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jeudi 15 mars 2012

1/8 de finale de la Ligue des Champions: le Bilan d'Absolufoot (8/8)

                                     Didier Drogba est vraiment inoxydable


Les huitièmes de finale de la Ligue des Champions sont arrivés à leur terme mercredi avec les affiches Chelsea-Naples et Real-CSKA Moscou. Si Madrid a été privé d'un réel suspense (4-1 pour le Real, accroché 1-1 en Russie), Londres se remet à peine de cette incroyable rencontre, remportée par les Blues en prolongation (4-1) grâce à un but d'Ivanovic. Retour donc sur les deux dernières affiches, avec un clin d'oeil à Didier Drogba, qui a su, une nouvelle fois encore, enflammer Stamford Bridge comme jamais.

Chelsea: les néo-historiques prennent le pouvoir! 

Roberto Di Matteo pouvait bel et bien exulter et évoquer un exploit légendaire de Chelsea hier soir car le match auquel nous avons assisté hier soir en valait son pesant d'or ainsi que la confrontation globale qui, on peut le dire, a été la plus belle parmi ces huitième de finales de la Ligue des Champions. Séchement battu 3-1 à l'aller, qui fut d'ailleurs le dernier match européen de Villas Boas, les Blues devaient réussir la mission de remonter les napolitains de deux buts. Pas de grandes surprises pour les compositions d'équipe: Côté Chelsea un 4-5-1 est mise en place avec un Drogba seul en point et un Lampard de retour aux affaires. Côté Napolitain un 3-4-3 avec un trio d'attaque composé d'Hamsik, Lavezzi et Cavani. Naples est donc venu avec la ferme intention de jouer et de ne pas se replier sur sa défense, conviction qui leur a été fatale...
Didier Drogba ouvre en effet le score d'une magnifique tête plongeante sur un très joli service de Ramires à la 28ème minute. Jusqu'ici, la partie était plutôt équilibré avec une légère domination pour Chelsea. A noter notamment la magnifique frappe d'Hamsik qui frôle le poteau gauche de Cech en fin de mi-temps.
Dès la reprise de la seconde période, c'est John Terry, auteur d'un très gros match hier, d'une tête imparable permet à son équipe de mener 2-0 et donc à Chelsea d'être provisoirement qualifié! Mais ce n'est qu'une espérance de courte durée puisque le suisse Gokan Inler, futur  joueur hors norme apparemment, qui d'une reprise de volée fit virevolter les supportes italiens venus en masse du côté de Stanford Bridge! A ce moment-là, c'est Naples qui est qualifiée et qui permet à l'Italie d'avoir un deuxième club italien en quarts de finales!  Mais à la 75ème minute, sur une tête d'Ivanovic, Dossena fait une main flagrante, certes involontaires, et la pénalty est indiscutable malheureusement pour Chelsea. C'est Lampard, sans pitié et j'exagère à peine sur la frappe de balle, qui permet aux Blues d'accroître le score et de mettre sur un pied d'égalité mathématique les deux équipes sur l'ensemble des deux matchs!  Ce sont les trois dromadaires de l'ère Mourinho qui font vivre aux supporters des Blues des sensations de joie qu'ils avaient perdu depuis le début de la saison. Beaucoup de médias annoncent par ailleurs l'émergence d'un système d'auto-gestion au sein même de l'équipe, comparable à Domenech en 2006, avec les cadres de l'équipe qui contrôleraient toutes les grandes décisions tactiques. Di Matteo est serait donc un emploi fictif de la ville de Londres!  Jusqu'à la fin du temps réglementaire, il n'y aura aucun temps  mort, les attaques se multipliant des deux côtés.
A noter la bonne entrée de Torres, il faut le signaler, qui a remplacé Sturridge à la 63ème minute, et qui a failli marquer lors de la première moitié des prolongations. C'est Ivanovic, sur un service de Drogba, qui fait renverser Stanford Bridge à la 105ème minute d'une superbe frappe imparable pour De Sanctis. La deuxième mi-temps de la prolongation sera dominé par Naples mais les contres attaques londoniennes sont superbement orchestrés et Drogba, encore lui, qui a failli inscrire un double en fin de match sur un superbe centre de Malouda. Chelsea est donc qualifié et n'aura pas vécu le scénario cauchemardesque d'il y a quelques années où Barcelone, et Iniesta, les avait éliminé en toute fin de match! Ce Chelsea new look sera à suivre dans les prochaines semaines! (Hakim)

