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jeudi 5 janvier 2012

Classics moments: le penalty d'une vie! ( Partie 1)

Trezeguet en larme au lendemain de la finale de la CDM

Un peu de nostalgie, de grands moments du passé, ne font jamais de mal au moment d'aborder cette nouvelle année 2012. Après le billet "absolutely Legendary" retraçant la finale de la Ligue des Champions 2005 entre Liverpool et le Milan AC, attaquons nous désormais à un deuxième billet historique. Ici, pas de spécifique, mais uniquement des génériques. L'histoire du football s'est alimentée par des gestes mémorables, la panenka, provenant d'un pénalty tiré par Antonin Panenka, en est un exemple parfait. Compris ou pas, je m'intéresserai présentement aux pénaltys qui ont marqué notre jeunesse, enfin ça dépend pour qui, et qui n'ont pas laissé insensible les joueurs qui se sont illustrés par ces moments! La liste est bien évidemment loin d'être exhaustive et le choix des pénaltys est entièrement discrétionnaire, sans motivation réelle! Voici donc la première partie!

Baggio, le regret éternel d'un peuple!



C'est la finale de la Coupe du monde 1994 se déroulant cette année là aux Etats-Unis, plus précisément à Los Angeles. Au terme d'un match nul 0-0, le Brésil et l'Italie doivent se départager aux tirs aux buts pour désigner qui sera champion du monde! Roberto Baggio, le prodige italien adoré de tous à cette époque, en particulier de son sélectionneur Sacchi, devait tirer le pénalty décisif. Le Rose Bowl de Pasadena retient son souffle lorsque Roberto s'élance, à ce moment précis, les brésiliens emmenés par leur fameux gardien de but Taffarel menaient 3-2. Le tir de l'ancien de la Juve passe largement au dessus et s'envole dans les gradins. Les Brésiliens sont une nouvelle fois champion du monde. Les Tiffosis garderont un goût amère de cette finale, certains même au jour d'aujourd'hui ne l'ont encore jamais digéré. Baggio, qui a mis un terme à sa carrière en 2004, laisse dans son patrimoine footballistique une trace indélébile dans l'histoire du football mondial!

 
A noter que quatre ans plus tard Baggio réussira son pénalty contre l'Equipe de France en quarts de finale, mais en vain puisque c'est Di Biagio qui éliminera son propre pays!

Trezeguet, le coupable innocenté!


Finale de la Coupe du monde 2006, Italie-France!  L'Italie qui avait éliminé le pays hôte, l'Allemagne en demi-finale,affronte la bande à Zizou, qui effectuait son dernier match, et qui avait éliminé le Portugal en demi-finale. Au terme d'un match nul après prolongations, 1-1, les Transalpins et les Français doivent lutter aux tirs aux buts. Buffon et Barthez sont les gardiens de but respectifs. Trezeguet, grand attaquant français, on l'oublie souvent, se présente devant l'éternel et historique gardien de la Juventus. A ce moment précis, l'Italie menait 2-1, le franco-argentin s'élance et tir sur la barre transversale. Le ballon n'aura pas eu le même sort que le pénalty de Zidane plutôt dans la soirée. Trezeguet offre indirectement le titre suprême à l'Italie et reste marqué à jamais dans la suite de sa carrière. Mais contrairement à Baggio où des italiens lui ont voulu pendant des années, Trezeguet n'a pas été la cible des critiques loin de là! Différence de culture? Ce qui est sur est que Materazzi a beaucoup aidé dans les jours qui ont suivi!


Hakim

PS: ce week-end deuxième partie + les pronos Hors Séries! 

dimanche 1 janvier 2012

Le cas Dimitar Berbatov

                              Berbatov et Manchester United, l'amour mitigé ?


Quand on évoque les grands attaquants qui ont porté la mythique tunique des Red Devils, on pense tout de suite à Georges Best, Ruud Van Nistelrooy ou encore Wayne Rooney. Beaucoup moins à Dimitar Berbatov, arrivé en 2008 en provenance de Tottenham. Pourtant, le placide Bulgare a déjà inscrit la bagatelle de 55 buts en 143 matches sous le maillot rouge et blanc, un ratio plus qu'honorable quand on connait la qualité du milieu mancunien, capable lui aussi de faire la différence. A l'évidence, Berbatov n'arrive pas à se mettre Old Trafford et Ferguson dans la poche. Et pourtant, aux dernières nouvelles, le technicien écossais aurait proposé une prolongation à son attaquant. Que doit donc faire le Bulgare ? Rester dans l'ombre de Ronney et d'Hernandez, ou tenter un nouveau challenge, sachant que le Bayer Leverkusen s'est déjà positionné sur son cas ? Une chose est sûre : le temps presse pour le meilleur buteur de la saison dernière en Premier League.


1er Septembre 2008. Lors de la dernière heure du marché estival des transferts, Dimitar Berbatov est transféré de Tottenham à Manchester United pour la modique somme de 38 millions d'euros. Les observateurs sont sidérés par cette dépense exorbitante du club mancunien pour un joueur que l'on dit finalement assez banal. On parlera même de choix de substitution après l’échec du transfert de Benzema au sein des Red Devils. Pourtant, malgré une première saison difficile chez le tenant du titre en Premier League, Berbatov va petit à petit commencer à enfiler les buts, avec comme point d'orgue sa saison 2010-2011.

