurs commises lors du fiasco de 2010, comme si la prétendue nouvelle ère entamée avait porté ses fruits. Or, les mêmes personnes qui ont commis des boulettes monumentales sont restées et les problèmes sont très loin d’être réglées.
De plus, l’équipe de France a pour le moment comme destinée sur le moyen terme d’être une équipe à l’instant T. C'est-à-dire une équipe sympa à regarder mais dont pendant toute l’année, elle va cruellement retomber dans l’obscure anonymat du championnat. Et malheureusement je ne crois pas malgré le bon parcours des filles que le championnat féminin aille faire une rubrique hebdomadaire dans le CFC ou Téléfoot. Mais pour lutter contre cela, les filles, et pas que, connaissent la recette…
Techniquement, même si l’équipe de France possèdent de bonnes gammes, cette coupe du monde fut faible. Pour moi, c’est une honte que les USA soient allés en finale avec un niveau de jeu médiocre. La plupart de leurs buts ont en effet été marqués par Wombach sur des centres ou des coups de pied arrêtés.
Et puis ce qui m’a singulièrement énervé et l’hypocrisie croissante avec laquelle la FFF et Chantal Jouanno, officielle porte-poisse quand elle est présente, se sont emparés de cet évènement pour en faire la nouvelle vitrine du football français, pour effacer toutes les erreurs commises lors du fiasco de 2010, comme si la prétendue nouvelle ère entamée avait porté ses fruits. Or, les mêmes personnes qui ont commis des boulettes monumentales sont restées et les problèmes sont très loin d’être réglées.
De plus, l’équipe de France a pour le moment comme destinée sur le moyen terme d’être une équipe à l’instant T. C'est-à-dire une équipe sympa à regarder mais dont pendant toute l’année, elle va cruellement retomber dans l’obscure anonymat du championnat. Et malheureusement je ne crois pas malgré le bon parcours des filles que le championnat féminin aille faire une rubrique hebdomadaire dans le CFC ou Téléfoot. Mais pour lutter contre cela, les filles, et pas que, connaissent la recette…
Des éléments à fructifier…
La 3F n’a reconnu officiellement la section féminine que depuis 1970 (source : l’Humanité), et l’OL en 2004 a crée une section semi professionnelle, ce fut le premier club à le faire à l’époque où rien ne résistait à Aulas. Depuis le foot féminin a fait du chemin, et ce beau parcours en Allemagne n’est que le résultat logique d’un travail qu’il faut continuer. Le nombre de licenciées qui est de 60 000 seulement doit augmenter considérablement, l’annonce de José Anigo sur l’ouverture de la section féminine de l’OM devrait permettre de booster ce nombre et d’aider l’OL, le PSG ou encore Montpellier.
La médiatisation est un autre pilier important pour continuer le développement, Direct 8 a réalisé des audiences exceptionnelles, ce n’est pas par hasard et le rédacteur de la section sport de la chaîne l’a bien compris en ayant acquis les droits jusqu’en 2014. Le championnat féminin quant à lui reste obscur en termes d’images, il faut aller sur le site du club pour aller voir les images de matchs.
Les stades, en effet même si le taux d’influence risquerait aux premiers abords d’être faible, les clubs doivent prendre le risque de mettre leur équipe première dans leur stade, l’OL l’a bien fait lors de la ligue des champions, on verra si le PSG le fera l’année prochaine.
Enfin la critique, pour mettre sur un pied d’égalité les hommes et les femmes, doit être objective, et si on analyse le match face aux USA, la gardienne Sapowitch a tout simplement été catastrophique et malheureusement le premier et troisième but sont en grande partie de sa faute.
Bref, de beaux jours arrivent pour les bleues, cela commence l’année prochaine par les JO 2012, une compétition étrangement délaissée par les messieurs (ça m’a toujours choqué). Mais bref, tant que le bling bling n’atteindra pas les bleues, elles auront toujours cette même lucidité et elles ne prendront pas le melon. Pas comme un certain Ribéry se comparant à Messi…
La médiatisation est un autre pilier important pour continuer le développement, Direct 8 a réalisé des audiences exceptionnelles, ce n’est pas par hasard et le rédacteur de la section sport de la chaîne l’a bien compris en ayant acquis les droits jusqu’en 2014. Le championnat féminin quant à lui reste obscur en termes d’images, il faut aller sur le site du club pour aller voir les images de matchs.
Les stades, en effet même si le taux d’influence risquerait aux premiers abords d’être faible, les clubs doivent prendre le risque de mettre leur équipe première dans leur stade, l’OL l’a bien fait lors de la ligue des champions, on verra si le PSG le fera l’année prochaine.
Enfin la critique, pour mettre sur un pied d’égalité les hommes et les femmes, doit être objective, et si on analyse le match face aux USA, la gardienne Sapowitch a tout simplement été catastrophique et malheureusement le premier et troisième but sont en grande partie de sa faute.
Bref, de beaux jours arrivent pour les bleues, cela commence l’année prochaine par les JO 2012, une compétition étrangement délaissée par les messieurs (ça m’a toujours choqué). Mais bref, tant que le bling bling n’atteindra pas les bleues, elles auront toujours cette même lucidité et elles ne prendront pas le melon. Pas comme un certain Ribéry se comparant à Messi…
Hakson live from St Cyprien

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