Didier Drogba vous salue bien

Un éléphant, ça trompe énormément. Les plus jeunes d'entre nous  n'ont sans doute jamais vu l'œuvre d’Yves Robert, avec Jean Rochefort dans le rôle phare. Mais il faut reconnaitre que son titre sied comme un gant aux performances actuelles de Didier Drogba. L'attaquant des Éléphants de Côte d'Ivoire, que beaucoup avaient déjà enterré à tort, est en train de prendre une belle revanche dans la capitale anglaise. Auteur de son 100e but avec Chelsea contre Stoke City le week-end dernier, le mythique buteur des Blues était tout bonnement irrésistible mercredi contre Naples (4-1) en huitième de finale de retour de la Ligue des Champions. Son but à la 28 minute, sur un centre millimétré de Ramires, a réveillé tout Stamford Bridge et redonner espoir aux hommes de Di Mateo, qu'on disait perdu après leur déroute au San Paolo il y a deux semaines. Mais l'éléphant Drogba n'a jamais lâché mercredi soir, harcelant sans cesse la défaite napolitaine. Branislav Ivanovic, auteur du but de la qualification pour la formation londonienne, aurait pu à juste titre récolter les honneurs et recevoir le titre d'homme de la soirée. Mais sans vouloir offenser l'international serbe, c'est plutôt le fighting spirit de Drogba sera loué sur notre plateforme. L'Ivoirien, interrogé par Canal + après la rencontre, pouvait savourer ce succès qui maintient à flot le rêve des Blues de remporter leur premier succès en Ligue des Champions  "C'est vrai que beaucoup disaient que c'était mon dernier match. L’aventure continue et c'était important pour nous de remporter ce match. On est dans un état d'esprit plus que positif », soufflait l'ancien phocéen, le sourire aux lèvres. Les détracteurs de l'attaquant des Blues, qui l'avaient trop vite imaginé au côté d'Anelka à Shanghaï,  peuvent commencer à grincer des dents. L'éternel Drogba est encore sur pied. Décidément, un éléphant, ça trompe énormément. (Bastien)
Le Real sans convaincre
Auteur d'un match nul à l'aller 1-1, face au CSKA Moscou, le Real Madrid abordait son match retour avec confiance. Mais plus que la question de la qualification, les spectateurs du stade Bernabeu voulaient voir leur équipe enfiler les buts à leurs adversaires et si possible faire autant que le Barca et le Bayern à savoir scorer 7 fois pour ce huitième de finale retour. Et force est de constater que si le score final est fleuve (4-1), la manière n'a pas été au rendez vous. Ronaldo a certes marqué deux buts, (l'un grâce à une énorme bourde d'une gardien moscovite et l'autre à 5 secondes de la fin dans le but vide), le Portugais ne fait pas le poids face à Messi. Balle au pied, CR7 a perdu de sa superbe et ne passe plus aussi facilement les joueurs adverses comme c'était le cas à Manchester United, en 2008, lors de l'année de son ballon d'or. Mais bon tant que les stats parlent pour lui, ses détracteurs ne peuvent rien dire. Kaka, n'a plus les jambes de ses 20 ans non plus et mis à part une passe décisive sur le premier but en première mi temps, il n'a pas beaucoup convaincu. En revanche certains joueurs hier ont continué à marquer des points dans l'esprit de Mourinho à savoir Ozil et Benzema. Le premier est parfois un peu inconstant mais réalise des prouesses techniques balle au pied comme ce fut le cas hier. Son sens du dribble et sa justesse technique vont faire un bien fou au Real jusqu'à la fin de la saison. Benz, lui, pour son retour de blessure a simplement marqué et fait une passe décisive. Normal. Eclipsant un Gonzalo Higuain, auteur du premier but, mais assez discret dans le jeu. A noter que la charnière centrale Pepe - Ramos a plusieurs fois été mise en difficulté par la vivacité des attaquants adverses. De telles largesses défensives se paieraient cash face au Barca, Bayern Munich ou contre le Milan AC. (Fabien)
La stat qui tue: 3 Chelsea est seulement la troisième équipe anglaise a avoir perdu son 1/8 de finale européen avec deux buts d'écart avant d'aller se qualifier lors du match retour. Seul Manchester United (1957) et Leeds (1992) avaient déjà réussi cet exploit. Les Blues, qui restent des sérieux outsiders dans cette compétition, ont donc encore une belle carte à jouer. (Bastien)