Une saison 2010-2011 exceptionnelle


L'année dernière, le Bulgare a presque réussi l'exploit d'éclipser Wayne Rooney au sein de l'équipe mancunienne. En effet, l'international anglais ne s'est vraiment manifesté que lors de ce fameux derby mancunien avec sa bicyclette qui restera longtemps dans les annales du football moderne. Berbatov n'a pas signé de but incroyable la saison dernière. Avec son profil à la Van Nistelrooy, il a plutôt joué à merveille le rôle de renard des surfaces pour écoeurer les défenses adverses. Jugez plutôt : un triplé contre Liverpool, un quintuplé contre Blackburn et encore un autre triplé contre Birmingham City. Il est certain que l'ancien Spurs est l'un des facteurs clés du 19e titre de champion d'Angleterre des Red Devils. Avec 21 buts lors de l'exercice 2010-2011, il a fini co-meilleur buteur du championnat avec Carlos Tevez. Une récompense pour celui qui n'a jamais cédé à la pression des critiques, et ceux malgré son adaptation difficile parmi la bande à Sir Alex Ferguson. Qui aurait  pu penser que le technicien écossais se prive de ses services lors de la finale de la Ligue des Champions contre le FC Barcelone, au point de ne même pas l'inclure dans la feuille de match ? Personne. Pour Berbatov, il y aura un avant et un après Madrid.


L'affront de Madrid 


Au vue de sa formidable saison, Berbatov aurait dû faire partie des mancuniens retenus pour affronter le Barça lors de la finale de la Ligue des Champions; Pourtant, ce n'est pas du banc de touche mais bien des tribunes que l'attaquant bulgare verra la défaite des siens face à la machine blaugrana (3-1). L'ancien Spurs s'est fait souiller comme un malpropre par Sir Alex, alors qu'il lui avait rendu plus qu'une fière chandelle tout au long de la saison. Un quiproquo invraisemblable, mais qui résume bien toute la carrière du natif de Blagoevgrad : Berbatov plantent des buts, mais n'est jamais remercié ni félicité à sa juste valeur (si l'on omet sa nomination dans l'équipe type de Premier League 2011). Madrid, temple des illusions perdues pour l'international Bulgare, qui pensait enfin avoir réussi à rentrer dans les petits papiers du vieux grigou écossais. Que nenni ! On comprend donc parfaitement les envies de départ du numéro 9 des Red Devils. Mais avant qu'il claque la porte (ce qui est loin d'être le cas selon les dernières rumeurs), il faut aussi comprendre pourquoi le joueur a vécu une telle situation. Et la réponse est limpide : Berbatov n'entre pas dans le moule mancunien des joueurs qui font rêver.


Moins clinquant que ses coéquipiers


Old Trafford est le theatre des rêves. En un éclair, Nani est capable de déposer son vis-à-vis, au même titre que Rooney est capable de décocher un missile qui fera trembler les filets adverses. Et Berbatov dans tout cela ? Il marque, sans bruit. L’efficacité n'est pas récompensé ces temps-ci du côté de Manchester United. Le Bulgare cire le banc depuis le début de saison, alors qu'il y a une semaine, il faisait encore parler la poudre en signant un triplé clinquant contre Wigan lors de la victoire 5-0 des coéquipiers de Ryan Giggs. Oui mais voilà, Berbatov n'aura jamais l'aura du légendaire gallois. Il ne fera jamais frémir l'enceinte mancunienne comme le fait Wayne Rooney ou encore Chicharito. Le Bulgare est condamné au rôle de second couteau alors qu'il plante plus que ses concurrents directs. Un comble ! Mais Manchester United a une image, et Berbatov ne colle décidément pas à cette image. Il n'est pas assez spectaculaire, pas assez extraverti, pas assez showman. Il est bien regrettable de penser que le football se résume à l’attitude d'un joueur sur le terrain et non à son habilité à faire ce qu'on lui a enseigné, c'est-à-dire marquer des buts. Las de cette ingratitude, Berbatov est à la croisée des chemins. A 30 ans, il sait que l'herbe se réduit petit à petit sous ses pieds.


Et maintenant ?


Le temps presse donc pour l'international bulgare, s'il veut enfin obtenir toute la reconnaissance qui lui est due. Trois solutions s'offrent à lui : la première serait de prolonger son aventure avec les Red Devils : le Daily Mail a en effet annoncé que Sir Alex allait proposer à son joueur une prolongation de contrat d'une année, sachant que les deux parties sont pour l'instant liés jusqu'en juin 2012. Mais à 31 ans, il serait bien difficile pour l'ancien Spurs de rebondir s'il fait encore banquette une année supplémentaire chez les champions d'Angleterre en titre. S'offre à lui l'option du retour aux sources : l'agent de Berbatov a confirmé qu'il y avait des contacts entre le Bayer Leverkusen et le joueur, sachant que ce dernier a déjà porté les couleurs du club allemand de 2001 à 2006. Dernière possibilité pour le Bulgare : tenter un tout autre challenge. Le PSG, qui s'est peu à peu effacé du dossier après une tentative avortée cet été, pourrait revenir à la charge si Berbatov n’envoie pas de signal positif aux Red Devils. Une chose est sûre : le mancunien doit faire le bon choix, sous peine d'éternellement coller à l'étiquette du second choix, malgré son habilité devant le but.


Bastien Rambert