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mardi 26 juin 2012

Quatre joueurs pour deux places!




Pirlo, L'empereur voulant s'asseoir sur son trône
Dernière semaine de compétition! Avant une courte trêve d'un mois qui s'annonce tout de même palpitante avec le mercato estival, et le PSG qui devrait à nouveau mouvement le tout, dimanche aura lieu l'épilogue de l'Euro 2012. Mais avant cela, mercredi et jeudi auront lieu les demis finales. Quatre équipes mais surtout quatre joueurs ont permis à leur équipe respective de franchir le cap des quarts de finales! De Pirlo à Ronaldo, d'Iniesta à Özil, ces quatre fantastiques ont eu des parcours pratiquement similaires. Avec un Messi en vacances du côté de l'Argentine et une Ligue des Champions ratée, l'un de ses quatre peut avoir légitimement l'espoir d'avoir le Ballon d'Or... Focus rapide sur la crème actuelle du football mondial!

Iniesta, il n'est qu'à 60% et déjà! 

Le métronome catalan, devenu légende en Espagne, n' a inscrit pour le moment aucun but dans cette compétition. Mais il est incontestablement indispensable pour la Roja. Accompagnés de ses acolytes Xavi et Silva, Iniesta dirige le jeu espagnol et monte en puissance au fil des matchs. Auteur notamment d'un très gros match contre l'Irlande. Timide contre la France, mais néanmoins très bon, Iniesta a encore une marge de progression, dû à une bonne récupération mais surtout à une bonne gestion des matchs précédents! 

Pirlo, la classe dans le geste!

Le monde entier a encore vu le talentueux joueur de la Juventus mettre en oeuvre toute son élégance sur le terrain dimanche dernier face à l'Angleterre. Andrea Pirlo a en effet fait un 100% dans les passes. La qualité de passe, arrivant toujours à destination, de Pirlo fait de lui un pion essentiel et indispensable de la Squaddra. Auteur d'un magnifique coup-france face à la Croatie, mais surtout d'une panenka lors des TAB face aux anglais, l'ancien milanais a prouvé qu'il était d'un cador du football mondial.

Özil, un Euro en demi-teinte  

Le meneur de jeu du Real Madrid réalise pour le moment un Championnat d'Europe assez moyen. N'ayant inscrit pour le moment aucun but dans cette compétition, le turc de naissance a parfois des grands moments d'absence dans le jeu offensif de la Mannschaft!  Il reste néanmoins un pion essentiel qui comptera en particulier contre l'Italie pour essayer de faire face au pressing de très haut niveau des italiens.

Ronaldo, envoyer un message clair et sans équivoque! 

Cristiano Ronaldo pourra au moins se vanter à la reprise de la Liga qu'il a été enfin décisif dans une grande compétition avec sa sélection contrairement à son ennemi argentin, Lionel Messi.  Auteur d'un but de la tête face à la République Tchèque, le madrilène commence à s'adapter à son costume de leader de la sélection portugaise. Accompagné de ses fidèles lieutenants comme Nani ou encore Moutinho, Ronaldo et consorts ont une grosse carte à jouer face à l'Espagne s'ils décident de jouer l'offensif contrairement aux français...

@absolufoot

dimanche 24 juin 2012

France – Espagne : une élimination probable devenue tranquille !

La France sort par la petite porte



Hier soir, en quarts finales de l’Euro 2012, la France s’est faite très logiquement éliminée par la meilleure équipe du monde et de loin, l’Espagne. Sur un score de 2-0, la France n’a pas fait le poids techniquement, tactiquement, physiquement mais aussi et surtout mentalement. Avec cette impression de vide dans le contenu proposé hier, et dans le plan proposé devant plus de 11 millions de personnes, l’équipe de France est retombée assez gravement dans ses travers. L’altercation entre Nasri et un journaliste de l’AFP ne fut que le point d’orgue de cette soirée domenechienne en enfer. Retour sur ce match. 

Blanc s’avoue vaincu avant le coup d’envoi !