La Team Absolufoot, à suivre sur Twitter: Hakim, Bastien et Fabien
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mercredi 22 février 2012

1/8 de finale de la Ligue des Champions: le bilan d'Absolufoot (partie 3/8)

                    Ezequiel Lavezzi a donné le blues à la défense de Chelsea


La troisième soirée des 1/8 de finale de la Ligue des Champions aura été celle des contrastes. Le Real Madrid s'est quelque peu embourbé face au CSKA Moscou, dans le froid du Stade Luzhniki (1-1). A l'opposé, Naples a remporté un précieux succès contre Chelsea (3-1), dans l'ambiance électrique du San Paolo, tout heureux de retrouver les joies des matchs couperets de la prestigieuse compétition. Mais les deux affiches se sont rejointes sur un seul et même point: personne n'est à l'abri d'un coup d'éclat. De bon augure pour les matchs retours, qui risque de faire monter la température d'un cran.

LE MATCH: Naples-Chelsea 3-1 « Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » disait Charles Aznavour dans sa chanson « la Bohème ».  Les supporters du Napoli, qui non sans doute pas eu vent des productions l’artiste franco-arménien,  en connaissent par contre un rayon sur ce qui est de l’attente et du regret par rapport aux années précédentes.  Car Cela faisait 20 ans que Naples n’avait pas gouté à la Ligue des Champions, depuis la saison 1992-1993 pour être exact. Le San Paolo commençait donc à trouver le temps long, se remémorant encore les exploits de la bande à Ciro Ferrera.  L’attente est enfin arrivée à son terme, et le moins que l’on puisse dire, ce qu’elle n’a pas été vaine. L’équipe de Naples, actuellement 6e de la Serie A, est en train de retrouver ses lettres de noblesse sur la scène européenne. Après s’être extirpé du groupe de la mort en Ligue des Champions (avec le Bayern, Manchester City et Villareal comme compagnon de galère), le club d’Aurelio De Laurentiis s’est entrouvert les portes des ¼ de finale de la coupe aux grandes oreilles en remportant le 1/8 de finale aller contre Chelsea (3-1).  Si Ezequiel Lavezzi a été le grand artificier de la victoire napolitaine (voir l’homme de la soirée), il faut surtout souligner toute la force de caractère de l’équipe entrainée par Walter Mazzarri. La soirée de mardi avait pourtant bien mal commencé pour la formation italienne : l’inévitable Juan Mata profitait d’un rebond favorable pour crucifier De Sanctis du pied gauche et ouvrir la marque pour Chelsea à la 27e minute.  Le hold-up était alors parfait pour les Londoniens, qui subissaient la pression de Naples, sous la clameur d’un San Paolo qui répondait présent.  Mais la magie de l’Europe a finalement toucher les coéquipiers d’Ednison Cavani, qui se sont sublimés pour tromper à trois reprises l’arrière-garde des Blues, grâce à un doublé de Lavezzi  (38e, 65e)et une réalisation de l’Uruguayen.  Naples est allé chercher cette rencontre aux tripes, et son succès est largement mérité au vue de la piètre prestation de l’équipe de Chelsea, trop peu ambitieuse pour espérer mieux. Rien n’est encore entériné dans le cadre du match retour à Stamford Bridge le 14 mars prochain, mais cette équipe de Naples est bien loin décidément d’être un simple feu de paille.  (Bastien)

L'HOMME DE LA SOIRÉE: EZEQUIEL LAVEZZI "Sono felice, possiamo passare". Inutile de traduire littéralement cette déclaration émanant du site officiel du club de Naples pour ressentir l'énorme satisfaction de Lavezzi après le match d'hier à San Paolo entre Naples et Chelsea. Inconnu il y a encore peu par les néophytes, qui pensaient à un nom de lessive ou de café plutôt qu'à un joueur de football, Ezequiel Lavezzi a réalisé un match monumental hier soir et est légitiment sorti sous les ovations du stade exceptionnel de San Paolo à la 74ème minute par Dzemaili. L'attaquant argentin de Naples, qui a récolté la note de 9,6 par les internautes sur le site d'Eurosport.com, a réalisé un très bon match et a fait tourné la tête à la défense de Chelsea totalement désorganisée. Ivanovic, Cahill ou encore David Luiz n'ont pas pu stoppé la terreur argentine. Auteur d'un doublé et d'une passe décisive pour son camarade Cavani, Lavezzi s'est caractérisé hier soir par son sens du placement, du à une complicité hors-norme avec Cavani, sa rapidité sur les contres-attaques ou encore ses passes millimétrées. Sur son premier but, égalisateur de plus, à la 38ème minute, Lavezzi plaça une sublime frappe enroulée en se jouant notamment de l'excellent piège de Cavani qui emmena trois défenseurs d'un coup. Sur son second but de la 65ème minute, même si a priori il paraît simple car Cech s'est fait piégé une nouvelle fois par Cavani, l'argentin a suivi le bon coup et a fait indiscutablement fait plier le match en la faveur du club napolitain. Lavezzi, pisté par le Paris Saint Germain, comme beaucoup d'autres joueurs, ne devrait pas faire long feu à Naples pour diverses raisons autre que sportives, à la condition que Naples dégringole dans les prochaines semaines ce qui n'est pas envisageable si le jeu reste le même à ce  niveau. Supporters napolitains enflammés, ensemble des commentateurs, et amateurs de football inconditionnels, s'accordent à dire à l'unanimité que Lavezzi a été le catalyseur de la réussite napolitaine à San Paolo... (Hakim)

LE REAL PAS SOUVERAIN: Grand favori de la Ligue des Champions avec le Barça, le Real Madrid n'a pas totalement convaincu pour son huitième de finale aller face au CSKA Moscou (1-1). Il est vrai, il est toujours difficile de gagner en Russie. Pour preuve, en 7 visites dans la capitale moscovite, les Merengues ne se sont imposés qu'une fois. Et c'était face au rival du Lokomotiv Moscou. Il faut dire que la partie débute mal pour les hommes de José Mourinho. Le plus régulier madrilène du début de saison, Karim Benzema, se blesse aux adducteurs à la 13e minute de jeu. Sans le Benz, l'attaque du Real n'a pas la même fluidité dans le jeu ; la palette technique de son remplaçant Gonzalo Higuain étant moins complète que celle du numéro 9 des Bleus. Sur une pelouse synthétique et un thermomètre qui frôle les -10 degrés, le Real va pourtant ouvrir le score par Cristiano Ronaldo, qui inscrit là son 4e but en 5 matchs de Ligue des Champions cette saison. Ce même CR7 aurait pu définitivement mettre à l'abri des siens à 15mn de la fin du match. Bien lancé par Xabi Alonso, grâce à une merveille de passe sautée, l'attaquant portugais n'a pas réussi à remporter son duel face au gardien. C'est le tournant de la rencontre. Peu mis en danger par l'attaque moscovite durant tout le match grâce à une solide charnière centrale Pepe-Sergio Ramos, les coéquipiers de Khedira vont flancher dans le temps additionnel. Il faut dire que le côté gauche assuré par Coentrao était le maillon faible des Espagnols ce soir. Et c'est de ce côté qu'est venu le but russe. A la suite d'un coup franc mal dégagé par la défense madrilène, Wernbloom, seul aux six mètres, fusille Casillas. Mourinho qui a remplacé Ozil à 10 minutes de la fin pour faire rentrer le défenseur Raul Albiol, s'en mort déjà les doigts. Pour autant, vu leur forme actuelle, on voit mal les Madrilènes ne pas l'emporter à Santiago Bernabeu au retour. (Fabien)

LA STAT QUI TUE:4 Chelsea a marqué à chaque fois en premier lors de ses quatre matchs disputés à l'extérieur en Ligue des Champions. Mais les Blues n'ont jamais réussi à remporter la moindre rencontre, avec deux nuls et deux défaites au compteur. La concentration des hommes d'André Villas-Boas fait donc sérieusement débat.

PRONOSTICS: La rédaction d'Absolufoot est unanime : Le Real Madrid va se reprendre à Santiago Bernabeu. Fabien table sur un 4-0, Hakim mise sur un 3-0 sans bavure des Merengues alors que Bastien sent plutôt le 3-1 pour les Madrilènes. Même chose pour le match retour entre Chelsea et Naples. La rédaction a accordé ses violons pour tabler sur un match nul, sachant que seul le score final diffère entre les journalistes (1-1 pour Fabien et Bastien, 2-2 pour Hakim).

La Team Absolufoot, à suivre sur Twitter: Hakim, Bastien et Fabien