Tout le monde du football savait pertinemment que l’équipe de France était un outsider face à l’ogre espagnol. Le niveau technique des espagnols était très largement supérieur à celui des français, et le restera pendant très longtemps. Mais fallait-il adopter la même stratégie que celle qu’ont mise en place pratiquement tous les adversaires de Barcelone cette année, en l’occurrence la défense absolue. L’expression «  la meilleure défense, c’est l’attaque » n’a pas de racines apparemment en France. Laurent Blanc nous concocte une équipe sans conviction offensive ! Il y a tous d’abord cinq défenseurs : Reveillère, Rami, Kolscieny, Debuchy et Clichy. Un milieu de terrain à trois nous est ensuite proposé : M’vila, Cabaye et Malouda. Le duo pseudo-offensif est composé de Ribéry et Benzema.
La logique tactique est donc a priori perçue, jouer la contre-attaque pour essayer de percer la défense  haute, dûe à un pressing constant et cohérent, espagnole. Mais il y a comme un problème, comment jouer le contre avec seulement deux attaquants. Benzema était le principal danger qu’ont su bloquer les espagnols, car le connaissant très bien. Et Arbeloa avait presque annoncé que Ribéry serait pris par deux ou trois joueurs ce qui s’est avéré effectivement le cas. 

Un déficit technique et un manque d’engagement ! 

Une tactique à 200% défensive + un manque de volonté dans le pressing sur le porteur du ballon, voilà la formule par laquelle l'Espagne s'est facilitée la tâche. Les médias espagnols n'ont d'ailleurs pas compris cette tactique de laisser exclusivement le jeu à la Roja. L'action la plus caractéristique est lorsqu'en première mi-temps, Adil Rami rend purement et simplement le ballon aux espagnols sans même chercher un de ses partenaires!  Le but de cette défense renforcée était selon Blanc d'éviter les dédoublements entre Alba et Iniesta. En alignant une composition où Blanc a clairement exposé une crainte et une peur naturelle envers l'Espagne, ce sentiment s'en est gravement ressenti à travers les joueurs espagnols. Les passes sont imprécises contrairement aux espagnols où les automatismes font partis de l'essence même de leur jeu! D'ailleurs la proposition de solutions n'est pas une qualité appréciée chez les Bleus contraire au caractère statique qui a été très utilisé.
Ce qui est plus inquiétant, c'est que les joueurs, sachant pertinemment  qu'ils étaient outsiders, n'ont pas donné toute leur rage sur le terrain pour essayer de faire tomber le favori. Le fait de ne pas être conquérant traduit bien ce manque d'engagement flagrant hier soir ressenti par un peu près l'ensemble des supporters de l'équipe de France.
Cependant, tout n'a pas été non plus noir car l'Espagne a eu quelques frémissements tout de même. Le coup franc très bien tiré de Cabaye et la tête de Debuchy ont été les seules occasions franches du côté de l'Equipe de France.

Nasri, le vrai visage d’un changement artificiel ! 

L'énième incident entre Samir Nasri et le journaliste de l'Agence France Presse prouve que le semblant de révolution entamé après la Coupe du Monde n'a non seulement pas abouti au résultat escompté mais qu'il y a encore beaucoup de travail. Tout d'abord, dans le comportement, dans l'investissement, tout n'est pas encore blanc. La preuve et le symbole en est Nasri. De plus, véritablement aucun joueur n'a pas encore le mental d'un leader. La raison pure et simple est que la majorité de ces joueurs ne sont pas des leaders incontestés et incontestables. Ce sont de bons joueurs mais qui n'ont pas encore l'âme de grands compétiteurs internationaux. Tout n'est pas noir cependant. Quelques joueurs ont été de bonnes pioches de la part de Blanc, comme Cabaye, Debuchy ou encore Clichy.
Mais l'attitude est l'élément indiscutablement à retravailler.
L'élément le plus frustrant en France est que la déception de l'élimination  n'est pas tant si grande que cela, car malheureusement, nous nous ne faisions guère d'illusions...
Régalons nous désormais avec la fin de cet Euro ! 

@absolufoot